Quand on souhaite un enfant, on aimerait des réponses claires et des leviers concrets. Entre les conseils contradictoires et les promesses des compléments « fertilité », il est difficile de savoir ce qui aide vraiment. Ce guide fait le point honnêtement, pour l'homme comme pour la femme, sur ce qui compte réellement pour mettre toutes les chances de son côté.
Nous verrons comment fonctionne la fertilité, quand consulter, comment repérer la fenêtre fertile, les leviers de mode de vie qui font la différence, la nutrition préconception, la qualité du sperme, et ce que valent les compléments, preuves à l'appui. Un principe avant tout : ce guide accompagne une démarche naturelle, il ne remplace jamais un avis médical, et la difficulté à concevoir est fréquente et n'est pas une faute.
Un complément pensé pour accompagner la femme dans son projet de conception, à intégrer à une bonne hygiène de vie et au suivi de son médecin.
Un complément pour accompagner l'homme dans le projet de conception, en complément d'une hygiène de vie favorable et d'un avis médical.
Pour augmenter ses chances de concevoir, l'essentiel se joue sur le timing et le mode de vie : repérer la fenêtre fertile et avoir des rapports tous les 1 à 2 jours, viser un poids sain, arrêter le tabac, limiter l'alcool et le stress, pour les deux partenaires. Côté nutrition, les folates en préconception sont les mieux établis chez la femme (Gaskins, Am J Obstet Gynecol, 2018), et une alimentation saine soutient la fertilité des deux. Côté compléments, soyons honnêtes : les antioxydants chez l'homme pourraient aider mais avec une certitude faible (de Ligny, Cochrane, 2022), et la maca n'a pas d'effet démontré sur le sperme (Lee, Front Pharmacol, 2022). Le soja, lui, ne nuit pas à la fertilité (Gaskins, 2018). Surtout : consultez en cas de difficulté, le bilan concerne le couple.
- Comprendre la fertilité
- Quand consulter
- Les principales causes de difficultés
- Les leviers prouvés du couple
- La fenêtre de fertilité et le bon timing
- Fertilité féminine : la nutrition préconception
- Fertilité masculine : la qualité du sperme
- Compléments : ce que disent vraiment les études
- Les mythes à déconstruire
- Votre plan préconception sur 3 mois
- Le parcours médical en bref
- Quand consulter sans tarder
- Questions fréquentes
1. Comprendre la fertilité
Concevoir suppose la rencontre d'un ovule et d'un spermatozoïde au bon moment. Chez la femme, un ovule est libéré à chaque cycle, lors de l'ovulation. Chez l'homme, la production de spermatozoïdes (la spermatogenèse) est continue et dure environ 74 jours, soit près de 3 mois, un détail important quand on cherche à améliorer la qualité du sperme.
Côté féminin, le cycle menstruel orchestre le tout. En première partie de cycle, l'hormone FSH fait mûrir un follicule, tandis que les œstrogènes montent. Un pic de l'hormone LH déclenche alors l'ovulation, vers le milieu du cycle. En seconde partie, la progestérone prépare la muqueuse utérine à une éventuelle nidation. C'est cet équilibre hormonal qui rend l'ovulation régulière, et c'est lui que perturbent le stress, le surpoids ou certains troubles comme le SOPK.
Quelques repères rassurants : la plupart des couples qui ont des rapports réguliers conçoivent dans l'année. Quand ce n'est pas le cas, c'est fréquent et cela ne signifie pas un échec personnel : on estime qu'environ 1 couple sur 6 rencontre des difficultés à un moment. Et dans ces situations, la cause est aussi souvent masculine que féminine, parfois les deux, parfois inexpliquée. D'où l'importance d'aborder le sujet en couple, sans culpabilité.
