Vergetures blanches : peut-on vraiment les faire disparaître ?

Par L'équipe Nutrition•pro
Vergetures blanches : peut-on vraiment les faire disparaître ?

L'équipe Nutrition•pro
Mis à jour en août 2026
Revues systématiques PubMed vérifiées

La question mérite une réponse chiffrée plutôt qu'une périphrase, et ce chiffre existe. La plus grande revue systématique disponible sur le traitement des vergetures a compilé 151 études et 4 806 résultats de traitement. Le meilleur taux de réponse complète obtenu sur les vergetures blanches y est de 4 %, avec le laser CO2.

Voilà pour la mauvaise nouvelle, et elle méritait d'être dite d'entrée. Mais s'arrêter là serait une autre forme de malhonnêteté, parce que des améliorations réelles, mesurées et reproductibles existent. Une méta-analyse en réseau portant sur 14 essais randomisés et 651 participants a comparé les traitements entre eux et en désigne un qui se détache nettement, avec une probabilité de 95,7 % d'être le plus satisfaisant pour les patients. Cet article vous dit lequel, ce qu'il donne, ce qu'il coûte en contraintes, et quelles alternatives existent selon votre situation, y compris chirurgicales.

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En bref

La réponse à la question du titre. Non, on ne fait pas disparaître une vergeture blanche. Sur 151 études et 4 806 résultats de traitement compilés, le meilleur taux de réponse complète est de 4 %. Il faut le savoir avant d'engager du temps et de l'argent.

Et voici ce qui marche vraiment. Une méta-analyse en réseau de 14 essais randomisés et 651 participants classe les traitements entre eux. En tête : la radiofréquence bipolaire associée à la trétinoïne topique, avec 84,5 % de probabilité d'être la plus efficace cliniquement et 95,7 % d'être la plus satisfaisante. Suivent la radiofréquence bipolaire seule, puis le laser CO2 fractionné. Un essai dédié confirme la combinaison, avec augmentation du néocollagène et des fibres élastiques. Point contre-intuitif : la trétinoïne seule est la pire option du classement. Autres pistes documentées : la dermabrasion superficielle sur vergetures récentes, aussi efficace que la trétinoïne avec moins d'effets indésirables. Et des réductions mesurées de 9 à 13 % de la largeur des vergetures blanches sous traitement topique.

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Information santé. Cet article synthétise des revues systématiques et essais identifiés via PubMed. Il ne remplace pas un avis médical et ne constitue pas une recommandation de traitement : les prises en charge décrites relèvent d'un dermatologue, qui évaluera ce qui est adapté à votre situation et à votre phototype. Aucune de ces techniques ne s'envisage pendant la grossesse. Les vergetures sont des lésions bénignes : ne rien faire est une option légitime.
4%
Réponse complète, meilleure option publiée
95,7%
Probabilité d'être le plus satisfaisant, combinaison en tête
651
Participants de la méta-analyse en réseau
9-13%
Réduction de largeur mesurée sur vergetures blanches
Réponse rapide
Non, on ne fait pas disparaître une vergeture blanche : le meilleur taux de réponse complète publié est de 4 %. Mais on peut nettement l'améliorer, et la méta-analyse en réseau disponible désigne la meilleure option : la radiofréquence bipolaire associée à la trétinoïne topique, qui obtient 84,5 % de probabilité d'être la plus efficace et 95,7 % d'être la plus satisfaisante. La trétinoïne seule, elle, arrive dernière.
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Effacer ou améliorer : deux questions différentes

Les confondre est la principale source de découragement sur ce sujet.

Une revue systématique publiée en 2024 dans Dermatologic Surgery a fait ce que personne n'avait fait à cette échelle : recenser l'ensemble de la littérature sur le traitement des vergetures, sans restriction de date ni de langue. Résultat : 151 études retenues, 4 806 résultats de traitement décrits.

La répartition des approches étudiées est instructive. Les dispositifs à énergie dominent largement, avec 56 % des résultats rapportés, suivis des traitements topiques à 19 % et des combinaisons à 12 %.

