Chute de cheveux d'automne : pourquoi elle arrive, combien de temps elle dure, et ce qui aide

Par L'équipe Nutrition•pro
Chute de cheveux d'automne : pourquoi elle arrive, combien de temps elle dure, et ce qui aide

L'équipe Nutrition•pro
Publié en septembre 2026
4 références PubMed vérifiées

Chaque année, à la même période, la brosse se remplit, la douche se bouche, et la question revient : est-ce que je perds mes cheveux ? La réponse, pour la grande majorité des gens, est non. Vous perdez les cheveux que votre corps avait programmés pour tomber en été, et qui tombent maintenant. C'est mesuré, c'est cyclique, et cela repousse.

Cet article explique le mécanisme tel qu'une étude de six ans sur 823 femmes l'a établi, donne les repères de durée et d'intensité, apprend à distinguer une chute saisonnière d'un autre problème, puis passe en revue ce que les études montrent pour accompagner le cycle : la kératine biodisponible, avec un essai randomisé de 90 jours, le zinc, la biotine et le fer. Et il dit quand commencer, parce que la chute d'automne a un avantage sur les autres : elle est prévisible.

★ NOTRE KÉRATINE • BIOTINE
Kératine Biotine Nutrition•pro, cheveux et ongles
Kératine • Biotine
Cynatine HNS 500 mg, la kératine biodisponible testée dans l'essai randomisé de 90 jours sur la chute, la croissance, la résistance et la brillance des cheveux, associée au zinc et à la biotine, ses cofacteurs. Une gélule par jour, la cure d'automne optimale.
Voir Kératine • Biotine
En bref

Le mécanisme. Chez 823 femmes suivies six ans, la proportion de cheveux en phase de repos est maximale en été et minimale en fin d'hiver. Un cheveu en repos tombe deux à trois mois plus tard : le pic de l'été devient la chute de septembre à novembre. La durée. Quatre à huit semaines, diffuse, sans zone dégarnie, puis retour à la normale. Les cheveux repoussent : le follicule est intact.

Ce qui aide. Une kératine biodisponible à 500 mg, testée 90 jours chez 50 femmes en double aveugle : chute, croissance, résistance et brillance significativement améliorées face au placebo. Le zinc, plus bas chez 312 patients qui perdent leurs cheveux, tous types confondus. La biotine, cofacteur de la synthèse de kératine. Le fer, à vérifier si la chute s'installe. Quand : dès début septembre, pour trois mois. Quand consulter : plus de trois mois, plaques, recul localisé, cuir chevelu irrité.

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Information. Cet article présente des études identifiées via PubMed et concerne la chute saisonnière, diffuse et transitoire. Une chute qui dure plus de trois mois, qui forme des plaques, qui recule les tempes ou éclaircit le sommet, ou qui s'accompagne d'un cuir chevelu irrité, relève d'un médecin ou d'un dermatologue. Le produit présenté est déconseillé sous anticoagulants.
823
Femmes suivies six ans, cycle saisonnier mesuré
2-3mois
Entre le pic de repos estival et la chute
90j
Essai randomisé sur la kératine biodisponible, 50 femmes
84 vs 98
Zinc sanguin, chute de cheveux contre témoins, µg/dl
Réponse rapide
La chute d'automne est normale et cyclique : chez 823 femmes suivies six ans, le pic de cheveux en repos est en été, et ces cheveux tombent deux à trois mois plus tard, de septembre à novembre. Elle dure quatre à huit semaines, reste diffuse, et les cheveux repoussent. Pour accompagner le cycle, une kératine biodisponible a un essai randomisé de 90 jours positif sur la chute, la croissance et la résistance, avec le zinc et la biotine en cofacteurs. Commencer début septembre, pour trois mois. Plus de trois mois, des plaques ou un recul localisé : consulter.
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Pourquoi l'automne : le cycle mesuré chez 823 femmes

Six ans de trichogrammes à l'hôpital universitaire de Zurich.

Un cheveu vit en trois temps : une phase de croissance, l'anagène, qui dure de deux à six ans ; une courte transition ; puis une phase de repos, le télogène, de deux à trois mois, au terme de laquelle il tombe, poussé par le nouveau cheveu qui se forme dessous. À tout moment, 10 à 15 % des cheveux sont en repos. La question de l'automne est simple : cette proportion varie-t-elle avec les saisons ?

L'équipe de dermatologie de l'hôpital universitaire de Zurich y a répondu de la façon la plus solide qui existe : en analysant pendant six ans les trichogrammes de femmes venues consulter pour une chute, après avoir exclu toutes celles qui avaient une maladie ou un traitement expliquant la chute. Il en est resté 823 femmes en bonne santé, la plus grande série jamais étudiée sur ce point.