2. Quand consulter
Le délai habituel avant de consulter est de 12 mois d'essais réguliers, ramené à 6 mois si la femme a plus de 35 ans, car la fertilité féminine diminue plus vite à partir de cet âge. Consultez aussi plus tôt en cas de cycles très irréguliers, d'absence de règles, d'antécédents gynécologiques ou de facteurs de risque connus. Le bilan évalue toujours les deux partenaires : il n'y a aucune raison de tout faire reposer sur l'un ou l'autre.
3. Les principales causes de difficultés à concevoir
Comprendre les causes possibles aide à dédramatiser et à savoir quand consulter. Aucune de ces situations ne se règle avec un complément : elles relèvent d'un diagnostic et d'une prise en charge médicale.
Chez la femme, les causes les plus fréquentes sont :
- Les troubles de l'ovulation, en particulier le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l'une des premières causes d'infertilité féminine, qui rend l'ovulation irrégulière ou absente.
- L'endométriose, présence de tissu semblable à la muqueuse utérine hors de l'utérus, qui peut gêner la fertilité et provoquer des douleurs.
- Les trompes bouchées ou abîmées, souvent à la suite d'une infection.
- Les fibromes ou anomalies utérines, selon leur taille et leur localisation.
- La réserve ovarienne et l'âge : le stock d'ovules diminue avec le temps, ce que reflète en partie l'hormone AMH. La fertilité chute plus vite après 35 ans.
Chez l'homme, les causes tournent surtout autour de la qualité du sperme, évaluée par le spermogramme :
- une oligospermie (spermatozoïdes peu nombreux), une asthénospermie (mobilité réduite), une tératospermie (trop de formes anormales), voire une azoospermie (absence de spermatozoïdes) ;
- une varicocèle, fréquente et parfois corrigeable ;
- des causes hormonales, infectieuses, génétiques, ou liées au mode de vie (chaleur, tabac).
Dans une part des couples, l'infertilité est mixte (les deux partenaires) ou reste inexpliquée malgré un bilan complet. C'est précisément pour faire la part des choses qu'un avis médical est indispensable : il oriente vers la bonne solution, là où les conseils généraux montrent leurs limites.
4. Les leviers prouvés du couple
Avant tout complément, c'est l'hygiène de vie du couple qui pose les bases. Les facteurs les plus pertinents :
- Le poids : le surpoids comme la maigreur excessive peuvent perturber l'ovulation chez la femme et la qualité du sperme chez l'homme. Viser un poids sain est utile pour les deux.
- Le tabac : nocif pour la fertilité féminine et masculine (et pour la grossesse) ; l'arrêt est l'un des gestes les plus importants.
- L'alcool et la caféine : par prudence, à limiter pendant les essais ; l'alcool est à éviter dès le début de grossesse.
- Le sommeil et le stress : un sommeil suffisant et une gestion du stress soutiennent l'équilibre hormonal et le bien-être du couple.
Soyons honnêtes sur le niveau de preuve : une revue Cochrane note que les programmes de conseils sur le mode de vie n'ont, à ce jour, qu'un effet incertain sur le nombre de naissances, faute d'essais de qualité (Boedt, Cochrane, 2021). Cela ne veut pas dire que ces facteurs sont sans importance : le tabac, l'obésité ou l'alcool restent des facteurs de risque reconnus. Cela invite simplement à la mesure : on agit sur ce qui est sous notre contrôle, sans culpabiliser ni en attendre des miracles.
5. La fenêtre de fertilité et le bon timing
On sous-estime l'importance du timing. Les spermatozoïdes survivent plusieurs jours dans les voies génitales féminines, mais l'ovule n'est fécondable que pendant environ 24 heures. La fenêtre fertile couvre donc les 5 jours précédant l'ovulation et le jour de l'ovulation.
Comment la repérer ? Plusieurs repères, à combiner :
- La durée du cycle : l'ovulation survient environ 14 jours avant les règles suivantes (donc vers le 14e jour d'un cycle de 28 jours, mais cela varie).
- La glaire cervicale : elle devient plus abondante, claire et filante autour de l'ovulation.