Et voici le chiffre qui répond à la question posée par le titre de cet article. Les taux de réponse complète les plus élevés étaient :

Type de vergeture Meilleure approche Taux de réponse complète
Vergetures blanches Laser CO2 4 % (12 cas sur 341)
Vergetures rouges Injections de plasma riche en plaquettes 31 % (4 cas sur 13, effectif très faible)
Toutes vergetures Dispositifs à injection 7 % (12 cas sur 172)
Comment lire ces chiffres

Un taux de réponse complète de 4 % signifie que, dans la meilleure configuration publiée, 96 % des vergetures blanches traitées n'ont pas disparu. Les auteurs de la revue le formulent d'ailleurs sans détour : la diversité des options de traitement traduit vraisemblablement l'absence de traitement réellement efficace. Notez aussi le cas des vergetures rouges : un taux de 31 % semble élevé, mais il repose sur 4 cas sur 13, un effectif bien trop faible pour conclure quoi que ce soit.

Attention à ne pas confondre deux notions que le marketing mélange volontiers : la réponse complète, c'est-à-dire la disparition, et l'amélioration, qui est un objectif différent et bien mieux atteint.

Le point qui change tout
Si vous lisez « 4 % » et que vous en concluez qu'il n'y a rien à faire, vous vous trompez d'indicateur. La bonne question n'est pas « puis-je les effacer », à laquelle la réponse est non, mais « puis-je les rendre nettement moins visibles », à laquelle la réponse est oui, avec des données précises à l'appui. La section suivante donne le classement des traitements entre eux, et il existe.
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Pourquoi la vergeture blanche résiste

Ce n'est plus une lésion, c'est une cicatrice.

La différence entre une vergeture rouge et une vergeture blanche n'est pas une nuance de couleur, c'est une différence de nature.

Vergeture rouge (striae rubra) Vergeture blanche (striae alba)
État du tissu Lésion récente, composante inflammatoire et vasculaire encore active Cicatrice constituée et stabilisée, derme aminci
Ce sur quoi on peut agir Un processus encore en cours Un tissu déjà réorganisé de façon durable
Objectif réaliste Réduire la sévérité et l'aspect final Améliorer aspect et texture, sans effacement

C'est ce qui explique pourquoi les traitements qui montrent un effet agissent tous selon le même principe : relancer un remodelage dans un tissu qui n'en fait plus. Laser, radiofréquence, micro-aiguilletage créent une agression contrôlée du derme pour stimuler les fibroblastes et la production de nouveau collagène. On ne répare pas la cicatrice, on essaie de la faire se réorganiser.

La conséquence pratique
Si vos vergetures sont encore rouges ou violacées, c'est maintenant qu'il faut consulter, pas dans deux ans. C'est de très loin le levier le plus efficace de tout ce dossier, et il est gratuit : il consiste simplement à ne pas attendre.
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Ce qui marche le mieux, selon la méta-analyse en réseau

Le document le plus utile du dossier, et personne ne le cite.

Une méta-analyse en réseau répond exactement à la question que se pose quelqu'un devant un devis : quel traitement choisir parmi tous ceux qui existent ? Elle compare les options entre elles, y compris celles qui n'ont jamais été testées directement l'une contre l'autre, et les classe par probabilité d'être la meilleure.

Celle consacrée aux vergetures a inclus 14 essais randomisés totalisant 651 participants. Voici son classement.

Traitement Probabilité d'être le plus efficace cliniquement Probabilité d'être le plus satisfaisant pour le patient
Trétinoïne topique + radiofréquence bipolaire 84,5 % 95,7 %
Radiofréquence bipolaire seule 75,3 % 84,3 %
Laser CO2 fractionné 72,0 % 58,1 %
Trétinoïne topique seule 5,4 % 5,1 %

La recommandation des auteurs est explicite : traiter les vergetures par radiofréquence bipolaire associée à la trétinoïne topique, le laser CO2 fractionné pouvant être envisagé comme alternative. Ils appellent, comme toujours, à des essais de plus grande envergure pour affiner ces estimations.