Saison Proportion de cheveux en repos Ce qui en découle
Été Maximale Ces cheveux tombent deux à trois mois plus tard : septembre à novembre
Printemps Second pic, moins marqué Petite chute en début d'été
Fin d'hiver Minimale La densité est au plus haut : la repousse a fait son travail

Les auteurs concluent à une périodicité annuelle de la croissance et de la chute des cheveux, et notent que cela confirme les observations plus anciennes, mais pour la première fois sur un nombre représentatif de femmes. Le mécanisme sous-jacent est probablement lié à la lumière : les jours longs de l'été font basculer davantage de follicules en repos, une adaptation héritée d'ancêtres qui muaient.

Pourquoi c'est une bonne nouvelle

Ce qui tombe en octobre était déjà mort en juillet. Le cheveu en repos ne pousse plus, ne se nourrit plus, attend d'être remplacé. Rien de ce que vous faites en octobre ne peut le retenir, et rien n'a besoin de le retenir : sous chaque cheveu qui tombe, un nouveau pousse. La chute d'automne n'est pas une perte, c'est un renouvellement visible.

Et parce qu'elle découle d'un pic estival mesurable, elle est prévisible. C'est la seule chute de cheveux dont on connaît la date à l'avance, et cela change la façon de s'y préparer.

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Combien, combien de temps, et est-ce que ça repousse

Les repères chiffrés pour ne pas s'affoler.
Repère Valeur
Chute normale toute l'année 50 à 100 cheveux par jour, sur environ 100 000
Chute en automne Sensiblement plus, pendant quelques semaines, concentrée au shampooing et au brossage
Durée Quatre à huit semaines, pic fin septembre et octobre
Aspect Diffuse, sur tout le cuir chevelu, sans zone dégarnie
Repousse Immédiate sous chaque cheveu tombé ; visible en deux à trois mois ; densité maximale en fin d'hiver
Récurrence Chaque année, à la même période

La sensation est toujours plus forte que la réalité, pour une raison mécanique : on ne compte pas les cheveux qui tombent dans la journée, on les découvre par paquets dans la douche et la brosse, où plusieurs jours s'additionnent. Un test simple : passer les doigts dans les cheveux propres et secs, de la racine aux pointes, sur trois zones. Quelques cheveux dans la main, c'est normal ; une dizaine à chaque passage, pendant plus de deux mois, mérite un avis.

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Saisonnier ou autre chose : les signes qui distinguent

La chute d'automne a une signature ; ce qui s'en écarte se consulte.
Chute saisonnière Autre chose
Répartition Diffuse, partout Plaques, tempes, sommet, raie qui s'élargit
Durée Quatre à huit semaines Plus de trois mois, ou qui s'aggrave
Cuir chevelu Normal Démangeaisons, rougeur, squames, douleur
Déclencheur La saison, chaque année Accouchement, régime sévère, opération, fièvre, nouveau médicament, choc
Autres signes Aucun Fatigue, ongles cassants, règles abondantes, frilosité, prise de poids
Ce qu'il faut faire Accompagner le cycle, attendre la repousse Médecin ou dermatologue, prise de sang
Les signes qui imposent une consultation

Une chute qui dure plus de trois mois. Des plaques sans cheveux, même petites. Un recul des tempes ou un éclaircissement du sommet qui progresse, chez l'homme comme chez la femme. Un cuir chevelu qui démange, rougit ou desquame. Une chute brutale après un événement, accouchement, régime, opération, fièvre, médicament. Des ongles ou une peau qui changent en même temps. Une fatigue inhabituelle ou des règles abondantes, qui orientent vers le fer ou la thyroïde. Dans ces cas, un médecin, et une prise de sang avec ferritine et thyroïde.

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La kératine biodisponible : l'essai de 90 jours

Cinquante femmes, double aveugle, chute, croissance, résistance et brillance mesurées.

Le cheveu est fait à 95 % de kératine, une protéine riche en acides aminés soufrés, cystéine en tête, qui lui donnent sa solidité. Le follicule qui fabrique un cheveu neuf a besoin de ces briques. Le problème de la kératine ordinaire, celle des plumes ou de la laine, est qu'elle est indigeste : ses acides aminés sont verrouillés par des ponts que l'intestin ne sait pas ouvrir. Les kératines solubilisées sont traitées pour rendre ces acides aminés absorbables, et c'est cette forme qui a été testée.

