Ginkgo biloba et acouphènes : ce que disent vraiment les études

Par L'équipe Nutrition•pro
Ginkgo biloba et acouphènes : ce que disent vraiment les études

L'équipe Nutrition•pro
Mis à jour en août 2026
3 sources PubMed vérifiées

Si vous vivez avec des acouphènes, on vous a probablement déjà conseillé le ginkgo : c'est le remède naturel le plus cité au monde pour les sifflements et bourdonnements d'oreille, et il a même été massivement prescrit pour cela. Alors disons-le d'emblée, parce que le sujet est trop sérieux pour les demi-vérités : les meilleures données disponibles ne montrent pas d'efficacité du ginkgo sur les acouphènes. Nous vendons du ginkgo. Nous vous le disons quand même.

Cet article explique ce que dit précisément la revue Cochrane de référence, pourquoi le mythe persiste malgré tout, quels acouphènes imposent une consultation rapide, et ce qui aide réellement à réduire la gêne. Pour les usages où le ginkgo a de vraies cartes, voyez notre guide complet du ginkgo biloba.

En bref

La revue Cochrane de 2022, le plus haut niveau de preuve disponible, a regroupé 12 essais randomisés et 1 915 participants : le ginkgo ne fait pas mieux que le placebo sur la sévérité des acouphènes (1,35 point d'écart sur une échelle de 100, non significatif), ni sur leur intensité perçue, ni sur la qualité de vie. Si des personnes témoignent du contraire, trois mécanismes classiques l'expliquent : effet placebo puissant sur un symptôme subjectif, fluctuation naturelle des acouphènes, et régression à la moyenne. L'essentiel est ailleurs : un acouphène brutal, unilatéral, pulsatile ou accompagné d'une baisse d'audition impose une consultation rapide, et tout acouphène persistant mérite un bilan ORL, car plusieurs causes se traitent. Ce qui réduit réellement la gêne ensuite : la thérapie cognitivo-comportementale, l'enrichissement sonore, l'appareillage en cas de perte auditive, et la prise en charge du sommeil. Aucun complément, ginkgo compris, n'a fait ses preuves sur ce terrain.

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Information santé. Un acouphène d'apparition brutale, unilatéral, pulsatile ou accompagné d'une baisse d'audition ou de vertiges impose une consultation médicale rapide. Aucun complément alimentaire ne traite les acouphènes ni ne remplace un bilan ORL.
12
Essais randomisés regroupés par la revue Cochrane 2022
1 915
Participants au total dans les essais analysés
-1,35/100
L'écart mesuré vs placebo sur la sévérité : non significatif
0
Complément ayant démontré son efficacité sur les acouphènes

1. Pourquoi tout le monde en parle

À retenir
La logique semble imparable : l'oreille interne est très vascularisée, le ginkgo améliore la microcirculation, donc il devrait apaiser les acouphènes. Cette hypothèse a justifié des décennies de prescriptions. Mais un mécanisme plausible n'est pas une preuve : seuls les essais tranchent.

Le raisonnement qui a fait la réputation du ginkgo sur ce terrain tient en trois lignes. Les acouphènes impliquent souvent la cochlée, l'organe de l'audition, irrigué par de très fins vaisseaux. Le ginkgo est la plante de la microcirculation, vasodilatatrice et fluidifiante. Donc améliorer l'irrigation de l'oreille interne devrait atténuer les sifflements. L'hypothèse était suffisamment séduisante pour que des extraits de ginkgo soient prescrits massivement contre les acouphènes pendant des décennies, en France notamment.

Le problème est que la médecine a un juge de paix, et ce n'est pas la plausibilité du mécanisme : ce sont les essais randomisés contre placebo. Beaucoup de traitements au mécanisme séduisant ont échoué à ce filtre ; le ginkgo sur les acouphènes en fait partie, comme la section suivante le montre. À noter d'ailleurs : la réévaluation du service médical rendu des spécialités de ginkgo a conduit à leur déremboursement en France, une décision cohérente avec l'état des preuves.

