Perte de collagène après 25 ans : mythe ou réalité ? Ce que montrent les études

Scritto da L'équipe Nutrition•pro
Perte de collagène après 25 ans : mythe ou réalité ? Ce que montrent les études

L'équipe Nutrition•pro
Publié en septembre 2026
7 références PubMed vérifiées

« Dès 25 ans, on perd 1 % de collagène par an. » La phrase est partout, sur les crèmes, les compléments et les réseaux, et elle mérite une vraie réponse plutôt qu'un oui ou un non. Parce que la perte de collagène avec l'âge est l'une des choses les mieux mesurées en dermatologie, depuis un demi-siècle, et que le chiffre de 25 ans, lui, ne vient d'aucune étude.

Ce guide dit d'où vient le 1 %, ce que les cellules de la peau font vraiment en vieillissant, pourquoi la ménopause change la donne, ce qui accélère la perte, et ce que les trois méta-analyses sur le collagène par voie orale ont mesuré : à quelle dose, en combien de temps, et avec quelles limites.

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En bref

Réalité. Le collagène cutané diminue de façon continue avec l'âge, mesuré dès 1975 sur un grand nombre de sujets sains ; c'est de là que vient le chiffre d'environ 1 % par an. Convention. Rien ne se déclenche à 25 ans : la baisse est progressive dès le début de l'âge adulte. Mécanisme. Les fibroblastes vieillissent, 82 contre 56 ng/ml de procollagène entre 20 et 80 ans, et perdent leur tension d'attache ; le soleil fragmente la matrice et entretient un cercle vicieux.

Ménopause. 48 % de collagène en plus dans la peau des femmes traitées par hormones, à âge égal. Collagène oral. Trois méta-analyses, 19, 26 et 14 essais, mesurent une amélioration de l'hydratation et de l'élasticité à 90 jours, avec des effets modestes et des biais notés. Les leviers qui pèsent le plus restent le soleil, le tabac et le sucre.

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Information. Cet article présente des études et méta-analyses identifiées via PubMed. Le collagène est un complément alimentaire ; les effets mesurés dans les essais sont modestes et portent sur l'hydratation et l'élasticité de la peau, pas sur un rajeunissement. En cas de doute sur un problème de peau, consultez un dermatologue.
1975
L'étude qui a mesuré la baisse continue du collagène cutané
82 → 56
ng/ml de procollagène produit par les fibroblastes, jeunes contre âgés
+48%
De collagène cutané chez les femmes ménopausées traitées par hormones
90jours
La durée efficace retenue par les méta-analyses
Réponse rapide
Réalité pour la perte, convention pour l'âge. Le collagène cutané baisse de façon continue tout au long de la vie adulte, mesuré depuis 1975 ; le 1 % par an vient de là, le 25 ans ne vient d'aucune étude. Les fibroblastes produisent moins et perdent leur tension, le soleil fragmente la matrice, la ménopause accélère tout. Le collagène oral a trois méta-analyses montrant une meilleure hydratation et élasticité à 90 jours, avec des effets modestes.
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D'où vient le « 1 % par an »

Une étude de 1975 que tout le monde cite sans la nommer.
Étude de référence, British Journal of Dermatology 1975

Le collagène cutané, l'épaisseur du derme et la densité du collagène de l'avant-bras ont été mesurés chez un grand nombre de sujets normaux, pour servir de référence aux études futures. Le collagène cutané diminuait avec l'âge et était plus faible chez les femmes à tous les âges. Il existe une relation directe entre le collagène cutané et l'épaisseur du derme.

Shuster S, Black MM, McVitie E. Br J Dermatol 1975;93(6):639-643. DOI : 10.1111/j.1365-2133.1975.tb05113.x

C'est cette étude, menée à Newcastle, qui a établi la référence. Elle a mesuré le collagène de la peau, pas estimé : par biopsie, chez des sujets sains de tous âges. Et elle a trouvé une baisse continue tout au long de la vie adulte, sans cassure, dont la pente correspond à environ 1 % par an, le chiffre repris depuis par toute l'industrie. Elle a trouvé aussi que les femmes ont moins de collagène cutané que les hommes à tous les âges, ce qui explique en partie pourquoi les signes de l'âge cutané apparaissent souvent plus tôt chez elles.

Et le 25 ans ?

Il ne vient d'aucune étude. La baisse mesurée est progressive et commence dès le début de l'âge adulte, quand la croissance s'achève. 25 ans est simplement l'âge où le plateau de la jeunesse est passé et où la pente devient visible sur une courbe, et c'est un chiffre rond commode pour le marketing. La réalité est moins nette et plus intéressante : ce n'est pas un interrupteur, c'est une pente, et ce qui compte est ce qui la rend plus ou moins raide.

