Le pantalon serre à la taille alors que la balance a à peine bougé : les études confirment cette expérience fréquente. Dans une grande cohorte américaine de 3 064 femmes âgées de 42 à 52 ans, le poids a augmenté en moyenne de 2,1 kg en 3 ans et le tour de taille de 2,2 cm. Mais le détail des mesures change la lecture : au début de la transition, la vitesse de prise de graisse double et la masse musculaire commence à baisser, alors que la courbe du poids, elle, n'accélère pas.
Ce guide rassemble ce que montrent les études identifiées via PubMed : la part de l'âge et de la ménopause, le rôle des hormones, du muscle et du sommeil, ce qui a fait ses preuves, le traitement hormonal, les compléments, puis un protocole pratique.
Ce qui se passe : autour de la ménopause, le poids augmente surtout avec l'âge, d'environ 2 kg en 3 ans dans la cohorte de référence, sans accélération propre à la ménopause. Ce qui change, c'est la composition du corps : la graisse s'accumule plus vite, notamment au niveau du ventre et autour des organes, et le muscle diminue. Baisse des estrogènes, moindre activité et sommeil haché y contribuent.
Ce qui aide : chez des femmes ménopausées, l'association d'une alimentation réduite en calories et de l'exercice a fait perdre 10,8 % du poids en un an ; dans un essai, 15 semaines de renforcement musculaire ont réduit la graisse viscérale chez les participantes assidues ; enfin, un apport suffisant en protéines a limité la perte de muscle pendant l'amaigrissement. Le traitement hormonal ne fait pas grossir et se décide avec le médecin. Aucun complément n'a montré d'effet notable sur la graisse abdominale dans les essais cités.
- Prise de poids à la ménopause : ce que mesurent les cohortes
- Pourquoi le ventre s'arrondit
- Moins de muscle, moins de dépense
- Sommeil, bouffées de chaleur nocturnes et stress
- Bouger : endurance et renforcement musculaire
- Protéines : protéger le muscle
- Alimentation : ce que montrent les essais
- Traitement hormonal et graisse abdominale
- Compléments : ce que montrent vraiment les essais
- Ventre gonflé ou graisse : faire la différence
- Les leviers classés et le protocole pratique
- Questions fréquentes
Prise de poids à la ménopause : ce que mesurent les cohortes
Pour séparer l'âge de la ménopause, il faut suivre les mêmes femmes pendant des années, comme la cohorte américaine SWAN depuis 1996.
Sur 3 ans de suivi, chez 3 064 femmes âgées de 42 à 52 ans au départ, le poids moyen a augmenté de 2,1 kg, soit 3,0 %, et le tour de taille de 2,2 cm. Le passage à la ménopause n'était associé ni à la prise de poids, ni de façon significative au tour de taille. Chaque point gagné sur une échelle d'activité sportive allant de 1 à 5 était associé à 0,32 kg de moins.
Au début de la transition ménopausique, la vitesse de prise de graisse a doublé et la masse maigre a commencé à diminuer, jusqu'à 2 ans après les dernières règles, avant de se stabiliser. Le poids, lui, augmentait de façon régulière avant la transition, sans accélération au moment de la ménopause, puis sa courbe s'est aplatie.
Greendale GA, Sternfeld B, Huang M, et al. JCI Insight 2019;4(5):e124865. DOI : 10.1172/jci.insight.124865
À poids égal, le corps change donc de composition. Une vaste méta-analyse le confirme : en compilant 201 études transversales, soit 1 049 919 femmes, et 11 études qui ont suivi 2 472 femmes de la préménopause à la postménopause, elle retrouve après la ménopause un poids plus élevé d'environ 1 kg, une masse grasse plus élevée de 2,88 points et un tour de taille plus large de 4,63 cm. Pour les auteurs, la quantité de graisse dépend surtout de l'âge ; la ménopause pourrait surtout modifier sa répartition.
Ces chiffres sont des moyennes : certaines femmes ne prennent pas de poids, et les essais présentés plus bas montrent que les habitudes de vie gardent une prise réelle. Notre guide complet de la ménopause replace ces changements parmi les autres symptômes de la transition, et notre article sur la préménopause détaille les premiers signes.
Pourquoi le ventre s'arrondit
Après la ménopause, la graisse se déplace des hanches et des cuisses vers le tronc. La méta-analyse citée plus haut le mesure précisément : après la ménopause, la part de graisse du tronc est plus élevée de 5,49 points et la graisse viscérale, celle qui entoure les organes de l'abdomen, est plus importante d'environ 26,9 cm² en surface sur les coupes d'imagerie, tandis que la part de graisse des jambes diminue de 3,19 points. Les auteurs y voient l'effet probable d'un rapport androgènes sur estradiol plus élevé.