Un essai randomisé, en double aveugle, contre placebo, a inclus 50 femmes : 25 ont reçu pendant 90 jours deux gélules par jour de Cynatine HNS, une kératine solubilisée à 500 mg associée à des vitamines et minéraux, 25 des gélules identiques de placebo.

Ce qui a été mesuré Résultat, kératine contre placebo
Chute des cheveux Amélioration statistiquement significative
Croissance Amélioration statistiquement significative
Résistance de la fibre Amélioration statistiquement significative
Composition en acides aminés, brillance Améliorées
Solidité et aspect des ongles Améliorés significativement
Enregistrement Essai enregistré, numéro EudraCT public

Les auteurs concluent que Cynatine HNS est un complément efficace pour améliorer les cheveux et les ongles en 90 jours ou moins. Le fait que la chute, la croissance et la résistance bougent ensemble est cohérent avec le mécanisme : apporter la matière première au follicule qui fabrique le cheveu neuf, au moment où il le fabrique.

Sur la source, et sur ce que l'essai ne dit pas

L'un des auteurs est affilié au fabricant de l'ingrédient, ce que nous signalons, comme pour la plupart des essais sur des ingrédients brevetés. L'essai est randomisé, en double aveugle, enregistré, et ses critères sont objectifs ; cela ne l'annule pas. L'effectif, 50 femmes, est celui d'un essai de taille modeste, et il n'a pas été mené spécifiquement sur la chute saisonnière : il porte sur des femmes avec des cheveux et des ongles fragiles, ce qui est le terrain sur lequel la chute d'automne se voit le plus.

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Zinc, biotine, fer : les cofacteurs

Ce qui permet au follicule d'utiliser la kératine qu'on lui apporte.

Le zinc : 312 patients, 30 témoins

Le zinc intervient dans la division des cellules du follicule, parmi les plus rapides du corps, et dans les enzymes qui assemblent la kératine. Une équipe de dermatologie coréenne a dosé le zinc sanguin de 312 patients souffrant de quatre types de chute de cheveux et de 30 témoins.

Groupe Zinc sanguin Résultat
Témoins sans chute 97,9 µg/dl Référence
Tous les patients avec chute 84,3 µg/dl Significativement plus bas, p = 0,002
Chaque type de chute, séparément Plus bas dans les quatre Le zinc est bas quel que soit le type de chute
Chute diffuse télogène, la plus proche de la saisonnière Zinc sous 70 µg/dl plus fréquent Significatif

Les auteurs concluent qu'une perturbation du métabolisme du zinc joue un rôle clé dans la chute de cheveux, en particulier la chute diffuse télogène. Le cuivre, lui, ne différait pas. C'est une étude d'association, pas un essai de supplémentation ; elle dit que le zinc manque chez ceux qui perdent leurs cheveux, et que le follicule en a besoin.

La biotine : le cofacteur de la kératine

La biotine, vitamine B8, est le cofacteur des enzymes qui fabriquent la kératine. La revue de référence sur les vitamines et la chute de cheveux, publiée dans Dermatology and Therapy par une équipe incluant Antonella Tosti, l'une des spécialistes mondiales du cheveu, rappelle que sa carence donne des cheveux fins et une chute, que le bénéfice de la supplémentation est le plus net quand l'apport est insuffisant, et que des essais plus larges sont attendus pour la population générale. Sa place dans une formule est logique : elle est le cofacteur de l'actif principal. Notre guide de la biotine détaille dosages et limites.

Le fer : le chiffre à regarder si ça dure

La même revue identifie le fer comme le nutriment dont le manque est le plus souvent associé à une chute diffuse, surtout chez la femme, et la ferritine, sa forme de réserve, comme le premier chiffre à regarder. Une chute d'automne qui ne se calme pas peut cacher une réserve trop basse, en particulier avec des règles abondantes ou une alimentation pauvre en viande. Notre article sur la ferritine et la chute de cheveux donne le taux à viser.

La logique de l'association
La kératine apporte les briques. Le zinc et la biotine sont les outils qui permettent au follicule de les assembler. Une formule qui réunit les trois fournit la matière et les cofacteurs au moment où le follicule redémarre, ce qui est exactement ce qui se passe en automne sous chaque cheveu qui tombe.
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Quand commencer, et la routine des semaines de chute

La seule chute dont on connaît la date à l'avance.

Parce qu'elle découle d'un pic estival mesuré, la chute d'automne se prépare. Le follicule qui redémarre en septembre a besoin de ses matériaux en septembre, pas en novembre quand la chute est déjà visible. L'essai sur la kératine a duré 90 jours : une cure de septembre à novembre couvre la fenêtre de chute et le début de la repousse. Commencer en octobre reste utile, la repousse se prolongeant tout l'hiver.