2. Ce que dit la revue Cochrane

À retenir
12 essais, 1 915 participants, verdict : peu ou pas d'effet du ginkgo sur la sévérité des acouphènes (1,35 point sur 100 vs placebo, non significatif), sur leur intensité perçue ou sur la qualité de vie. Certitude des preuves faible à très faible, mais toutes orientées dans le même sens : l'absence de bénéfice démontré.
Revue systématique Cochrane, 2022

Sur 12 études randomisées totalisant 1 915 participants, le ginkgo pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur la sévérité des acouphènes par rapport au placebo à 3-6 mois (différence moyenne de -1,35 sur une échelle de 0 à 100, intervalle de confiance de -8,26 à +5,55), sans différence non plus sur l'intensité sonore perçue ni sur la qualité de vie, et sans effet indésirable grave rapporté.

Sereda M, et al. Cochrane Database Syst Rev 2022;11:CD013514. DOI : 10.1002/14651858.CD013514.pub2

Traduisons les chiffres. Sur l'échelle de référence de la gêne liée aux acouphènes (le Tinnitus Handicap Inventory, cotée de 0 à 100), l'écart entre ginkgo et placebo est de 1,35 point, avec un intervalle de confiance qui traverse le zéro : statistiquement, rien. Pour donner l'ordre de grandeur, une amélioration cliniquement perceptible sur cette échelle se compte en dizaines de points. Même constat sur l'intensité sonore mesurée par audiométrie et sur la qualité de vie. Les auteurs soulignent que la certitude des preuves est faible à très faible, ce qui signifie que de futurs essais rigoureux pourraient nuancer le tableau ; mais en l'état, rien ne permet de recommander le ginkgo contre les acouphènes, et personne ne devrait l'acheter dans cet espoir.

Un point positif au passage : dans les essais, la tolérance du ginkgo était comparable à celle du placebo, sans saignement grave ni convulsion rapportés. Le problème du ginkgo sur les acouphènes n'est pas sa dangerosité ; c'est son inefficacité.

3. Pourquoi le mythe persiste

À retenir
Les témoignages sincères d'amélioration s'expliquent sans effet propre du ginkgo : placebo puissant sur un symptôme subjectif, fluctuation naturelle des acouphènes, et régression à la moyenne (on commence un remède au pic de la gêne, juste avant l'amélioration spontanée).

Si le ginkgo ne fait rien de mesurable, pourquoi tant de personnes jurent-elles qu'il les a soulagées ? Trois mécanismes, connus et documentés, suffisent à l'expliquer. L'effet placebo, d'abord : les acouphènes sont un symptôme subjectif dont la gêne dépend fortement de l'attention qu'on lui porte et de l'anxiété qui l'entoure ; y croire soulage réellement, un temps. La fluctuation naturelle, ensuite : les acouphènes vont et viennent spontanément, au gré du stress, du sommeil, de l'exposition au bruit. La régression à la moyenne, enfin, le plus sournois : on entame typiquement un remède au moment où la gêne est à son pic, c'est-à-dire statistiquement juste avant qu'elle redescende d'elle-même ; le remède récolte le mérite d'une amélioration qui serait venue de toute façon.

Ces témoignages ne sont pas des mensonges : ce sont des expériences sincères, mal attribuées. C'est exactement pour neutraliser ces trois mécanismes que les essais contre placebo existent, et c'est pour cela que leur verdict pèse plus lourd que n'importe quel avis client, y compris sur nos propres produits.

4. Les acouphènes qui imposent de consulter

À retenir
Brutal, unilatéral, pulsatile, ou accompagné d'une baisse d'audition, de vertiges ou de maux de tête inhabituels : ces acouphènes-là ne relèvent d'aucun complément mais d'une consultation rapide. Une surdité brusque avec acouphène est une urgence dont le traitement est d'autant plus efficace qu'il est précoce.
Consultez rapidement si votre acouphène est

D'apparition brutale, en particulier avec une baisse d'audition soudaine : la surdité brusque est une urgence ORL dont la prise en charge se joue dans les premiers jours.

Unilatéral (une seule oreille), surtout s'il persiste : il justifie une exploration pour écarter les causes spécifiques.

Pulsatile, battant au rythme du cœur : il oriente vers une cause vasculaire à explorer, sans attendre.

Accompagné de vertiges, de troubles de l'équilibre ou de maux de tête inhabituels.