Chez 156 femmes initialement non ménopausées, suivies chaque année par scanner, toutes ont accumulé de la graisse sous la peau du ventre avec l'âge ; mais seules les 51 femmes devenues ménopausées au bout de 4 ans ont présenté une augmentation significative de la graisse viscérale, avec une baisse de leur estradiol. Leur activité physique avait diminué dès 2 ans avant la ménopause, et leur oxydation des graisses a baissé de 32 %.
Lovejoy JC, Champagne CM, de Jonge L, et al. Int J Obes (Lond) 2008;32(6):949-958. DOI : 10.1038/ijo.2008.25
Elle compte pour la santé : une revue de synthèse publiée dans le BMJ retient comme solide l'association entre une prise de poids à l'âge adulte et le cancer du sein après la ménopause chez les femmes n'ayant jamais pris de traitement hormonal, avec un risque plus élevé de 11 % par tranche de 5 kg, et l'association entre le rapport tour de taille sur tour de hanches et le cancer de l'endomètre, +21 % par hausse de 0,1. Ce sont des associations, pas des causes démontrées, mais elles invitent à surveiller le tour de taille.
Conseil pratique : mesurez-le debout, à jeun, en fin d'expiration, à mi-chemin entre le bas des côtes et le haut de la hanche, et reprenez la mesure toutes les 4 semaines dans les mêmes conditions.
Moins de muscle, moins de dépense
La perte de muscle est l'autre face de la transition : dans la cohorte SWAN, la masse maigre diminue du début de la transition jusqu'à 2 ans après les dernières règles.
Dans une étude transversale chez 248 femmes de 47 à 57 ans équipées d'accéléromètres, la fin de la périménopause et la postménopause étaient associées à moins de masse maigre. Chez les femmes blanches de l'étude, le tour de taille moyen passait de 96,2 cm chez celles qui ne pratiquaient aucune activité vigoureuse à 81,4 cm chez celles qui en faisaient au moins 10 minutes par jour. Une étude transversale ne dit pas ce qui cause quoi.
Côté dépense d'énergie, deux résultats se complètent. L'analyse de référence sur la dépense énergétique totale au cours de la vie, mesurée par eau doublement marquée chez des personnes de 8 jours à 95 ans, montre qu'à masse maigre égale, la dépense reste stable entre 20 et 60 ans, puis diminue. Le métabolisme ne s'effondre pas à 50 ans, mais moins de muscle, c'est moins de dépense. Nuance apportée par l'étude de 4 ans citée plus haut : chez les femmes qui sont devenues ménopausées, la dépense pendant le sommeil a baissé de 7,9 %, contre 5,3 % chez celles qui ne l'étaient pas encore. Préserver le muscle est donc un objectif central, détaillé dans notre article sur la sarcopénie après 50 ans.
Sommeil, bouffées de chaleur nocturnes et stress
Pour isoler l'effet des bouffées de chaleur nocturnes, des chercheurs ont reproduit une ménopause temporaire chez 29 femmes jeunes, par un traitement qui supprime l'estradiol, et enregistré leur sommeil. Chaque bouffée de chaleur nocturne supplémentaire était associée à une augmentation de 62 % du temps passé éveillé après l'endormissement et de 3 % du nombre de réveils.
Chez 20 femmes non ménopausées de 21 à 45 ans, 3 nuits de sommeil fragmenté, reproduisant les réveils de la ménopause, ont diminué l'oxydation des graisses au repos à jeun et augmenté celle des glucides. La suppression de l'estradiol chez 9 d'entre elles a produit un effet comparable. La dépense d'énergie au repos n'a pas changé.
Grant LK, Coborn JE, Cohn A, et al. J Clin Endocrinol Metab 2022;107(8):e3167-e3176. DOI : 10.1210/clinem/dgac313
Sur le long terme, le manque de sommeil est associé à la prise de poids. Dans la Nurses' Health Study, qui a suivi 68 183 femmes pendant 16 ans, celles qui dormaient 5 heures ou moins ont pris en moyenne 1,14 kg de plus que celles qui dormaient 7 heures, et leur risque de prendre 15 kg était plus élevé de 32 %. L'effet est modeste et il s'agit d'une association.
L'insomnie de la ménopause se traite sans médicament. Dans un essai mené chez 106 femmes de 40 à 65 ans souffrant d'insomnie et d'au moins 2 bouffées de chaleur par jour, 6 séances de thérapie cognitive et comportementale de l'insomnie par téléphone, en 8 semaines, ont fait passer 70 % des participantes sous le seuil de l'insomnie, contre 24 % dans le groupe témoin, et 84 % contre 43 % à 24 semaines. Le nombre de bouffées de chaleur n'a pas changé, mais leur retentissement sur la vie quotidienne a diminué. Notre article sur les bouffées de chaleur détaille les autres options.