- Les tests d'ovulation urinaires, qui détectent le pic de l'hormone LH.
En pratique, le plus simple est d'avoir des rapports tous les 1 à 2 jours pendant la fenêtre fertile, sans transformer cela en contrainte. Inutile de « garder » des rapports : une fréquence régulière donne de meilleurs résultats qu'une longue abstinence suivie d'un seul rapport.
Des outils peuvent aider à repérer l'ovulation : applications de suivi du cycle, courbe de température au réveil, ou tests urinaires d'ovulation. Mais attention à ne pas transformer la conception en source d'angoisse : ces repères sont des aides, pas des obligations, et le sur-contrôle peut peser sur le couple. L'objectif est d'augmenter les occasions, pas de viser un instant unique « parfait ».
6. Fertilité féminine : la nutrition préconception
La préconception, c'est-à-dire les mois qui précèdent la grossesse, est une fenêtre clé. Le geste le plus consensuel :
La supplémentation en acide folique, en particulier à des doses supérieures à celles recommandées pour la prévention des anomalies du tube neural, est associée de façon constante à une moindre infertilité, un moindre risque de fausse couche et un meilleur succès des traitements.
Gaskins AJ, Chavarro JE. Am J Obstet Gynecol 2018;218(4):379-389. DOI : 10.1016/j.ajog.2017.08.010
Concrètement, chez la femme qui a un projet de grossesse : une supplémentation en folates (vitamine B9) est recommandée en amont, à la dose conseillée par le médecin, pour la santé du futur bébé et la fertilité. À cela s'ajoutent, selon les besoins, le fer et la vitamine D en cas de carence (la vitamine D n'apporte pas de bénéfice si le statut est normal), et l'iode. Une alimentation saine (légumes, fruits, céréales complètes, poissons, légumineuses) et un poids stable soutiennent la régularité du cycle. Notre complément Fertilité féminine s'inscrit dans cette logique d'accompagnement, en complément du suivi médical. Pour le confort du cycle, vous pouvez aussi explorer la feuille de framboisier.
Selon la situation, d'autres pistes nutritionnelles sont discutées avec le médecin. En cas de SOPK, le myo-inositol est souvent proposé pour soutenir l'ovulation et l'équilibre métabolique ; là encore, soyons honnêtes : une revue Cochrane juge les preuves incertaines sur les chances de grossesse (Showell, Cochrane, 2018). L'iode et un statut thyroïdien correct comptent aussi pour la fertilité. Enfin, la coenzyme Q10 est parfois évoquée pour la qualité ovocytaire après 35 ans, mais les données restent limitées : à envisager seulement avec un avis médical, jamais comme une promesse.
Un complément à intégrer à une alimentation équilibrée et au suivi de votre médecin, dans votre projet de conception.
Découvrir Fertilité féminine →7. Fertilité masculine : la qualité du sperme
La moitié des difficultés de conception ont une composante masculine : la qualité du sperme (concentration, mobilité, forme des spermatozoïdes) compte autant que la fertilité féminine. Bonne nouvelle : comme la spermatogenèse dure environ 3 mois, des changements ont le temps d'agir sur cette période. Les leviers :
- Arrêter le tabac et limiter l'alcool, délétères pour les spermatozoïdes.
- Viser un poids sain et bouger, sans surentraînement.
- Limiter la chaleur : bains très chauds, sauna fréquent, ordinateur posé longtemps sur les genoux, sous-vêtements trop serrés.
- Une alimentation riche en antioxydants (fruits, légumes, poissons), et selon les cas un apport en zinc et sélénium, impliqués dans la fonction des spermatozoïdes.
Sur les compléments antioxydants, restons honnêtes (voir la section suivante) : ils pourraient aider, mais les preuves sont incertaines. Notre complément Fertilité masculine accompagne cette démarche, en complément de l'hygiène de vie et d'un avis médical. Pour la vitalité masculine au sens large, voyez aussi notre guide augmenter sa testostérone naturellement et notre article sur le zinc.