Et tout acouphène persistant au-delà de quelques semaines mérite un bilan ORL avec audiogramme : plusieurs causes se traitent (bouchon de cérumen, otite séreuse, médicament ototoxique, perte auditive appareillable), et c'est la première chose à vérifier avant toute autre démarche.

5. Ce qui aide vraiment

À retenir
Après le bilan : la thérapie cognitivo-comportementale (la mieux documentée pour réduire la gêne), l'enrichissement sonore et l'habituation, l'appareillage auditif quand une perte existe, et la prise en charge du sommeil et de l'anxiété. Pas de pilule miracle, mais de vraies stratégies.
Documenté

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

L'approche la mieux validée : elle ne supprime pas le son mais réduit la détresse et la gêne qu'il provoque, souvent de façon marquée. Elle agit là où l'acouphène fait réellement mal : l'attention, l'anxiété, le sommeil.

Documenté

L'enrichissement sonore et l'habituation

Bruits de fond doux, générateurs de sons, thérapies d'habituation : donner au cerveau autre chose à écouter accélère le processus naturel par lequel il apprend à filtrer l'acouphène, comme il filtre le tic-tac d'une horloge.

Documenté

L'appareillage auditif

Quand une perte auditive accompagne l'acouphène (cas très fréquent), la corriger réduit souvent la perception du sifflement : le cerveau, à nouveau nourri de sons réels, cesse de monter le volume interne.

Documenté

Le sommeil et l'anxiété, les amplificateurs

Mal dormir et être anxieux augmentent la gêne, qui dégrade le sommeil en retour : casser ce cercle (hygiène de sommeil, relaxation, accompagnement si besoin) est souvent le levier le plus rentable au quotidien.

Le protecteur le plus important reste préventif : l'exposition au bruit. Concerts, casque à fort volume, outils bruyants sans protection aggravent ou déclenchent les acouphènes ; les bouchons d'oreilles filtrants sont l'investissement le plus rentable de ce dossier.

6. Et si vous voulez quand même essayer

À retenir
Trois conditions d'honnêteté : le bilan ORL est déjà fait, vous n'avez aucune contre-indication (anticoagulants, chirurgie prévue), et vos attentes sur l'acouphène sont calibrées sur les données, donc proches de zéro. La tolérance est bonne ; le bénéfice n'est pas démontré.

Nous ne vous dirons pas que c'est interdit : le ginkgo est bien toléré aux doses usuelles, et certains choisiront d'essayer malgré les données, ne serait-ce que pour tourner la page en conscience. Dans ce cas, trois règles. Le bilan d'abord : l'essai d'un complément ne doit jamais retarder la consultation qui peut identifier une cause traitable. Les précautions ensuite : l'effet antiagrégant du ginkgo impose les mêmes lignes rouges qu'ailleurs, anticoagulants et chirurgie en tête ; notre article sur les dangers du ginkgo les détaille. La lucidité enfin : fixez-vous une échéance (8 à 12 semaines) et un critère, et si rien ne change, comme les données le prédisent, arrêtez sans regret et réinvestissez dans ce qui marche, une TCC ou un appareillage valant infiniment mieux qu'une cure de plus.

Et si votre intérêt pour le ginkgo concerne ses registres légitimes, le soutien du cerveau qui avance en âge ou le confort circulatoire, notre guide complet vous dit précisément ce qu'il peut et ne peut pas faire là aussi.

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Soyons clairs : notre Ginkgo Bio n'est pas un traitement des acouphènes, aucun complément ne l'est. Si le ginkgo vous intéresse pour ses registres documentés, le soutien du cerveau qui avance en âge et le confort circulatoire, il est là : feuilles bio, gélules végétales, sans additifs ni OGM. Fabriqué en France, abonnement à -25 %.

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Déconseillé avec les anticoagulants et antiagrégants, avant une chirurgie, pendant la grossesse et l'allaitement, et aux moins de 18 ans.

Test rapide
Quelle est votre situation face aux acouphènes ?

Choisissez la situation qui vous ressemble : la réponse s'affiche juste en dessous.

Profil A : la consultation d'abord, tout de suite

Un acouphène brutal, unilatéral, pulsatile ou accompagné d'une baisse d'audition relève d'une consultation rapide, pas d'un complément : certaines causes se traitent d'autant mieux qu'elles sont prises tôt, la surdité brusque en premier. Médecin traitant ou ORL dans les jours qui viennent, et gardez cette page pour plus tard.