Le stress, enfin, est souvent évoqué. Dans une étude menée chez 59 femmes non ménopausées, celles dont la graisse se concentrait au niveau du ventre sécrétaient davantage de cortisol face à des situations de stress en laboratoire et rapportaient plus de stress chronique. L'étude, transversale, ne prouve pas que le stress fasse grossir du ventre ; notre article sur le cortisol et le stress approfondit le sujet.
Pour le soir, notre Sommeil Optimal associe dans une gélule 100 mg de mélisse, 100 mg de houblon, 50 mg de passiflore, 50 mg de valériane et 1,9 mg de mélatonine ; aucun essai n'a testé cette formule sur le poids, et elle ne remplace pas une prise en charge de l'insomnie.
Bouger : endurance et renforcement musculaire
L'activité physique est le levier le mieux étudié chez les femmes ménopausées. Une méta-analyse de 101 essais randomisés, regroupant 5 697 femmes ménopausées, montre que l'exercice augmente la masse musculaire et diminue la masse grasse, le pourcentage de graisse, le tour de taille et la graisse viscérale. L'endurance et l'entraînement combiné agissaient davantage sur la graisse, le renforcement et l'entraînement combiné sur le muscle.
Chez 173 femmes ménopausées de 50 à 75 ans, sédentaires et en surpoids, un programme d'activité d'intensité modérée, surtout de la marche, pratiqué en moyenne 176 minutes par semaine, a fait perdre 1,4 kg de plus qu'un programme d'étirements, 1 point de masse grasse de plus et davantage de graisse sous la peau du ventre. La baisse de la graisse intra-abdominale n'était pas statistiquement significative. Plus la pratique était longue, plus la perte de graisse était grande.
Irwin ML, Yasui Y, Ulrich CM, et al. JAMA 2003;289(3):323-330. DOI : 10.1001/jama.289.3.323
Chez 334 femmes ménopausées inactives, prescrire 300 minutes d'exercice par semaine pendant un an plutôt que 150 n'a pas fait perdre plus de graisse totale à 2 ans, mais a davantage réduit l'indice de masse corporelle, le rapport tour de taille sur tour de hanches et la graisse sous la peau du ventre.
Le renforcement musculaire mérite une place à part. Dans un essai suédois mené chez 65 femmes ménopausées peu actives et gênées par des bouffées de chaleur, 15 semaines de musculation encadrée, 3 fois par semaine, ont réduit la graisse viscérale et la graisse abdominale sous-cutanée mesurées par IRM chez les participantes assidues, par rapport au groupe témoin. Une méta-analyse de 126 études chez 4 019 femmes, dont 66,2 % ménopausées, retrouve un grand gain de force (taille d'effet de 1,46 chez les femmes ménopausées, au-delà de 0,8 qui marque un grand effet) et une petite baisse de la masse grasse (0,30, proche du seuil de 0,2 d'un petit effet), sans différence entre les femmes ménopausées et les plus jeunes.
| Programme | Résultat | Étude |
|---|---|---|
| Marche et activité modérée, 176 minutes par semaine, 12 mois | −1,4 kg et −1 point de masse grasse par rapport aux étirements | Irwin, 2003 |
| 300 contre 150 minutes par semaine, 12 mois | Pas de différence significative de graisse totale à 2 ans, moins de graisse sous la peau du ventre avec 300 minutes | Friedenreich, 2019 |
| Musculation encadrée, 3 fois par semaine, 15 semaines | Baisse de la graisse viscérale et abdominale à l'IRM chez les assidues | Nilsson, 2023 |
Protéines : protéger le muscle
Maigrir fait perdre de la graisse, mais aussi un peu de muscle, déjà en recul à la ménopause. Le groupe d'experts européen PROT-AGE recommande au moins 1,0 à 1,2 g de protéines par kilo et par jour après 65 ans, au moins 1,2 g chez les personnes actives, sauf maladie rénale sévère. Pour une femme de 65 kg, cela représente 65 à 78 g par jour (calcul de notre part).
Chez 24 femmes ménopausées en situation d'obésité, âgées de 58 ans en moyenne, 20 semaines de régime réduit en calories ont fait perdre 8,4 kg avec un apport en protéines de 1,2 à 1,5 g par kilo et par jour, et 11,4 kg avec 0,5 à 0,7 g, une différence non significative. Mais la part du poids perdu sous forme de masse maigre était de 17,3 % dans le premier groupe, contre 37,5 % dans le second.