Bon à savoir : les paramètres du sperme fluctuent naturellement d'un prélèvement à l'autre. Un spermogramme anormal n'est donc pas une sentence : il doit être recontrôlé à distance, en général après quelques semaines, avant toute conclusion. Une alimentation riche en oméga-3 et en antioxydants s'inscrit dans une démarche favorable, sans en attendre de miracle.
Parmi les nutriments étudiés pour le sperme, on retrouve le zinc et le sélénium (impliqués dans la fonction des spermatozoïdes), ainsi que des antioxydants comme la coenzyme Q10 et la L-carnitine : ils pourraient aider, mais avec des preuves encore incertaines, comme le souligne la revue Cochrane sur les antioxydants. Sur le plan médical, une varicocèle peut être recherchée par un médecin et, dans certains cas, corrigée pour améliorer la qualité du sperme. Là encore, le bilan prime sur l'automédication.
8. Compléments : ce que disent vraiment les études
Voici un panorama honnête, sans survente. Les compléments peuvent être un appoint d'une bonne hygiène de vie, jamais un traitement de l'infertilité.
| Piste | Niveau de preuve | À retenir |
|---|---|---|
| Folates (femme) | Bien établi en préconception | Recommandés avant et en début de grossesse ; dose selon le médecin. |
| Antioxydants (homme) | Bénéfice possible, certitude faible (Cochrane 2022) | Appoint envisageable, sans garantie ; à discuter avec un médecin. |
| Oméga-3 (femme) | Piste favorable (Gaskins 2018) | Une alimentation riche en poissons gras est de toute façon utile. |
| Zinc / sélénium (homme) | Impliqués, surtout si carence | Utiles via l'alimentation ; supplémentation ciblée si besoin. |
| Vitamine D | Utile seulement si carence (Gaskins 2018) | Pas de bénéfice si le statut est normal. |
| Maca | Effet non démontré sur le sperme (Lee 2022) | Intéressante pour la libido, pas prouvée sur la fertilité. |
| Myo-inositol (femme, SOPK) | Preuves incertaines (Showell, Cochrane, 2018) | Parfois proposé pour l'ovulation en cas de SOPK ; à voir avec le médecin. |
| Coenzyme Q10 | Données limitées | Parfois évoquée (ovocyte, sperme) ; à ne pas surestimer. |
| L-carnitine (homme) | Bénéfice possible, incertain | Antioxydant étudié pour la mobilité du sperme. |
Au global, les compléments « fertilité » sérieux reposent sur ces briques (folates, antioxydants, zinc, sélénium, oméga-3), à intégrer dans une démarche d'ensemble. La maca peut accompagner la libido et l'énergie du couple, sans promesse sur la conception (nous le détaillons dans notre article maca et fertilité). Retrouvez nos compléments dédiés dans la collection libido et fertilité.
9. Les mythes à déconstruire
« Le soja nuit à la fertilité »
Soja et produits laitiers ne sont pas associés de façon constante à une moindre fertilité ; le soja pourrait même aider en parcours d'aide médicale (Gaskins 2018).
« Il faut rester allongée après un rapport »
Aucune preuve qu'une position particulière ou rester allongée améliore les chances de conception. Inutile de s'imposer ces contraintes.
« Une longue abstinence améliore le sperme »
Au contraire, des rapports réguliers valent mieux qu'une longue abstinence suivie d'un seul rapport au moment supposé idéal.
« Ce complément va débloquer une grossesse »
Aucun complément ne traite l'infertilité ni ne garantit une conception. Ils sont un appoint, jamais un substitut au bilan médical.
10. Votre plan préconception sur 3 mois
11. Le parcours médical en bref
Si vous consultez pour des difficultés à concevoir, le médecin propose d'abord un bilan du couple : examen et analyses hormonales chez la femme, échographie, et spermogramme chez l'homme, entre autres. L'objectif est d'identifier une éventuelle cause (ovulation, trompes, sperme, ou cause inexpliquée).