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Ce que les cellules de la peau font en vieillissant

Deux mécanismes mesurés, et un cercle vicieux.
Étude, American Journal of Pathology 2006

La réduction de la synthèse des collagènes de types I et III est caractéristique de la peau chronologiquement âgée. La réduction due au vieillissement des fibroblastes a été démontrée par une production plus faible de procollagène de type I par des fibroblastes isolés de la peau de sujets jeunes, 18 à 29 ans, par rapport à des sujets âgés de plus de 80 ans : 82 contre 56 ng/ml. Une réduction de la stimulation mécanique a été mise en évidence par des études morphologiques comparant des coupes de derme : un pourcentage plus élevé de la surface cellulaire attachée aux fibres de collagène, 78 contre 58 pour cent, et un étalement cellulaire plus étendu dans la peau jeune que dans la peau âgée. Les auteurs concluent que la baisse de synthèse reflète au moins deux mécanismes : le vieillissement des fibroblastes et un niveau plus faible de stimulation mécanique.

Varani J, Dame MK, Rittie L, et al. Am J Pathol 2006;168(6):1861-1868. DOI : 10.2353/ajpath.2006.051302

Les fibroblastes sont les usines à collagène de la peau. L'équipe de l'université du Michigan a montré qu'ils faiblissent de deux façons. D'abord, ils vieillissent eux-mêmes : sortis de la peau et cultivés dans les mêmes conditions, ceux d'une personne de 80 ans produisent un tiers de procollagène en moins que ceux d'une personne de 25 ans. Ensuite, ils perdent leur tension : un fibroblaste ne produit du collagène que s'il est accroché à des fibres qui le tirent, et dans la peau âgée il en trouve moins.

La même équipe a décrit, dans une revue publiée dans Archives of Dermatology, comment ces deux mécanismes s'enchaînent en cercle vicieux. Avec l'âge et le soleil, des enzymes, les métalloprotéinases, fragmentent la matrice. Les fibroblastes ne peuvent plus s'accrocher aux fragments, ils s'affaissent, et une cellule affaissée produit peu de collagène et beaucoup d'enzymes de dégradation. La fragmentation entretient l'affaissement, qui entretient la fragmentation. Les auteurs notent que les traitements dont l'efficacité est prouvée, rétinoïdes topiques, laser, acide hyaluronique injecté, agissent tous en stimulant la production de collagène neuf et non fragmenté, auquel les cellules peuvent se rattacher pour retrouver leur tension.

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La ménopause, le second facteur

48 % d'écart mesuré par biopsie, en 1983.
Étude, British Medical Journal 1983

Des biopsies cutanées ont été prélevées chez 29 femmes ménopausées n'ayant pas reçu de traitement hormonal et chez 26 femmes traitées par implants d'œstrogène et de testostérone depuis deux à dix ans. La teneur moyenne en hydroxyproline, et donc en collagène, de la peau était 48 pour cent plus élevée chez les femmes traitées que chez les femmes non traitées, appariées pour l'âge. Cette différence était significative. L'implication est que l'œstrogène ou la testostérone, ou les deux, préviennent la baisse du collagène cutané qui survient avec l'âge et protègent la peau comme ils protègent l'os chez la femme ménopausée.

Brincat M, Moniz CF, Studd JW, et al. Br Med J 1983;287(6402):1337-1338. DOI : 10.1136/bmj.287.6402.1337

À âge égal, près de moitié plus de collagène dans la peau des femmes dont les hormones étaient maintenues. Ce résultat, publié il y a plus de quarante ans, dit deux choses. Que la chute des œstrogènes est, après l'âge lui-même, le facteur qui pèse le plus sur le collagène cutané, ce qui explique le sentiment fréquent de « vieillir d'un coup » autour de la ménopause. Et que la pente du 1 % par an n'est pas une fatalité uniforme : elle est plus raide dans les années qui suivent la ménopause, puis se stabilise. Notre guide de la préménopause détaille cette période.