Deux enseignements que ce tableau délivre

Premier enseignement : la combinaison bat chaque technique isolée. Ce n'est pas anecdotique, c'est le résultat central. Un protocole qui associe une action mécanique sur le derme et un actif topique fait mieux que l'un ou l'autre seul. Si un praticien vous propose une technique unique, la question « pourquoi pas en association ? » est légitime.

Second enseignement, contre-intuitif : la trétinoïne seule arrive dernière, avec 5,4 % et 5,1 %, très loin derrière tout le reste. Le même actif passe donc de la pire option à la meilleure selon qu'il est utilisé seul ou associé. C'est une illustration parfaite du fait qu'en dermatologie esthétique, le protocole compte autant que la molécule.

Un essai dédié confirme la combinaison

Ce classement n'est pas qu'une construction statistique. Un essai randomisé a testé la combinaison de façon particulièrement élégante : chez dix-huit femmes, la zone abdominale était divisée en quatre sites recevant respectivement rien, la trétinoïne seule, la radiofréquence fractionnée seule, et les deux ensemble. La radiofréquence était appliquée trois fois, à trois mois d'intervalle.

  • Le site recevant la combinaison montrait une amélioration significative, à la fois sur l'évaluation subjective et sur l'épaisseur cutanée mesurée par échographie haute fréquence.
  • La densité de néocollagène et de fibres élastiques y était nettement augmentée.
  • Les effets indésirables se limitaient à une douleur modérée et à un érythème, un œdème et de fines croûtes transitoires.

Autrement dit, la combinaison ne se contente pas d'améliorer l'aspect : elle modifie la structure du derme, ce qui est objectivé à l'histologie. C'est le niveau de démonstration le plus solide de tout ce dossier.

Ce que confirment les revues sur les dispositifs à énergie

Une revue systématique consacrée aux dispositifs à énergie, portant sur 41 articles, va dans le même sens : les meilleurs résultats sur les vergetures blanches y sont obtenus par une association de radiofréquence, de plasma riche en plaquettes et d'ultrasons, jugée excellente ou très bonne dans 71,9 % des cas, suivie de la lumière pulsée intense seule, très bonne dans 40 % des cas. Les auteurs rappellent qu'aucun traitement n'offre de résolution complète et constante, tout en qualifiant ces dispositifs de sûrs et potentiellement efficaces.

Le message à retenir
Les deux synthèses les plus solides disent la même chose : ce sont les protocoles combinés qui donnent les meilleurs résultats. Un chiffre de 71,9 % ou une probabilité de 95,7 % d'être la meilleure option, ce n'est pas rien quand on part de l'idée qu'on ne peut rien faire.
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Laser ou radiofréquence : deux essais comparatifs

Deux études où chaque patiente était son propre témoin.

Ces essais ont une qualité méthodologique particulière : chaque participante recevait une technique de chaque côté du corps, ce qui neutralise les différences individuelles. C'est le meilleur format possible pour comparer deux traitements esthétiques.

Essai 1 : radiofréquence micro-aiguilles contre laser fractionné non ablatif

Quatorze femmes présentant des vergetures blanches de grossesse, abdomen divisé en deux zones, trois séances à six semaines d'intervalle. Les résultats :

  • La radiofréquence micro-aiguilles était significativement plus efficace sur l'évaluation clinique.
  • Les deux techniques montraient une amélioration effective, sans différence significative sur la satisfaction des patientes.
  • À l'histologie, la radiofréquence augmentait davantage le néocollagène et les fibres élastiques.
  • Mais la radiofréquence provoquait une douleur significativement plus importante, le laser non ablatif étant décrit comme plus modéré.

Essai 2 : radiofréquence micro-aiguilles contre laser CO2 fractionné

Dix-sept patientes, même principe de comparaison côté contre côté. Les résultats :

  • Les deux techniques étaient efficaces et statistiquement équivalentes, avec un léger avantage non significatif pour la radiofréquence.
  • En revanche, l'hyperpigmentation post-inflammatoire était significativement plus fréquente avec le laser CO2.
Ce que ces deux essais disent ensemble
La radiofréquence micro-aiguilles apparaît au moins aussi efficace que le laser CO2, avec moins de risque de pigmentation, et au moins aussi efficace que le laser non ablatif, mais au prix d'une douleur nettement supérieure. Ce sont des arbitrages personnels, pas des vérités universelles : à discuter avec le praticien selon votre tolérance et votre phototype.