Selon les résultats, plusieurs options d'aide médicale à la procréation existent : stimulation ovarienne, insémination intra-utérine ou fécondation in vitro (FIV). Chacune répond à des situations précises et relève d'une décision médicale, accompagnée. Le rôle de ce guide s'arrête ici : l'hygiène de vie et la nutrition préparent le terrain et accompagnent le parcours, mais c'est l'équipe médicale qui oriente la prise en charge.
12. Quand consulter sans tarder
Vous essayez depuis 12 mois (ou 6 mois si la femme a plus de 35 ans) sans grossesse ; vos cycles sont absents, très irréguliers ou douloureux ; vous avez des antécédents (chirurgie pelvienne, infection sexuellement transmissible, endométriose, traitement lourd) ; ou vous avez simplement besoin d'être rassurés et accompagnés. La difficulté à concevoir est fréquente et se prend en charge : un médecin ou un gynécologue est le bon interlocuteur, et plus tôt vaut mieux que tard.
Enfin, un mot sur le vécu : essayer de concevoir, surtout quand cela prend du temps, peut être éprouvant pour le moral et pour le couple. Vous n'êtes pas seuls, et chercher du soutien (auprès du médecin, d'un psychologue ou d'une association) n'a rien d'excessif. Prendre soin de la relation et de son bien-être fait partie du chemin, autant que les conseils pratiques de ce guide.
Questions fréquentes
Comment augmenter ses chances de tomber enceinte naturellement ?
Les leviers les plus utiles relèvent du mode de vie et du bon timing : repérer la fenêtre fertile (ovulation) et avoir des rapports réguliers, viser un poids sain, arrêter le tabac, limiter l'alcool, gérer le stress, et soigner l'alimentation des deux partenaires. Chez la femme, une supplémentation en folates avant la grossesse est recommandée. Les compléments ont un effet au mieux modeste, et l'avis d'un médecin reste essentiel.
Au bout de combien de temps d'essais faut-il consulter ?
En général, on conseille de consulter après 12 mois de rapports réguliers sans grossesse, ou après 6 mois si la femme a plus de 35 ans, ou plus tôt en cas d'antécédents. Le bilan concerne les deux partenaires. Ne tardez pas à demander un avis médical : le temps compte, surtout avec l'âge.
Quand a-t-on le plus de chances de tomber enceinte ?
Les jours les plus fertiles sont les quelques jours précédant l'ovulation et le jour de l'ovulation elle-même. C'est la fenêtre fertile. Des rapports tous les 1 à 2 jours pendant cette période maximisent les chances.
À quelle fréquence faut-il avoir des rapports ?
Avoir des rapports tous les 1 à 2 jours, en particulier autour de l'ovulation, offre les meilleures chances. Inutile de viser une fréquence extrême ou, à l'inverse, d'espacer trop longtemps : la régularité prime.
Quels nutriments soutiennent la fertilité ?
Côté femme, les folates en préconception sont les mieux établis (Gaskins, Am J Obstet Gynecol, 2018), avec le fer et la vitamine D si carence. Côté homme, le zinc, le sélénium et certains antioxydants sont étudiés. Avant tout, une alimentation saine (poissons, légumes, fruits, céréales complètes) soutient la fertilité des deux partenaires.
Les folates (acide folique) servent-ils à la fertilité ?
La supplémentation en folates avant et en début de grossesse est recommandée pour prévenir les anomalies du tube neural, et elle est associée à une meilleure fertilité et à moins de fausses couches (Gaskins, 2018). C'est l'un des points nutritionnels les mieux établis ; parlez-en à votre médecin pour la dose adaptée.
Les compléments antioxydants améliorent-ils la fertilité masculine ?
Peut-être, mais les preuves sont incertaines. Une revue Cochrane de 90 études conclut que les antioxydants pourraient améliorer les taux de grossesse et de naissance chez les couples avec infertilité masculine, mais avec une certitude faible à très faible (de Ligny, Cochrane, 2022). À considérer comme un appoint possible, pas une garantie, et à discuter avec un médecin.