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Ce qui accélère la perte

Par ordre d'impact, et par niveau de preuve.
Facteur Ce qu'il fait Niveau de preuve
Le soleil Active les enzymes qui fragmentent le collagène ; au cœur du cercle vicieux décrit par la revue d'Archives of Dermatology Élevé, c'est le premier facteur externe
La ménopause La chute des œstrogènes retire un signal qui soutient la synthèse ; 48 % d'écart mesuré Élevé, biopsies
Le tabac Réduit l'oxygénation du derme et active les mêmes enzymes de dégradation que le soleil Élevé, données cliniques et histologiques
Le sucre en excès Glycation : les sucres se fixent sur les fibres de collagène et les rigidifient Modéré, mécanisme établi, effet cutané moins quantifié
L'alimentation pauvre Protéines insuffisantes et manque de vitamine C, cofacteur indispensable des enzymes qui assemblent le collagène Modéré ; la carence franche en vitamine C empêche la synthèse

Ce tableau donne l'ordre des priorités, et il n'est pas celui du marketing. Avant tout complément, la protection solaire du visage et l'arrêt du tabac sont ce qui change le plus la pente. Une alimentation suffisante en protéines et en vitamine C est le socle sur lequel toute synthèse de collagène repose, avec ou sans complément.

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Le collagène par voie orale : trois méta-analyses

Ce qu'elles mesurent, et ce qu'elles ne mesurent pas.
Méta-analyse, International Journal of Dermatology 2021

Les études éligibles étaient des essais randomisés, en double aveugle et contrôlés, évaluant une supplémentation orale en collagène hydrolysé et rapportant au moins l'un des critères suivants : rides, hydratation, élasticité et fermeté de la peau. Dix-neuf études ont été retenues, totalisant 1 125 participants âgés de 20 à 70 ans, dont 95 pour cent de femmes. L'analyse groupée montre des résultats favorables du collagène hydrolysé par rapport au placebo sur l'hydratation, l'élasticité et les rides, les deux premiers étant confirmés en analyse par sous-groupes. Les auteurs concluent qu'une prise de collagène hydrolysé pendant 90 jours est efficace pour réduire les signes du vieillissement cutané.

de Miranda RB, Weimer P, Rossi RC. Int J Dermatol 2021;60(12):1449-1461. DOI : 10.1111/ijd.15518

Une seconde méta-analyse, publiée en 2023 dans Nutrients par une équipe de Cochrane Taïwan, est la plus large : 26 essais randomisés et 1 721 participants. Elle confirme l'amélioration de l'hydratation et de l'élasticité par rapport au placebo, et apporte deux nuances utiles. L'effet sur l'hydratation varie selon la source du collagène et la durée de la prise ; l'effet sur l'élasticité, lui, ne diffère pas selon la source. Et ses auteurs relèvent plusieurs biais dans les essais inclus, concluant que des essais de plus grande taille restent nécessaires. Une troisième, sur 14 essais et 967 participants publiés entre 2017 et 2023, retrouve les mêmes résultats sur l'hydratation et l'élasticité à 12 semaines.

Ce que ces méta-analyses ne disent pas

Elles mesurent l'hydratation et l'élasticité, par des appareils, et les rides dans la première. Elles ne mesurent pas un « rajeunissement », ni une remontée du stock de collagène du derme, ni un effet à long terme au-delà de trois mois. Les effets sont statistiquement significatifs et cliniquement modestes. Et une part importante des essais inclus est financée par des fabricants, ce que les auteurs de la méta-analyse de 2023 traduisent par leur note sur les biais. Le collagène oral a des données, réelles ; il ne rend pas vingt ans.

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Dose, durée, moment

Ce que les essais permettent de dire.

La dose. Les essais inclus dans les méta-analyses utilisent généralement entre 2,5 et 10 g de collagène hydrolysé par jour, les doses les plus basses correspondant à des peptides courts standardisés. Ce qui compte sur une étiquette est la quantité de collagène hydrolysé et, quand elle est indiquée, la fraction de peptides courts. Notre article sur le dosage détaille les essais dose par dose.

La durée. Les deux méta-analyses les plus larges retiennent 90 jours ; la troisième mesure à 12 semaines. En dessous de huit semaines, rien ne se juge, parce que le renouvellement du derme est lent. Une photo au départ, même lumière, même angle, permet de voir ce que le miroir quotidien ne montre pas.

Le moment. Les essais n'ont pas comparé matin et soir : ils ont administré une dose quotidienne à l'heure choisie par le participant. Ce qui compte est la régularité sur au moins huit semaines, pas l'heure. Notre article quand prendre le collagène détaille ce qu'on sait de l'absorption des peptides et pourquoi la constance l'emporte sur le timing.

Dans la fourchette des essais
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Effets mesurés dans les essais : hydratation et élasticité, à 90 jours, modestes. Ne remplace pas la protection solaire ni l'arrêt du tabac.