Réserve honnête sur ces deux essais : les effectifs sont petits, quatorze et dix-sept participantes. Ils orientent, ils ne tranchent pas définitivement.

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L'effet indésirable dont on parle peu

Sortir avec une tache là où il y avait une vergeture.

L'hyperpigmentation post-inflammatoire est l'apparition de zones plus foncées sur la peau traitée, après l'inflammation provoquée par le traitement. Ce n'est pas un détail théorique : c'est un effet indésirable documenté, et il a été retrouvé significativement plus souvent avec le laser CO2 fractionné qu'avec la radiofréquence micro-aiguilles dans l'essai comparatif disponible.

Pourquoi ce point doit être abordé avant, pas après

Le scénario à éviter est simple à formuler : ressortir d'un protocole avec une vergeture toujours présente, puisque le taux de réponse complète est de 4 %, et une pigmentation nouvelle sur la zone. Ce risque n'est pas identique pour tout le monde : il dépend notamment du phototype, les peaux plus foncées y étant classiquement plus exposées. C'est une question à poser explicitement en consultation, avant de choisir la technique, et un praticien sérieux l'abordera de lui-même.

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Les options accessibles, et la chirurgie

Parce que tout le monde n'a pas accès à un protocole combiné.

La dermabrasion superficielle, sur les vergetures récentes

Un essai randomisé chez 32 femmes a comparé seize séances hebdomadaires de dermabrasion superficielle localisée à l'application quotidienne de trétinoïne à 0,05 % sur des vergetures récentes. Les deux traitements se sont montrés efficaces, avec une amélioration significative par rapport au départ, et sans différence significative entre eux. Mais la dermabrasion présentait une fréquence d'effets indésirables plus faible et une meilleure adhésion des participantes, avec à l'histologie une amélioration des couches épidermique et dermique.

Oui, même les vergetures blanches s'améliorent sous traitement topique

C'est le résultat le plus encourageant pour qui n'a accès à aucune technique instrumentale. Un essai chez 48 adolescents présentant des vergetures blanches aux cuisses a comparé pendant seize semaines une crème à base d'extrait végétal et une crème de trétinoïne à 0,1 %. Les deux ont produit des résultats mesurés :

Paramètre mesuré Trétinoïne 0,1 % Extrait végétal
Largeur des vergetures Réduite de 9,01 % Réduite de 13,09 %
Longueur Réduite de 9,54 % Réduite de 8,73 %
Rugosité de surface Réduite de 13,70 % Réduite de 17,24 %
Dermatite de contact irritative 72,73 % des participants 4,55 %

Les analyses histologiques montraient une augmentation du collagène et de l'élastine dans les deux groupes, sans différence significative entre eux. La conclusion des auteurs est utile : l'extrait végétal est aussi efficace que la trétinoïne à 0,1 %, et représente une meilleure alternative compte tenu de l'irritation causée par la trétinoïne.

Un point de dosage qui explique bien des déceptions

La concentration compte énormément. Un essai en double aveugle contre placebo portant sur de la trétinoïne à 0,025 % appliquée sept mois n'a montré aucune amélioration. Les essais qui obtiennent des résultats utilisent 0,05 % ou 0,1 %. Si vous avez essayé un produit à base de rétinoïde sans effet, la question de la concentration est la première à poser. Rappel important : ces concentrations relèvent d'une prescription, et les rétinoïdes sont formellement contre-indiqués pendant la grossesse et l'allaitement.

Les pistes récentes

Le micro-aiguilletage est positionné par une revue systématique comme une option sûre et efficace pour les cicatrices, y compris les vergetures, avec des résultats comparables à d'autres traitements mais une préférence liée à ses effets indésirables minimes et à sa récupération plus courte. Les auteurs signalent des limites méthodologiques et appellent à davantage de recherche.