La maca améliore-t-elle la fertilité ?
Les données sont limitées. Une méta-analyse n'a pas montré d'effet clair de la maca sur la qualité du sperme, faute d'études suffisantes (Lee, Front Pharmacol, 2022). La maca reste appréciée pour la libido et l'énergie ; son intérêt sur la fertilité n'est pas démontré.
Le soja nuit-il à la fertilité ?
Non. Contrairement à une idée reçue, le soja et les produits laitiers ne sont pas associés de façon constante à une moindre fertilité ; le soja pourrait même être bénéfique chez les femmes en parcours d'aide médicale (Gaskins, 2018). Vous pouvez en consommer dans le cadre d'une alimentation équilibrée.
L'alcool et le café réduisent-ils la fertilité ?
Les preuves d'un effet d'une consommation modérée sont moins solides qu'on ne le pensait (Gaskins, 2018). Par prudence, mieux vaut limiter l'alcool et la caféine quand on cherche à concevoir, et éviter l'alcool dès le début de grossesse.
Le surpoids influence-t-il la fertilité ?
Le surpoids comme la maigreur excessive peuvent perturber le cycle et réduire la fertilité, chez la femme comme chez l'homme. Viser un poids sain fait partie des leviers utiles, même si les essais d'accompagnement restent de qualité modeste (Boedt, Cochrane, 2021).
La chaleur affecte-t-elle la fertilité masculine ?
La production de spermatozoïdes est sensible à la chaleur. Les expositions prolongées (bains très chauds, sauna fréquent, ordinateur posé sur les genoux longtemps) peuvent temporairement altérer la qualité du sperme. Privilégier des sous-vêtements non serrants et éviter les sources de chaleur excessive est un geste simple.
Combien de temps faut-il pour améliorer la qualité du sperme ?
La production d'un spermatozoïde prend environ 74 jours, soit près de 3 mois. Les changements d'hygiène de vie (arrêt du tabac, perte de poids, alimentation) mettent donc plusieurs mois à se refléter dans un spermogramme.
L'âge joue-t-il sur la fertilité ?
Oui. La fertilité féminine diminue nettement après 35 ans, et la fertilité masculine décline aussi plus progressivement avec l'âge. C'est pourquoi on conseille de consulter plus tôt (après 6 mois) quand la femme a plus de 35 ans.
Le stress empêche-t-il de tomber enceinte ?
Le stress chronique peut perturber le cycle et la libido, et le parcours de conception est lui-même source de stress. Gérer le stress (sommeil, activité, soutien) fait du bien au couple, sans être une cause unique ni une solution miracle.
Quand envisager une aide médicale (PMA) ?
Après un bilan des deux partenaires, le médecin peut proposer, selon la cause, une stimulation ovarienne, une insémination ou une fécondation in vitro (FIV). C'est une décision médicale personnalisée. Consultez sans tarder en cas de difficulté à concevoir, surtout après 35 ans.
Le SOPK empêche-t-il de tomber enceinte ?
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une cause fréquente de troubles de l'ovulation, mais beaucoup de femmes concernées conçoivent, spontanément ou avec une aide médicale. La prise en charge (poids, parfois myo-inositol ou traitement d'induction de l'ovulation) relève du médecin, qui adapte selon votre situation.
L'endométriose rend-elle stérile ?
Non, l'endométriose ne rend pas systématiquement stérile, mais elle peut réduire la fertilité chez certaines femmes. Un suivi spécialisé permet d'évaluer son impact et les options possibles. Si vous avez des règles très douloureuses ou un diagnostic d'endométriose, parlez de votre projet de grossesse à votre médecin.
Qu'est-ce que la réserve ovarienne (AMH) ?