Profil B : investissez dans ce qui réduit la gêne

Bilan fait, cause traitable écartée : votre meilleur budget n'est pas en gélules mais en stratégies validées. TCC orientée acouphènes (des programmes existent, y compris en ligne), enrichissement sonore, appareillage si l'audiogramme montre une perte, et protection systématique contre le bruit. L'habituation est un vrai phénomène : la gêne peut baisser durablement même quand le son persiste.

Profil C : vous avez bien fait de vérifier

La réponse honnête : la revue Cochrane (12 essais, 1 915 participants) ne montre pas de bénéfice du ginkgo sur les acouphènes, et aucun complément n'a fait mieux. Si votre bilan ORL n'est pas fait, c'est lui la priorité. Si vous tenez à essayer malgré tout, faites-le en conscience : attentes proches de zéro, pas d'anticoagulants, échéance à 12 semaines.

Profil D : traitez le sommeil, pas le son

Le cercle acouphènes-insomnie s'attaque par le versant sommeil : bruit de fond doux la nuit (le silence total est l'ennemi), horaires réguliers, et TCC de l'insomnie si besoin, très efficace dans ce contexte. Améliorer le sommeil réduit la gêne diurne en retour. Si l'anxiété domine, un accompagnement dédié change la donne.

Ce test oriente, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Questions fréquentes sur le ginkgo et les acouphènes

Le ginkgo biloba est-il efficace contre les acouphènes ?

Non, pas selon les meilleures données disponibles. La revue Cochrane de 2022, qui regroupe 12 essais randomisés et 1 915 participants, ne retrouve pas de bénéfice démontré du ginkgo sur la sévérité des acouphènes par rapport au placebo : la différence mesurée est de 1,35 point sur une échelle de 100, statistiquement non significative. Nous vendons du ginkgo, et nous vous le disons quand même : ce n'est pas un traitement des acouphènes.

Pourquoi recommande-t-on souvent le ginkgo pour les acouphènes ?

Parce que la logique semble imparable : les acouphènes impliquent souvent l'oreille interne, très vascularisée, et le ginkgo améliore la microcirculation, donc il devrait aider. Cette hypothèse mécanistique a justifié des décennies de prescriptions dans plusieurs pays. Mais les essais cliniques, seuls juges, n'ont pas confirmé : un mécanisme plausible ne suffit pas à faire un traitement efficace.

Pourquoi certaines personnes disent-elles que le ginkgo a supprimé leurs acouphènes ?

Trois mécanismes bien connus l'expliquent sans effet propre du ginkgo : l'effet placebo, particulièrement puissant sur un symptôme subjectif comme les acouphènes ; la fluctuation naturelle du symptôme, qui augmente et diminue spontanément ; et la régression à la moyenne, puisqu'on commence typiquement un remède au pic de la gêne, juste avant l'amélioration spontanée. Ces témoignages sont sincères ; ils ne constituent pas une preuve.

Quand faut-il consulter en urgence pour un acouphène ?

Rapidement (dans les jours) si l'acouphène est apparu brutalement, s'il ne touche qu'une oreille, s'il s'accompagne d'une baisse d'audition soudaine, de vertiges ou de maux de tête inhabituels. Très rapidement si l'acouphène est pulsatile (il bat au rythme du cœur). Une surdité brusque avec acouphène est une urgence médicale dont le traitement est d'autant plus efficace qu'il est précoce. Dans tous ces cas : médecin ou ORL, pas complément.

Qu'est-ce qui aide vraiment contre les acouphènes ?

Après un bilan ORL qui écarte une cause traitable (bouchon, otite, hypertension, médicament ototoxique, perte auditive appareillable) : les thérapies validées sont la thérapie cognitivo-comportementale (la mieux documentée pour réduire la gêne), l'enrichissement sonore et les thérapies d'habituation, l'appareillage auditif quand une perte existe, et la prise en charge du sommeil et de l'anxiété qui amplifient le symptôme. Aucune pilule miracle, mais de vraies stratégies qui réduisent la gêne.

Le Tanakan, c'est du ginkgo ?