Gordon MM, Bopp MJ, Easter L, et al. J Nutr Health Aging 2008;12(8):505-509. DOI : 10.1007/BF02983202
La whey, ou protéine de lactosérum, a été testée dans ce contexte. Dans un essai en double aveugle mené chez 31 femmes ménopausées de 65 ans en moyenne, en surpoids ou en situation d'obésité, un régime à 1 400 kcal complété par 2 doses de 25 g de protéines de lactosérum par jour pendant 6 mois a fait perdre 8,0 % du poids, contre 4,1 % avec un glucide de contrôle, un écart à la limite de la significativité. La masse maigre totale n'a pas évolué différemment entre les deux groupes. Une méta-analyse d'essais chez des femmes de 55 ans et plus précise les conditions : associée à la musculation, la whey a augmenté la masse maigre des jambes et la force des bras ; sans musculation, aucun effet sur le muscle, et dans les deux cas aucun effet sur la masse grasse ni sur le poids.
Pour situer les chiffres honnêtement : dans l'essai de 6 mois, les femmes prenaient 2 doses de 25 g de protéines de lactosérum par jour en plus d'un régime encadré ; notre Whey 100 % isolat apporte 22,9 g de protéines par dose de 30 g. La priorité reste l'apport total de la journée, réparti sur les repas ; notre article sur la whey fait le point sur ses effets prouvés.
Alimentation : ce que montrent les essais
Aucun aliment ne cible le ventre : c'est le bilan d'énergie qui compte, tenu dans la durée.
Chez 439 femmes ménopausées sédentaires, en surpoids ou en situation d'obésité, âgées de 58 ans en moyenne, un an de régime réduit en calories et en graisses a fait perdre 8,5 % du poids, un an d'exercice aérobie de 45 minutes 5 jours par semaine 2,4 %, et l'association des deux 10,8 %, contre 0,8 % dans le groupe sans changement. Le tour de taille et le pourcentage de graisse ont diminué selon la même tendance.
Foster-Schubert KE, Alfano CM, Duggan CR, et al. Obesity (Silver Spring) 2012;20(8):1628-1638. DOI : 10.1038/oby.2011.76
À très grande échelle, le volet alimentaire de la Women's Health Initiative a suivi 48 835 femmes ménopausées pendant 7,5 ans en moyenne. Le groupe qui réduisait les graisses et mangeait davantage de légumes, de fruits et de céréales, sans objectif calorique, a perdu 2,2 kg la première année et est resté plus léger que le groupe témoin : 1,9 kg d'écart à un an, 0,4 kg à 7,5 ans. L'écart s'amenuise avec le temps, sans reprise de poids observée.
Dans ce même essai, parmi 17 473 femmes sans traitement hormonal, celles qui avaient des bouffées de chaleur et avaient perdu au moins 10 % de leur poids la première année avaient plus de chances de voir leurs symptômes disparaître (rapport de cotes de 1,56) : une analyse d'observation, à confirmer.
Notre article perdre du poids après 50 ans détaille la mise en place d'un déficit modéré, et notre analyse du ventre plat fait le tri entre ce qui marche et ce qui ne marche pas, comme les abdominaux pour « brûler » la graisse locale.
Traitement hormonal et graisse abdominale
Le traitement hormonal fait-il grossir ? Les essais ne le confirment pas. Une revue systématique de 22 essais randomisés n'a trouvé aucune différence significative de prise de poids entre les femmes traitées et les autres, que le traitement associe estrogène et progestatif (−0,47 kg) ou non (+0,66 kg) : il n'ajoute pas de prise de poids à celle qui accompagne normalement la ménopause.
Chez les femmes ménopausées non diabétiques, le traitement hormonal a réduit la graisse abdominale de 6,8 %, la résistance à l'insuline de 12,9 % et le risque de diabète nouvellement diagnostiqué (risque relatif de 0,7). La voie orale a produit des effets métaboliques plus marqués que la voie cutanée, mais a augmenté la protéine C réactive, un marqueur d'inflammation, de 37,6 %.
Salpeter SR, Walsh JME, Ormiston TM, et al. Diabetes Obes Metab 2006;8(5):538-554. DOI : 10.1111/j.1463-1326.2005.00545.x
Une étude suisse menée chez 1 053 femmes de 50 à 80 ans va dans le même sens : à âge égal, les utilisatrices actuelles avaient moins de graisse viscérale et un indice de masse corporelle plus bas de 0,9 point, et ne présentaient pas la hausse de graisse viscérale observée sur 10 ans chez les autres. Aucun bénéfice sur le muscle, et aucun avantage chez les anciennes utilisatrices. Étude transversale : une association, pas un effet démontré.
Ces données ne font pas du traitement hormonal un traitement de la prise de poids. Selon la prise de position 2022 de la société savante nord-américaine de la ménopause, il reste le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur et prévient la perte osseuse ; pour les femmes de moins de 60 ans ou ménopausées depuis moins de 10 ans, sans contre-indication, le rapport bénéfice-risque est favorable en cas de bouffées de chaleur gênantes. Commencé après 60 ans ou plus de 10 ans après le début de la ménopause, il paraît moins favorable (risques coronarien, d'accident vasculaire cérébral, de thrombose veineuse et de démence plus élevés en valeur absolue). Type, dose, voie et durée modifient ces risques : la décision est individuelle, à prendre et réévaluer avec votre médecin. Des médicaments non hormonaux existent aussi pour les bouffées de chaleur, et votre médecin peut vous les présenter.