Les micro-greffes autologues. Une étude pilote de 2025 chez quatorze patients a associé micro-aiguilletage et injection de micro-greffes prélevées sur le patient, avec des améliorations esthétiques rapportées et une surexpression de gènes de la matrice extracellulaire, dont ceux du collagène et de l'élastine. Quatorze participants sans groupe témoin : cela justifie de poursuivre la recherche, pas de conclure.

Et la chirurgie ?

Ce que la chirurgie peut faire, et à quelles conditions

Il faut le dire, car c'est la seule voie qui supprime physiquement des vergetures : une abdominoplastie retire une partie de la peau du bas de l'abdomen. Les vergetures situées sur le fragment retiré disparaissent avec lui, non pas parce qu'elles ont été traitées, mais parce que la peau qui les portait n'est plus là.

Trois précisions s'imposent, et elles sont importantes. C'est une chirurgie lourde, réalisée sous anesthésie générale, avec ses risques opératoires et une cicatrice définitive. Elle est indiquée pour un excès cutané, typiquement après une perte de poids importante ou des grossesses, et non pour des vergetures isolées : aucun chirurgien sérieux n'opère un abdomen normal pour cette raison. Enfin, elle ne concerne que la zone retirée : les vergetures situées au-dessus du nombril, sur les hanches, les cuisses ou la poitrine ne sont pas concernées.

Nous signalons également que, contrairement aux techniques décrites plus haut, nous n'avons pas identifié d'essais dédiés évaluant l'abdominoplastie sur le critère des vergetures : c'est une conséquence bien connue de la chirurgie, pas un traitement étudié comme tel. Si votre situation comporte un excès cutané, la question mérite d'être posée à un chirurgien plasticien, qui l'évaluera pour ce qu'elle est : une intervention de paroi abdominale, dont les vergetures ne sont qu'un effet secondaire bienvenu.

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Aborder une consultation sans se faire vendre l'impossible

Quatre questions, et ce que doivent être les réponses.
Les quatre questions à poser
Question 1
« Quel résultat est réaliste dans mon cas ? »La réponse attendue parle d'amélioration d'aspect et de texture, avec une variabilité assumée. Si on vous promet une disparition ou un effacement, vous êtes en dehors de ce que soutient la littérature, où le meilleur taux de réponse complète publié est de 4 %.
Question 2
« Combien de séances, et quel coût total ? »Les protocoles publiés comportent plusieurs séances espacées de plusieurs semaines, trois séances à six semaines d'intervalle dans l'essai comparatif. Le chiffre pertinent est le coût complet du protocole, pas celui d'une séance isolée. Un devis global est un bon signe.
Question 3
« Quel est le risque de pigmentation avec mon phototype ? »L'hyperpigmentation post-inflammatoire est documentée, et significativement plus fréquente avec le laser CO2 qu'avec la radiofréquence micro-aiguilles. Un praticien sérieux aborde ce point spontanément et adapte la technique à votre peau.
Question 4
« À quel point est-ce douloureux, et quelles suites ? »Les techniques diffèrent nettement : dans l'essai comparatif, la radiofréquence micro-aiguilles était plus efficace mais nettement plus douloureuse que le laser fractionné non ablatif. Demandez ce qui est prévu pour la gestion de la douleur et la durée d'éviction sociale.
Le bon réflexe selon votre situation
Vos vergetures sont encore rouges
Consultez maintenant : c'est de loin le levier le plus efficace du dossier
Vos vergetures sont blanches depuis des années
Visez une amélioration d'aspect, jamais un effacement, et exigez un devis global
Vous avez un phototype foncé
Le risque de pigmentation post-inflammatoire doit guider le choix de la technique
Vous privilégiez la tolérance à la performance
Le micro-aiguilletage et le laser non ablatif sont mieux tolérés, avec des suites plus courtes
On vous propose une technique très récente
Demandez combien de patients et avec quel comparateur : beaucoup de pistes sont au stade pilote
Vous hésitez à faire quoi que ce soit
Ne rien faire est une option légitime : ces lésions sont bénignes et très fréquentes
Le principe qui résume tout

Quatre pour cent de disparition complète, et une combinaison qui obtient 95,7 % de probabilité d'être la plus satisfaisante. Ces deux chiffres ne se contredisent pas : ils répondent à deux questions différentes. On ne fait pas disparaître une vergeture blanche, et on peut la rendre nettement moins visible, avec des protocoles identifiés, classés et mesurés jusqu'à l'histologie. Si vous repartez de cet article avec une seule idée, que ce soit celle-là : il y a quelque chose à faire, à condition de viser le bon objectif et de choisir une association plutôt qu'une technique isolée.