Oui : le Tanakan est une spécialité à base d'extrait de ginkgo standardisé EGb 761, longtemps prescrite en France, notamment pour les acouphènes. Son remboursement a été supprimé après réévaluation de son service médical rendu, jugé insuffisant. C'est cohérent avec les données de la Cochrane : l'extrait, quel que soit son nom commercial, n'a pas démontré d'efficacité sur les acouphènes.

Le ginkgo peut-il aggraver les acouphènes ?

Rien ne l'indique : dans la revue Cochrane, la tolérance du ginkgo était comparable à celle du placebo, sans effet indésirable grave rapporté (saignements, convulsions) dans les essais inclus. Le risque du ginkgo dans ce contexte n'est pas d'aggraver l'acouphène, mais de retarder un bilan ORL utile ou d'interagir avec un traitement anticoagulant.

Puis-je quand même essayer le ginkgo pour mes acouphènes ?

À trois conditions d'honnêteté : que le bilan ORL ait déjà été fait (l'essai ne doit jamais le remplacer ni le retarder), que vous n'ayez aucune contre-indication (anticoagulants, chirurgie prévue), et que vos attentes soient calibrées sur les données, c'est-à-dire proches de zéro sur l'acouphène lui-même. La tolérance est bonne ; c'est le bénéfice qui n'est pas démontré.

Les acouphènes peuvent-ils disparaître seuls ?

Oui, souvent : les acouphènes récents, notamment après exposition au bruit, disparaissent fréquemment en quelques heures à quelques semaines. Pour les acouphènes chroniques, la disparition complète est plus rare, mais l'habituation (le cerveau qui apprend à filtrer le son) réduit considérablement la gêne chez la majorité des personnes, surtout avec un accompagnement adapté. C'est cette fluctuation naturelle qui fait croire à l'efficacité de nombreux remèdes.

Quels compléments ont fait leurs preuves contre les acouphènes ?

Aucun, à ce jour : ni le ginkgo, ni le zinc, ni le magnésium, ni la mélatonine n'ont démontré d'efficacité convaincante sur les acouphènes dans des essais de qualité. La mélatonine peut aider le sommeil perturbé par les acouphènes, ce qui est un vrai service indirect, mais aucun complément ne traite le symptôme lui-même. Méfiez-vous des produits qui promettent le contraire.

Glossaire
Acouphène
Perception d'un son (sifflement, bourdonnement) sans source sonore externe ; symptôme, pas maladie, aux causes multiples.
Tinnitus Handicap Inventory (THI)
Questionnaire de référence cotant de 0 à 100 la gêne liée aux acouphènes ; l'échelle sur laquelle le ginkgo ne fait pas mieux que le placebo.
Surdité brusque
Perte auditive soudaine, souvent unilatérale et accompagnée d'acouphène ; urgence ORL dont le traitement se joue dans les premiers jours.
Habituation
Processus par lequel le cerveau apprend à filtrer un son constant ; le mécanisme naturel que les thérapies sonores accélèrent.
Régression à la moyenne
Retour spontané d'un symptôme fluctuant vers son niveau habituel après un pic ; source classique de fausses attributions d'efficacité.
Sources scientifiques
  1. Sereda M, Xia J, Scutt P, Hilton MP, El Refaie A, Hoare DJ. Ginkgo biloba for tinnitus. Cochrane Database Syst Rev. 2022;11(11):CD013514. doi:10.1002/14651858.CD013514.pub2
  2. DeKosky ST, Williamson JD, Fitzpatrick AL, et al. Ginkgo biloba for prevention of dementia: a randomized controlled trial. JAMA. 2008;300(19):2253-2262. doi:10.1001/jama.2008.683
  3. Bent S, Goldberg H, Padula A, Avins AL. Spontaneous bleeding associated with Ginkgo biloba: a case report and systematic review of the literature. J Gen Intern Med. 2005;20(7):657-661. doi:10.1111/j.1525-1497.2005.0121.x

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par l'équipe Nutrition•pro à partir de la revue Cochrane et d'essais randomisés indexés sur PubMed, selon notre méthodologie éditoriale. Cet article dit qu'un produit que nous vendons ne fonctionne pas pour l'usage qui vous a peut-être amené ici : c'est le prix de votre confiance, et nous le payons volontiers. Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments : ils ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. En cas de symptôme persistant, consultez un professionnel de santé.

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