Compléments : ce que montrent vraiment les essais
Disons-le clairement : aucune des plantes de Ménopause Bio n'est un brûleur de graisse. Nous n'avons identifié aucun essai montrant que le houblon, la sauge, la mélisse, la maca ou le cassis fassent perdre du ventre ; leur intérêt est le confort de la transition.
Pour les phytoestrogènes, comme les isoflavones de soja, une méta-analyse de 23 essais randomisés chez 1 880 femmes ménopausées n'a trouvé aucun effet sur le poids, l'indice de masse corporelle, le tour de taille, la masse grasse ou le pourcentage de graisse, avec une très légère baisse du rapport tour de taille sur tour de hanches. Chez les femmes en bonne santé, le poids baissait légèrement, de 0,28 kg ; chez celles qui avaient déjà un trouble métabolique (prédiabète, diabète, tension ou cholestérol élevés), le poids augmentait au contraire de 0,78 kg. Le kudzu n'est pas cité parmi les produits étudiés : ces résultats ne lui sont pas transposables tels quels.
Sur les symptômes, les données sont plus encourageantes mais limitées, et chaque essai a testé sa propre préparation :
| Plante et préparation testée | Résultat | Limites |
|---|---|---|
| Houblon, extrait standardisé à 100 ou 250 µg de 8-prénylnaringénine par jour, 12 semaines | Score de bouffées de chaleur réduit par rapport au placebo à 6 semaines ; indice global de la ménopause non significatif à 12 semaines | 67 femmes, aucun effet dose (Heyerick, 2006) |
| Sauge, comprimé de feuilles fraîches une fois par jour, 8 semaines | Score de bouffées de chaleur −50 % à 4 semaines, −64 % à 8 semaines | 71 femmes, essai ouvert sans placebo, premier auteur affilié au fabricant de la préparation (Bommer, 2011) |
| Maca, 3,5 g de poudre par jour, 6 semaines en croisé | Anxiété, symptômes dépressifs et troubles sexuels améliorés, sans changement hormonal | 14 femmes (Brooks, 2008) |
Ces essais ont testé des préparations précises : un extrait de houblon standardisé en 8-prénylnaringénine, des feuilles fraîches de sauge en comprimé, de la poudre de maca à 3,5 g par jour. Aucun n'a testé Ménopause Bio, qui associe dans 3 gélules 480 mg de houblon, 390 mg de sauge, 300 mg de mélisse, 300 mg de maca et 100 mg de cassis, des préparations et des quantités différentes : ces résultats ne peuvent donc pas lui être attribués. Notre formule est un complément de plantes biologiques pensé pour la période de la ménopause, pas un produit pour maigrir. Son usage à long terme est déconseillé, comme son usage par les femmes ayant un antécédent personnel ou familial de cancer du sein, et la dose de 3 gélules par jour ne doit pas être dépassée.
Le Kudzu, autre option de notre gamme, apporte 750 mg de racine pour 2 gélules ; sa teneur en isoflavones n'est pas indiquée, et il est déconseillé en cas d'antécédent de cancer du sein, de grossesse, d'allaitement ou de trouble hormonodépendant. Voir nos articles sur le kudzu et la ménopause et ses précautions d'emploi. Si vous prenez déjà de la Maca bio, dont 4 gélules apportent 1,28 g de racine, tenez compte du cumul avec la maca de Ménopause Bio.
Le houblon, la sauge et les isoflavones du kudzu sont étudiés pour leur activité de type estrogénique. En cas d'antécédent personnel ou familial de cancer du sein, d'antécédent de cancer de l'endomètre ou de toute maladie hormonodépendante, ces compléments ne sont pas indiqués : parlez-en à votre médecin, qui pourra vous orienter vers d'autres options.
Ventre gonflé ou graisse : faire la différence
Tout « ventre de ménopause » n'est pas de la graisse. Dans une étude menée chez 228 femmes consultant en soins primaires, 38 % des femmes ménopausées rapportaient un transit modifié, contre 14 % des femmes non ménopausées ; les gaz et flatulences (48 % de prévalence) étaient plus fréquents chez les femmes ménopausées, et les plaintes de type intestin irritable culminaient à 36 % entre 40 et 49 ans. L'âge pouvait aussi jouer, et une revue de 2025 portant sur 122 études juge cette recherche encore lacunaire.
Le ballonnement varie dans la journée, souvent après les repas ou le soir ; la graisse abdominale évolue sur des mois et se suit au tour de taille mesuré à jeun. Les deux peuvent coexister. Notre article sur le ventre gonflé et les ballonnements détaille les causes et les solutions digestives.