La réserve ovarienne désigne le stock d'ovules disponibles, qui diminue avec l'âge. L'hormone antimüllérienne (AMH), dosée dans le sang, en donne une estimation, complétée par l'échographie. C'est un paramètre que le médecin interprète dans son contexte, et non un verdict isolé.
Le myo-inositol aide-t-il en cas de SOPK ?
Le myo-inositol est souvent proposé en cas de SOPK pour soutenir l'ovulation et l'équilibre métabolique. Toutefois, une revue Cochrane juge les preuves incertaines quant aux chances réelles de grossesse (Showell, Cochrane, 2018). À envisager avec votre médecin, dans une prise en charge globale.
La varicocèle réduit-elle la fertilité masculine ?
La varicocèle (dilatation de veines autour du testicule) est fréquente et peut altérer la qualité du sperme chez certains hommes. Elle se recherche lors d'un bilan et peut, dans certains cas, être corrigée. Un urologue ou un médecin de la fertilité est le bon interlocuteur.
- Ovulation
- Libération d'un ovule par l'ovaire, qui marque la période la plus fertile du cycle.
- Fenêtre fertile
- Période la plus propice à la conception : les jours précédant l'ovulation et le jour de l'ovulation.
- Spermatogenèse
- Production des spermatozoïdes, qui dure environ 74 jours (près de 3 mois).
- Spermogramme
- Analyse du sperme évaluant concentration, mobilité et forme des spermatozoïdes.
- Folates (vitamine B9)
- Vitamine recommandée en préconception, importante pour la fertilité et le développement du futur bébé.
- Préconception
- Période précédant la grossesse, propice à préparer son hygiène de vie et sa nutrition.
- Réserve ovarienne
- Stock d'ovules d'une femme, qui diminue avec l'âge, surtout après 35 ans.
- PMA / AMP
- Aide médicale à la procréation : techniques médicales d'aide à la conception (stimulation, insémination, FIV).
- Glaire cervicale
- Sécrétion du col de l'utérus dont l'aspect change autour de l'ovulation, utile pour repérer la fenêtre fertile.
- SOPK
- Syndrome des ovaires polykystiques : trouble hormonal fréquent qui perturbe l'ovulation, cause courante d'infertilité féminine.
- Endométriose
- Présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus, pouvant gêner la fertilité.
- AMH
- Hormone antimüllérienne, marqueur sanguin reflétant en partie la réserve ovarienne.
- Varicocèle
- Dilatation de veines autour du testicule, cause fréquente et parfois traitable d'infertilité masculine.
- FSH et LH
- Hormones qui pilotent le cycle : la FSH fait mûrir le follicule, le pic de LH déclenche l'ovulation.
- Myo-inositol
- Composé proche des vitamines B, parfois proposé en cas de SOPK, avec des preuves encore incertaines.
- Gaskins AJ, Chavarro JE. Diet and fertility: a review. Am J Obstet Gynecol 2018;218(4):379-389. DOI : 10.1016/j.ajog.2017.08.010
- de Ligny W, Smits RM, Mackenzie-Proctor R, et al. Antioxidants for male subfertility. Cochrane Database Syst Rev 2022;5(5):CD007411. DOI : 10.1002/14651858.CD007411.pub5
- Boedt T, Vanhove AC, Vercoe MA, et al. Preconception lifestyle advice for people with infertility. Cochrane Database Syst Rev 2021;4(4):CD008189. DOI : 10.1002/14651858.CD008189.pub3
- Lee HW, Lee MS, Qu F, et al. Maca (Lepidium meyenii) on semen quality parameters: a systematic review and meta-analysis. Front Pharmacol 2022;13:934740. DOI : 10.3389/fphar.2022.934740
- Showell MG, Mackenzie-Proctor R, Jordan V, Hodgson R, Farquhar C. Inositol for subfertile women with polycystic ovary syndrome. Cochrane Database Syst Rev 2018;12(12):CD012378. DOI : 10.1002/14651858.CD012378.pub2