Quand Ce qui se passe Ce qu'il faut faire
Début septembre Les cheveux passés en repos en été commencent à se détacher Démarrer la cure : kératine, zinc, biotine, une gélule par jour
Fin septembre, octobre Pic de chute, brosse et douche pleines Continuer, douceur mécanique, ne pas paniquer : c'est prévu
Novembre La chute se calme, les cheveux neufs sont sous le cuir chevelu Terminer les trois mois ; les premiers signes se voient dans la brosse
Décembre à février Repousse visible, densité qui remonte, minimum de repos en fin d'hiver Vérifier la ferritine si la chute n'a pas cédé

La routine des semaines de chute

  • Ne pas espacer les shampooings : un lavage n'arrache pas un cheveu vivant, il fait tomber ceux qui étaient déjà détachés. Espacer les concentre, ce qui impressionne davantage pour le même nombre.
  • Douceur mécanique : brushings moins chauds, pas de coiffures serrées, colorations décalées de quelques semaines. La chute est inévitable ; la casse, elle, s'évite.
  • Masser le cuir chevelu : sans risque, agréable, et la stimulation mécanique du follicule est le geste le plus ancien de la routine capillaire.
  • Dormir, et manger des protéines : le cheveu est une protéine, et le follicule est l'un des tissus les plus sensibles au manque de sommeil et au stress de la rentrée, qui peut prolonger la chute.

Que faire concrètement

Les quatre repères
Repère 1
Vérifier la signature saisonnièreDiffuse, sans plaque, cuir chevelu normal, pas d'événement déclencheur, même période que l'an dernier. Si un critère manque, c'est un avis médical, pas une cure.
Repère 2
Commencer début septembre, pour trois moisLa durée de l'essai sur la kératine et le temps qu'un cheveu neuf devienne visible. Une gélule par jour, avec un verre d'eau. En octobre, c'est encore le bon moment.
Repère 3
Protéger de la casse pendant la chuteChaleur modérée, pas de traction, colorations décalées. La chute est programmée, la casse ne l'est pas. Les shampooings ne s'espacent pas.
Repère 4
Si ça dure en décembre, une prise de sangFerritine et thyroïde d'abord. Une chute saisonnière qui ne cède pas au bout de trois mois n'est plus saisonnière, et la cause se trouve le plus souvent dans le sang.
Le bon réflexe selon votre situation
Chute diffuse depuis quelques semaines, chaque automne, cuir chevelu normal
Saisonnière : cure de trois mois, douceur mécanique, et patience, ça repousse
Vous savez que vous perdez vos cheveux chaque rentrée
Commencez la cure début septembre, avant le pic : c'est la seule chute prévisible
Cheveux fins et cassants toute l'année, pire en automne
Le profil de l'essai sur la kératine : résistance et brillance en 90 jours
Plaques, tempes qui reculent, raie qui s'élargit
Ce n'est pas saisonnier : dermatologue
Chute après un accouchement, un régime, une opération
Chute réactionnelle : médecin, prise de sang, la cure accompagne mais ne remplace pas le bilan
Chute qui dure encore en décembre
Ferritine et thyroïde : la cause est le plus souvent dans le sang
Cuir chevelu qui démange, rougit, desquame
Dermatologue : une chute avec cuir chevelu irrité a une autre cause
Traitement anticoagulant
La formule présentée est déconseillée ; parlez-en au pharmacien

Questions fréquentes

Comprendre

Pourquoi perd-on plus de cheveux en automne ?

Parce que le cheveu a un cycle et que ce cycle suit les saisons. Une étude de l'hôpital universitaire de Zurich a analysé pendant six ans les trichogrammes de 823 femmes en bonne santé et retrouve une périodicité annuelle nette : la proportion de cheveux en phase télogène, la phase de repos qui précède la chute, est maximale en été, et minimale en fin d'hiver. Un cheveu en télogène tombe deux à trois mois plus tard. Le pic estival de repos devient donc un pic de chute de septembre à novembre.

Combien de cheveux perd-on par jour normalement ?

Entre 50 et 100 par jour, ce qui correspond au renouvellement naturel d'environ 100 000 cheveux dont 10 à 15 % sont en repos à tout moment. En automne, ce chiffre peut augmenter sensiblement pendant quelques semaines, et la sensation est amplifiée parce que la chute se voit surtout au shampooing et au brossage, quand plusieurs jours de cheveux tombent d'un coup.