Ballonnement persistant ou qui s'aggrave, ventre qui augmente de volume, satiété rapide, perte de poids inexpliquée, sang dans les selles ou transit durablement modifié : parlez-en sans attendre à votre médecin.
Les leviers classés et le protocole pratique
Le tableau classe les leviers selon le niveau de preuve des études citées.
| Levier | Effet mesuré | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| Alimentation réduite en calories et exercice | −10,8 % de poids en un an, tour de taille et graisse réduits | Élevé : grand essai randomisé chez des femmes ménopausées |
| Exercice d'endurance | Moins de masse grasse, de tour de taille et de graisse viscérale | Élevé : méta-analyse de 101 essais |
| Renforcement musculaire | Plus de force et de muscle ; dans un essai, baisse de la graisse viscérale en 15 semaines chez les assidues | Bon : méta-analyses et essai avec IRM |
| Protéines suffisantes | Moins de muscle perdu pendant l'amaigrissement | Modéré : petits essais, recommandations d'experts |
| Sommeil | Insomnie nettement réduite par la thérapie comportementale ; lien avec le poids observé | Bon pour l'insomnie, indirect pour le poids |
| Traitement hormonal | Pas de prise de poids, −6,8 % de graisse abdominale | Élevé, mais décision médicale pour d'autres raisons |
| Phytoestrogènes | Aucun effet sur le poids ni la masse grasse | Méta-analyse de 23 essais |
| Plantes de la ménopause | Confort de la transition dans de petits essais, aucun effet démontré sur le ventre | Faible : essais petits, courts, parfois sans placebo |
Ce protocole assemble les paramètres des essais présentés, pour une femme en bonne santé ; en cas de maladie chronique ou de reprise après une longue pause, faites-le valider par votre médecin.
Activité physique : avis médical en cas de maladie cardiovasculaire ou d'hypertension non contrôlée. Protéines : en cas de maladie rénale, l'apport se fixe avec le médecin. Ménopause Bio : 3 gélules par jour au maximum, pas d'usage à long terme, déconseillé en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer du sein. Kudzu : déconseillé en cas d'antécédent de cancer du sein, de grossesse, d'allaitement ou de trouble hormonodépendant. Traitement hormonal : uniquement sur prescription, après évaluation des bénéfices et des risques avec votre médecin.
Cinq plantes issues de l'agriculture biologique, en gélules végétales, pour accompagner la période de la ménopause aux côtés de l'activité physique, de l'assiette et du sommeil. Trois gélules par jour au cours des repas apportent 480 mg de houblon, 390 mg de sauge, 300 mg de mélisse, 300 mg de maca et 100 mg de cassis.
Voir Ménopause BioPour protéger le muscle, notre Whey 100 % isolat apporte 22,9 g de protéines par dose de 30 g.
Questions fréquentes
Pourquoi prend-on du ventre à la ménopause ?
Avec la baisse des estrogènes, la graisse se répartit davantage au niveau du tronc et autour des organes, et moins sur les hanches et les cuisses. Au début de la transition, la vitesse de prise de graisse double et la masse musculaire diminue, alors que le poids n'accélère pas.
Combien de kilos prend-on en moyenne à la ménopause ?
Dans la cohorte américaine SWAN, des femmes de 42 à 52 ans ont pris en moyenne 2,1 kg en 3 ans, et leur tour de taille a augmenté de 2,2 cm. Une méta-analyse retrouve environ 1 kg de plus et 4,63 cm de tour de taille en plus après la ménopause, des écarts surtout liés à l'âge.
Comment maigrir du ventre à la ménopause ?
En associant une alimentation modérément réduite en calories et de l'exercice : chez des femmes ménopausées, cette combinaison a fait perdre 10,8 % du poids en un an, avec un tour de taille réduit. Dans un essai, le renforcement musculaire, 3 séances par semaine, a aussi réduit la graisse viscérale en 15 semaines chez les participantes assidues.
Quel sport pour perdre la graisse abdominale après la ménopause ?
L'endurance, comme la marche rapide ou le vélo, agit surtout sur la graisse, et le renforcement musculaire sur le muscle ; dans un essai, il a aussi réduit la graisse viscérale chez les participantes assidues. Une méta-analyse de 101 essais chez des femmes ménopausées montre que l'entraînement combiné réunit les deux bénéfices.
Combien de protéines faut-il manger à la ménopause ?
Un groupe d'experts européen recommande au moins 1,0 à 1,2 g par kilo et par jour après 65 ans, et au moins 1,2 g pour les personnes actives, sauf maladie rénale sévère. Pendant un amaigrissement, un apport de 1,2 à 1,5 g par kilo a réduit la part de muscle perdue dans un essai chez des femmes ménopausées.