Questions fréquentes

La question de fond

Peut-on faire disparaître une vergeture blanche ?

Non, pas au sens d'un effacement. La plus grande revue systématique disponible, portant sur 151 études et 4 806 résultats de traitement, situe le meilleur taux de réponse complète pour les vergetures blanches à 4 % avec le laser CO2, soit 12 cas sur 341. Autrement dit, dans plus de 95 % des cas, la meilleure option disponible n'efface pas la vergeture. Ce que les traitements peuvent viser, c'est une amélioration de l'aspect et de la texture, et cela est réellement documenté.

Pourquoi la vergeture blanche résiste-t-elle autant ?

Parce qu'elle n'est plus une lésion en cours, mais une cicatrice constituée. Au stade rouge, il subsiste une composante inflammatoire et une vascularisation actives, sur lesquelles une intervention peut agir. Au stade blanc, le tissu est stabilisé : le derme y est aminci, le réseau de collagène et d'élastine réorganisé de façon durable. Traiter une vergeture blanche revient à remodeler une cicatrice ancienne.

Que peut-on espérer, concrètement ?

Une amélioration réelle et mesurable de l'aspect et de la texture. Les essais rapportent des réductions de largeur de 9 à 13 %, de rugosité jusqu'à 17 %, une augmentation objectivée du collagène et des fibres élastiques à l'histologie, et jusqu'à 71,9 % de résultats jugés bons à excellents avec les protocoles combinés. Ce que les données ne soutiennent pas, c'est un retour à une peau identique à celle d'avant. Viser une nette atténuation plutôt qu'un effacement est à la fois plus honnête et plus satisfaisant.

Que retenir sur les vergetures blanches ?

Que leur disparition n'est pas un objectif atteignable, avec 4 % de réponse complète pour la meilleure option publiée. Mais que leur atténuation nette l'est, et que le classement existe : radiofréquence bipolaire associée à la trétinoïne topique en tête, puis radiofréquence seule, puis laser CO2 fractionné. Que la trétinoïne seule est la pire option du classement. Et que traiter tôt, au stade rouge, reste le meilleur levier de tous.

Les techniques

Quel est le traitement le plus efficace ?

La méta-analyse en réseau disponible, portant sur 14 essais randomisés et 651 participants, place en tête la radiofréquence bipolaire associée à la trétinoïne topique, avec 84,5 % de probabilité d'être la plus efficace cliniquement et 95,7 % d'être la plus satisfaisante. Viennent ensuite la radiofréquence bipolaire seule, puis le laser CO2 fractionné. Les auteurs recommandent explicitement l'association radiofréquence et trétinoïne, le laser CO2 restant une alternative.

Laser ou radiofréquence, que choisir ?

Deux essais comparatifs éclairent la question. Dans un essai où chaque côté de l'abdomen recevait un traitement différent, la radiofréquence micro-aiguilles s'est montrée plus efficace que le laser fractionné non ablatif sur l'évaluation clinique, avec une augmentation plus marquée du néocollagène et des fibres élastiques, mais elle était nettement plus douloureuse. Dans un second essai comparant radiofréquence et laser CO2 fractionné, les deux étaient équivalentes en efficacité, mais l'hyperpigmentation post-inflammatoire était significativement plus fréquente avec le laser CO2.

Le micro-aiguilletage fonctionne-t-il sur les vergetures ?

Une revue systématique consacrée au micro-aiguilletage le situe comme une option sûre et efficace pour les cicatrices et les rides, y compris les vergetures, avec des résultats comparables à d'autres traitements mais préférée pour ses effets indésirables minimes et sa durée de récupération plus courte. La même revue signale des limites méthodologiques dans la littérature existante et appelle à davantage de recherche.