Test rapide
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Profil A : la pente est douce, le soleil compte plus que le pot

À cet âge, la baisse est réelle mais lente, et les fibroblastes travaillent encore bien. Ce qui rend la pente raide, c'est le soleil et le tabac, pas l'absence de complément. Protection solaire du visage tous les jours, protéines et vitamine C dans l'assiette. Le collagène oral a des données sur l'hydratation à tout âge dans les essais, 20 à 70 ans, mais il vient après.

Profil B : le facteur qui pèse le plus

Le soleil et le tabac activent les enzymes qui fragmentent le collagène et alimentent le cercle vicieux décrit par la revue d'Archives of Dermatology. Aucun complément ne compense cela. La protection solaire et l'arrêt du tabac sont, de très loin, les deux gestes qui changent le plus la pente du 1 %.

Profil C : la période où la pente est la plus raide

La chute des œstrogènes est le second facteur après l'âge, avec 48 % d'écart de collagène mesuré entre femmes traitées et non traitées. C'est la période où le collagène oral a le plus de sens, en cure de 90 jours dans la fourchette des essais, et c'est aussi une période à discuter avec un médecin, parce que la question hormonale ne se règle pas avec un complément.

Profil D : trop tôt pour juger

Les méta-analyses mesurent leurs effets à 90 jours, et le renouvellement du derme prend des semaines. Trois semaines ne disent rien. Prenez une photo maintenant, même lumière et même angle, continuez jusqu'à douze semaines sans interruption, et comparez. Vérifiez au passage la dose sur l'étiquette : entre 2,5 et 10 g par jour dans les essais.

Ce test oriente, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Perd-on vraiment du collagène à partir de 25 ans ?

La perte est réelle, le chiffre de 25 ans est une convention. L'étude de référence, publiée en 1975 dans le British Journal of Dermatology, a mesuré le collagène cutané de l'avant-bras chez un grand nombre de sujets sains : il diminue de façon continue avec l'âge tout au long de la vie adulte, et il est plus faible chez les femmes à tous les âges. C'est de cette étude qu'est tiré le chiffre d'environ 1 % par an couramment cité. Il n'y a pas d'interrupteur à 25 ans : la baisse est progressive, elle commence dès le début de l'âge adulte, et 25 ans est simplement l'âge où le plateau de la jeunesse est passé.

Pourquoi la peau produit-elle moins de collagène en vieillissant ?

Pour deux raisons mesurées par une étude de l'université du Michigan publiée dans l'American Journal of Pathology. D'abord, les fibroblastes vieillissent : isolés de peau de personnes de 18 à 29 ans, ils produisent 82 ng/ml de procollagène de type I, contre 56 chez des personnes de plus de 80 ans. Ensuite, ils reçoivent moins de stimulation mécanique : dans la peau jeune, 78 % de leur surface est attachée aux fibres de collagène, contre 58 % dans la peau âgée, et une cellule moins tendue produit moins. Les deux mécanismes s'additionnent.

Qu'est-ce que le cercle vicieux de la fragmentation du collagène ?

Une revue de la même équipe, publiée dans Archives of Dermatology, le décrit ainsi. Avec l'âge et le soleil, des enzymes, les métalloprotéinases, fragmentent la matrice de collagène. Les fibroblastes ne peuvent plus s'accrocher aux fragments, ils s'affaissent, et une cellule affaissée produit peu de collagène et beaucoup d'enzymes de dégradation. Le déséquilibre entretient la fragmentation, qui entretient l'affaissement, dans un cycle qui s'auto-alimente. C'est ce cycle que les traitements efficaces cherchent à rompre en stimulant la production de collagène neuf, non fragmenté, auquel les cellules peuvent se rattacher.

La ménopause accélère-t-elle la perte de collagène ?

Oui, et c'est mesuré depuis 1983. Une étude publiée dans le British Medical Journal a comparé des biopsies de peau de 29 femmes ménopausées non traitées et de 26 femmes traitées par implants d'œstrogène et de testostérone depuis deux à dix ans, appariées pour l'âge : la teneur en collagène était 48 % plus élevée chez les femmes traitées. Les auteurs en concluent que les hormones sexuelles préviennent la baisse du collagène cutané liée à l'âge, comme elles protègent l'os. La chute des œstrogènes à la ménopause est donc le second grand facteur après l'âge lui-même.

Qu'est-ce qui accélère la perte de collagène ?

Le soleil avant tout : les ultraviolets activent les enzymes qui fragmentent le collagène, et la revue d'Archives of Dermatology place l'exposition solaire au cœur du cycle de dégradation. Le tabac, qui réduit l'oxygénation du derme et active les mêmes enzymes. La chute des œstrogènes à la ménopause, mesurée à 48 % d'écart de collagène entre femmes traitées et non traitées. Et, sur des données plus indirectes, le sucre en excès par la glycation des fibres, le manque de sommeil et une alimentation pauvre en protéines et en vitamine C, cofacteur indispensable de la synthèse du collagène.