Le traitement hormonal fait-il grossir ?
Non selon les essais : une revue de 22 essais randomisés ne montre pas de prise de poids supplémentaire sous traitement hormonal. Une méta-analyse de 107 essais montre même une baisse de 6,8 % de la graisse abdominale. Il se décide avec le médecin, pas pour maigrir.
Les compléments pour la ménopause font-ils maigrir ?
Non. Une méta-analyse de 23 essais ne montre aucun effet des phytoestrogènes sur le poids ou la masse grasse, et aucune des plantes de Ménopause Bio n'est un brûleur de graisse.
Le manque de sommeil fait-il grossir à la ménopause ?
Il y est associé, modestement : chez 68 183 femmes suivies 16 ans, dormir 5 heures ou moins était associé à 1,14 kg de plus qu'avec 7 heures.
Ventre gonflé à la ménopause : graisse ou ballonnement ?
Un ventre qui varie dans la journée, gonfle après les repas et s'accompagne de gaz relève plutôt du ballonnement, fréquent à cette période. La graisse abdominale évolue lentement et se suit avec le tour de taille mesuré le matin à jeun.
La graisse du ventre disparaît-elle après la ménopause ?
Elle n'est pas figée : la prise de graisse ralentit environ 2 ans après les dernières règles, et les essais montrent que l'exercice et une alimentation adaptée réduisent le tour de taille et la graisse viscérale chez les femmes ménopausées.
Sources
Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.
- Sternfeld B, Wang H, Quesenberry CP, et al. Activité physique et évolution du poids et du tour de taille chez les femmes d'âge moyen : résultats de l'étude SWAN. American Journal of Epidemiology, 2004;160(9):912-922. DOI
- Greendale GA, Sternfeld B, Huang M, et al. Évolution de la composition corporelle et du poids pendant la transition ménopausique. JCI Insight, 2019;4(5):e124865. DOI
- Ambikairajah A, Walsh E, Tabatabaei-Jafari H, Cherbuin N. Évolution de la masse grasse à la ménopause : une méta-analyse. American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2019;221(5):393-409.e50. DOI
- Foster-Schubert KE, Alfano CM, Duggan CR, et al. Effet de l'alimentation et de l'exercice, seuls ou combinés, sur le poids et la composition corporelle de femmes ménopausées en surpoids ou obèses. Obesity (Silver Spring), 2012;20(8):1628-1638. DOI
- Joffe H, Crawford S, Economou N, et al. Un modèle par agoniste de la GnRH montre que les bouffées de chaleur nocturnes interrompent le sommeil mesuré objectivement. Sleep, 2013;36(12):1977-1985. DOI
- Lovejoy JC, Champagne CM, de Jonge L, et al. Augmentation de la graisse viscérale et baisse de la dépense énergétique pendant la transition ménopausique. International Journal of Obesity, 2008;32(6):949-958. DOI
- Kyrgiou M, Kalliala I, Markozannes G, et al. Adiposité et cancer selon les principaux sites anatomiques : revue parapluie de la littérature. BMJ, 2017;356:j477. DOI
- Sternfeld B, Bhat AK, Wang H, et al. Ménopause, activité physique et composition corporelle et répartition des graisses chez les femmes d'âge moyen. Medicine and Science in Sports and Exercise, 2005;37(7):1195-1202. DOI
- Pontzer H, Yamada Y, Sagayama H, et al. La dépense énergétique quotidienne au fil de la vie humaine. Science, 2021;373(6556):808-812. DOI
- Grant LK, Coborn JE, Cohn A, et al. La fragmentation du sommeil et la suppression de l'estradiol diminuent l'oxydation des graisses chez les femmes non ménopausées. The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2022;107(8):e3167-e3176. DOI
- Patel SR, Malhotra A, White DP, et al. Association entre un sommeil réduit et la prise de poids chez la femme. American Journal of Epidemiology, 2006;164(10):947-954. DOI
- McCurry SM, Guthrie KA, Morin CM, et al. Thérapie cognitive et comportementale de l'insomnie par téléphone chez les femmes en périménopause et postménopause ayant des symptômes vasomoteurs : essai randomisé MsFLASH. JAMA Internal Medicine, 2016;176(7):913-920. DOI
- Epel ES, McEwen B, Seeman T, et al. Stress et silhouette : la sécrétion de cortisol induite par le stress est systématiquement plus élevée chez les femmes à graisse centrale. Psychosomatic Medicine, 2000;62(5):623-632. DOI
- Khalafi M, Habibi Maleki A, Sakhaei MH, et al. Effets de l'entraînement physique sur la composition corporelle des femmes ménopausées : revue systématique et méta-analyse. Frontiers in Endocrinology, 2023;14:1183765. DOI