La dermabrasion superficielle est-elle une option ?

Oui, sur les vergetures récentes. Un essai randomisé chez 32 femmes a comparé seize séances hebdomadaires de dermabrasion superficielle à la trétinoïne à 0,05 % en application quotidienne : les deux se sont montrées efficaces, sans différence significative entre elles, mais la dermabrasion présentait moins d'effets indésirables et une meilleure adhésion des participantes, avec une amélioration histologique des couches épidermique et dermique.

Les crèmes du commerce peuvent-elles agir sur une vergeture blanche ?

Il faut distinguer deux choses. Les cosmétiques classiques, beurre de cacao et huile d'olive en tête, sont explicitement décrits comme inefficaces. En revanche, des topiques actifs prescrits ont montré des résultats mesurés sur vergetures blanches : dans un essai chez 48 adolescents, la largeur était réduite de 9,01 % avec la trétinoïne à 0,1 % et de 13,09 % avec un extrait végétal, avec augmentation du collagène et de l'élastine à l'histologie. La différence entre un cosmétique et un actif dosé est donc réelle.

Risques, douleur et pratique

Qu'est-ce que l'hyperpigmentation post-inflammatoire ?

C'est l'apparition de taches plus foncées sur la zone traitée, après l'inflammation provoquée par le traitement. C'est un effet indésirable documenté des techniques ablatives, et un risque réel : on peut sortir d'une séance avec une vergeture non effacée et une pigmentation nouvelle. Dans l'essai comparatif disponible, cette complication était significativement plus fréquente avec le laser CO2 fractionné qu'avec la radiofréquence micro-aiguilles.

Le traitement est-il douloureux ?

Cela dépend fortement de la technique. Dans l'essai comparatif entre laser fractionné non ablatif et radiofréquence micro-aiguilles, cette dernière, pourtant plus efficace, provoquait une douleur significativement plus importante. Le laser non ablatif était décrit comme plus modéré. C'est un arbitrage à discuter explicitement en consultation, au même titre que l'efficacité.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Les protocoles publiés comportent généralement plusieurs séances espacées de plusieurs semaines : dans l'essai comparant laser fractionné et radiofréquence, trois séances étaient réalisées à six semaines d'intervalle. Un protocole s'étale donc sur plusieurs mois. Demandez systématiquement le nombre de séances prévu et le coût total, et non le prix d'une seule séance.

Comment repérer une promesse abusive ?

Trois signaux. La promesse de faire disparaître ou d'effacer, alors que le meilleur taux de réponse complète publié est de 4 %. L'absence de mention du nombre de séances et du coût total. Et l'absence d'évocation des effets indésirables, en particulier du risque d'hyperpigmentation post-inflammatoire. Un praticien sérieux annonce une amélioration d'aspect, un protocole chiffré et des risques.

Timing et décision

Faut-il attendre ou traiter tôt ?

Traiter tôt, si vous souhaitez agir. Le stade rouge conserve une composante inflammatoire et vasculaire sur laquelle les interventions répondent mieux. Une fois la vergeture blanche, les possibilités se réduisent nettement, comme le montre le taux de réponse complète de 4 %. C'est probablement l'information la plus utile de cet article pour quelqu'un dont les vergetures sont récentes.

Peut-on traiter des vergetures pendant la grossesse ?

Non, ces prises en charge ne s'envisagent pas pendant la grossesse, et certains traitements topiques comme les rétinoïdes y sont formellement contre-indiqués. La période de la grossesse et de l'allaitement n'est pas celle du traitement esthétique : la question se pose ensuite, avec un professionnel, et idéalement pendant que les vergetures sont encore rouges.

Le collagène en complément aide-t-il ?

Rien ne le démontre. Une vergeture blanche est une cicatrice dermique constituée : les interventions qui montrent un effet agissent par stimulation mécanique ou thermique du derme, pas par apport de matière première par voie orale. Nous commercialisons du collagène et nous ne lui attribuons aucun rôle ici.