Le collagène par voie orale a-t-il des preuves ?

Trois méta-analyses d'essais randomisés en double aveugle le mesurent. La première, dans l'International Journal of Dermatology, regroupe 19 essais et 1 125 participants de 20 à 70 ans : le collagène hydrolysé améliore l'hydratation, l'élasticité et les rides par rapport au placebo, et ses auteurs concluent qu'une prise de 90 jours est efficace. La deuxième, dans Nutrients, regroupe 26 essais et 1 721 participants et confirme l'hydratation et l'élasticité, en notant que l'effet sur l'hydratation dépend de la source et de la durée, et que plusieurs essais présentent des biais. La troisième, sur 14 essais et 967 participants, retrouve les mêmes résultats à 12 semaines. Les effets sont réels, mesurés, et modestes.

Quelle dose et combien de temps ?

Les essais inclus dans les méta-analyses utilisent généralement entre 2,5 et 10 g de collagène hydrolysé par jour, et mesurent leurs effets entre 8 et 12 semaines. Les deux méta-analyses les plus larges retiennent 90 jours comme durée efficace. En dessous de huit semaines, rien ne se juge : le renouvellement du derme est lent. Une photo au départ, même lumière, même angle, permet de voir ce que le miroir quotidien ne montre pas.

À quel moment de la journée prendre le collagène ?

Les essais des méta-analyses n'ont pas comparé les moments de prise : ils ont administré une dose quotidienne, à l'heure choisie par le participant. Ce qui compte est la régularité sur au moins huit semaines, pas l'heure. Notre article dédié au moment de prise détaille ce que l'on sait de l'absorption des peptides et pourquoi la constance l'emporte sur le timing.

Que retenir sur la perte de collagène après 25 ans ?

Que la perte est réelle et mesurée depuis 1975, continue tout au long de la vie adulte, et que 25 ans est une convention, pas un seuil. Que les fibroblastes vieillissent et reçoivent moins de tension, et que la fragmentation par le soleil entretient un cercle vicieux. Que la ménopause accélère la perte, avec 48 % d'écart mesuré. Que le collagène oral a trois méta-analyses sur l'hydratation et l'élasticité, à 90 jours, avec des effets modestes et des biais notés. Et que le soleil, le tabac et le sucre sont les leviers qui pèsent le plus.

Sources

Références de ce guide

Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.

  1. Shuster S, Black MM, McVitie E. L'influence de l'âge et du sexe sur l'épaisseur de la peau, le collagène cutané et sa densité. British Journal of Dermatology, 1975;93(6):639-643. DOI
  2. Varani J, Dame MK, Rittie L, et al. Diminution de la production de collagène dans la peau chronologiquement âgée : rôles de l'altération de la fonction des fibroblastes et d'une stimulation mécanique défectueuse. American Journal of Pathology, 2006;168(6):1861-1868. DOI
  3. Fisher GJ, Varani J, Voorhees JJ. Paraître plus vieux : l'affaissement des fibroblastes et ses implications thérapeutiques. Archives of Dermatology, 2008;144(5):666-672. DOI
  4. Brincat M, Moniz CF, Studd JW, et al. Hormones sexuelles et teneur en collagène cutané chez la femme ménopausée. British Medical Journal, 1983;287(6402):1337-1338. DOI
  5. de Miranda RB, Weimer P, Rossi RC. Effets de la supplémentation en collagène hydrolysé sur le vieillissement cutané : revue systématique et méta-analyse. International Journal of Dermatology, 2021;60(12):1449-1461. DOI
  6. Pu SY, Huang YL, Pu CM, et al. Effets du collagène oral sur le vieillissement cutané : revue systématique et méta-analyse. Nutrients, 2023;15(9):2080. DOI
  7. Dewi DAR, Arimuko A, Norawati L, et al. Impact de la supplémentation orale en collagène hydrolysé sur la régénération cutanée : revue systématique et méta-analyse. Cureus, 2023;15(12):e50231. DOI

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir des études et méta-analyses identifiées via PubMed, dont les références et liens DOI figurent ci-dessus. Nous vendons du collagène, et nous avons écrit que le chiffre de 25 ans ne vient d'aucune étude, que les effets mesurés du collagène oral sont modestes et portent sur l'hydratation et l'élasticité, que les essais présentent des biais, et que le soleil et le tabac pèsent davantage que n'importe quel complément. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Dernière mise à jour : septembre 2026.

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