- Irwin ML, Yasui Y, Ulrich CM, et al. Effet de l'exercice sur la graisse totale et intra-abdominale de femmes ménopausées : essai contrôlé randomisé. JAMA, 2003;289(3):323-330. DOI
- Friedenreich CM, Ruan Y, Duha A, Courneya KS. Effets de la dose d'exercice sur la graisse corporelle 12 mois après une intervention : suivi d'un essai contrôlé randomisé. Journal of Obesity, 2019;2019:3916416. DOI
- Nilsson S, Hammar M, West J, et al. Le renforcement musculaire a diminué l'adiposité abdominale de femmes ménopausées. Maturitas, 2023;176:107794. DOI
- Isenmann E, Geisler S, Havers T, et al. Il n'est jamais trop tard : effets du renforcement musculaire sur la force et la composition corporelle des femmes à tous les âges, revue systématique et méta-analyse. Journal of Science and Medicine in Sport, 2026;29(10):1174-1185. DOI
- Bauer J, Biolo G, Cederholm T, et al. Recommandations fondées sur les preuves pour un apport optimal en protéines chez les personnes âgées : prise de position du groupe PROT-AGE. Journal of the American Medical Directors Association, 2013;14(8):542-559. DOI
- Gordon MM, Bopp MJ, Easter L, et al. Effets des protéines alimentaires sur la composition de la perte de poids chez les femmes ménopausées. The Journal of Nutrition, Health and Aging, 2008;12(8):505-509. DOI
- Mojtahedi MC, Thorpe MP, Karampinos DC, et al. Effets d'un apport plus élevé en protéines pendant une restriction calorique sur la composition corporelle et la fonction physique de femmes âgées. The Journals of Gerontology Series A: Biological Sciences and Medical Sciences, 2011;66(11):1218-1225. DOI
- Kuo YY, Chang HY, Huang YC, Liu CW. Effet d'une supplémentation en protéines de lactosérum chez les femmes ménopausées : revue systématique et méta-analyse. Nutrients, 2022;14(19):4210. DOI
- Howard BV, Manson JE, Stefanick ML, et al. Alimentation pauvre en graisses et évolution du poids sur 7 ans : essai de modification alimentaire de la Women's Health Initiative. JAMA, 2006;295(1):39-49. DOI
- Kroenke CH, Caan BJ, Stefanick ML, et al. Effets d'une intervention alimentaire et de l'évolution du poids sur les symptômes vasomoteurs dans la Women's Health Initiative. Menopause, 2012;19(9):980-988. DOI
- Norman RJ, Flight IH, Rees MC. Traitement hormonal substitutif estroprogestatif chez les femmes en périménopause et postménopause : poids et répartition des graisses. The Cochrane Database of Systematic Reviews, 2000;(2):CD001018. DOI
- Salpeter SR, Walsh JME, Ormiston TM, et al. Méta-analyse : effet du traitement hormonal substitutif sur les composantes du syndrome métabolique chez les femmes ménopausées. Diabetes, Obesity and Metabolism, 2006;8(5):538-554. DOI
- Papadakis GE, Hans D, Gonzalez Rodriguez E, et al. Le traitement hormonal de la ménopause est associé à une adiposité totale et viscérale réduite : la cohorte OsteoLaus. The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2018;103(5):1948-1957. DOI
- The 2022 Hormone Therapy Position Statement Advisory Panel. La prise de position 2022 de la North American Menopause Society sur le traitement hormonal. Menopause, 2022;29(7):767-794. DOI
- Glisic M, Kastrati N, Musa J, et al. Supplémentation en phytoestrogènes et composition corporelle chez les femmes ménopausées : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés. Maturitas, 2018;115:74-83. DOI
- Heyerick A, Vervarcke S, Depypere H, et al. Première étude prospective, randomisée, en double aveugle contre placebo d'un extrait de houblon standardisé pour soulager les inconforts de la ménopause. Maturitas, 2006;54(2):164-175. DOI
- Bommer S, Klein P, Suter A. Première preuve de la tolérance et de l'efficacité de la sauge chez les femmes ménopausées souffrant de bouffées de chaleur. Advances in Therapy, 2011;28(6):490-500. DOI
- Brooks NA, Wilcox G, Walker KZ, et al. Les effets favorables de la maca sur les symptômes psychologiques et la fonction sexuelle de femmes ménopausées ne sont pas liés à une teneur en estrogènes ou en androgènes. Menopause, 2008;15(6):1157-1162. DOI
- Triadafilopoulos G, Finlayson M, Grellet C. Troubles du transit chez les femmes ménopausées. Women and Health, 1998;27(4):55-66. DOI
- Shaw N, Abbott R, Pettinger C. Volume et caractéristiques de la recherche sur les symptômes digestifs de la périménopause et de la postménopause naturelles : revue de la portée. Women's Health (London), 2025;21:17455057251387470. DOI