La chirurgie peut-elle enlever des vergetures ?

Indirectement, oui. Une abdominoplastie retire une partie de la peau du bas de l'abdomen : les vergetures portées par ce fragment disparaissent avec lui. Trois réserves majeures : c'est une chirurgie lourde sous anesthésie générale avec une cicatrice définitive, elle est indiquée pour un excès cutané et non pour des vergetures isolées, et elle ne concerne que la zone retirée. Nous n'avons pas identifié d'essais évaluant cette intervention sur le critère des vergetures : c'est une conséquence connue de la chirurgie, pas un traitement étudié comme tel.

La concentration du rétinoïde change-t-elle quelque chose ?

Énormément, et cela explique bien des déceptions. Un essai en double aveugle contre placebo portant sur de la trétinoïne à 0,025 % appliquée pendant sept mois n'a montré aucune amélioration. Les essais qui obtiennent des résultats utilisent 0,05 % ou 0,1 %. Ces concentrations relèvent d'une prescription, et les rétinoïdes sont formellement contre-indiqués pendant la grossesse et l'allaitement. À noter aussi : dans un essai, la trétinoïne à 0,1 % a provoqué une dermatite de contact irritative chez 72,73 % des participants.

Faut-il traiter ses vergetures blanches ?

C'est une décision personnelle, et elle n'a rien d'obligatoire. Les vergetures sont des lésions bénignes, extrêmement fréquentes, qui ne présentent aucun risque pour la santé. Si leur aspect vous gêne réellement, sachez qu'il existe des options documentées et classées entre elles : une consultation dermatologique permet d'évaluer ce qui est réaliste dans votre cas. Si ce n'est pas le cas, ne rien faire reste une option parfaitement légitime.

Glossaire

Les termes de ce guide
Striae alba
Vergeture au stade blanc, cicatrice dermique constituée et stabilisée.
Réponse complète
Disparition de la lésion, à distinguer d'une amélioration partielle de son aspect.
Dispositif à énergie
Appareil délivrant lumière, chaleur ou radiofréquence pour stimuler un remodelage du derme.
Laser fractionné
Laser traitant la peau par micro-zones espacées, ce qui limite les suites par rapport à un traitement plein champ.
Ablatif et non ablatif
Un laser ablatif vaporise du tissu en surface, un non ablatif chauffe le derme sans léser l'épiderme.
Radiofréquence micro-aiguilles
Technique combinant micro-perforations et délivrance de radiofréquence en profondeur.
Hyperpigmentation post-inflammatoire
Apparition de taches plus foncées après l'inflammation provoquée par un traitement.
Phototype
Classification de la peau selon sa réaction au soleil, déterminante pour le risque de pigmentation.

Sources

Références de ce guide

Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.

  1. Zhu CK, et al. Revue systématique des résultats de traitement des vergetures. Dermatologic Surgery, 2024;50(6):546-552. DOI
  2. Kravvas G, Veitch D, Al-Niaimi F. Utilisation des dispositifs à énergie dans le traitement des vergetures : revue systématique de la littérature. Journal of Dermatological Treatment, 2019;30(3):294-302. DOI
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Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir des revues systématiques et essais comparatifs identifiés via PubMed, dont les références et liens DOI figurent ci-dessus. Notre parti pris : répondre par des chiffres plutôt que par des formules, y compris lorsqu'ils déçoivent, mais aller jusqu'au bout de la recherche pour dire aussi ce qui fonctionne. Annoncer qu'un effacement est impossible sans donner le classement des traitements qui améliorent réellement serait une autre façon de mal informer. Transparence sur nos intérêts : nous commercialisons du collagène marin, et cet article explique pourquoi nous ne lui attribuons aucun rôle sur les vergetures blanches. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Les prises en charge décrites relèvent d'un dermatologue, qui évaluera ce qui est adapté à votre situation et à votre phototype. Aucune de ces techniques ne s'envisage pendant la grossesse ou l'allaitement. Les vergetures sont des lésions bénignes : ne rien faire est une option légitime. Aucune allégation de santé n'est autorisée pour les peptides de collagène. Dernière mise à jour : août 2026.

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