Combien de temps dure la chute saisonnière ?

Quatre à huit semaines dans la plupart des cas, avec un pic vers la fin septembre et le mois d'octobre, puis un retour progressif à la normale. Une chute qui se prolonge au-delà de trois mois, qui s'aggrave, ou qui laisse apparaître le cuir chevelu par endroits n'est plus une chute saisonnière et appelle un avis médical.

Est-ce grave ? Les cheveux repoussent-ils ?

Non, ce n'est pas grave, et oui, ils repoussent. La chute saisonnière est une chute dite télogène : le cheveu tombe en fin de cycle, mais le follicule est intact et entame un nouveau cycle. Les cheveux qui tombent en octobre sont remplacés par des cheveux qui poussent dès l'hiver. La densité se rétablit d'elle-même, et c'est ce que confirme le creux de télogène observé en fin d'hiver dans l'étude de Zurich.

Comment savoir si c'est saisonnier ou autre chose ?

La chute saisonnière est diffuse, sur tout le cuir chevelu, sans zone dégarnie, sans démangeaison ni douleur, et elle se calme en quelques semaines. Elle revient chaque année à la même période. À l'inverse, des plaques sans cheveux, un recul des tempes ou du sommet, un cuir chevelu qui gratte ou desquame, une chute qui dure plus de trois mois ou qui suit un événement précis, accouchement, régime sévère, maladie, médicament, évoquent une autre cause et se consultent.

Les hommes sont-ils concernés ?

Oui, le cycle saisonnier existe chez l'homme aussi, même si l'étude de Zurich ne portait que sur des femmes. Chez l'homme, la difficulté est de ne pas confondre une chute saisonnière avec le début d'une chute androgénétique, qui touche les tempes et le sommet et ne se calme pas. Une chute diffuse qui revient chaque automne et se résout est saisonnière ; un recul localisé et progressif ne l'est pas.

Ce qui aide

Que montre la kératine sur la chute ?

Un essai randomisé en double aveugle contre placebo chez 50 femmes a testé pendant 90 jours une kératine biodisponible, Cynatine HNS à 500 mg, associée à des vitamines et minéraux. Les critères mesurés étaient la chute, la croissance, la résistance, la composition en acides aminés et la brillance des cheveux, ainsi que la solidité et l'aspect des ongles. Les femmes sous kératine ont montré des améliorations statistiquement significatives par rapport au placebo sur les cheveux et les ongles. Un auteur est affilié au fabricant de l'ingrédient.

Pourquoi une kératine biodisponible ?

Parce que la kératine ordinaire, celle des plumes ou de la laine, est indigeste : ses acides aminés soufrés sont verrouillés par des ponts disulfures que l'intestin ne sait pas ouvrir. Les kératines solubilisées comme Cynatine HNS sont traitées pour que ces acides aminés, cystéine en tête, soient absorbables et disponibles pour le follicule qui fabrique le cheveu. C'est la forme qui a été testée dans l'essai clinique, et c'est ce qui la distingue d'une kératine brute.

Que montre le zinc ?

Une étude coréenne a comparé le zinc sanguin de 312 patients souffrant de quatre types de chute de cheveux à celui de 30 témoins. Tous les groupes de chute avaient un zinc significativement plus bas, 84 contre 98 microgrammes par décilitre. Dans la chute diffuse télogène, celle qui ressemble à la chute saisonnière, la proportion de patients en dessous de 70 était significativement plus élevée. Les auteurs en concluent qu'une perturbation du métabolisme du zinc joue un rôle clé dans ces chutes. Le zinc intervient dans la division des cellules du follicule et la synthèse de kératine.

La biotine aide-t-elle vraiment ?

La biotine, vitamine B8, est le cofacteur des enzymes qui fabriquent la kératine, et la revue de référence sur les vitamines et la chute rappelle que sa carence donne des cheveux fins et une chute. Le bénéfice d'une supplémentation est le plus net quand l'apport est insuffisant, et les auteurs appellent à des essais plus larges. Sa place dans une formule est logique : elle est le cofacteur de l'actif principal, la kératine. Notre article dédié à la biotine détaille dosages et limites.

Et le fer ?

Le fer est le nutriment dont le manque est le plus souvent associé à une chute diffuse chez la femme, et la ferritine, sa forme de réserve, est le premier chiffre à regarder si la chute s'installe. Une chute saisonnière qui ne se calme pas peut cacher une réserve en fer trop basse, surtout chez une femme avec des règles abondantes ou une alimentation pauvre en viande. Notre article sur la ferritine et la chute de cheveux détaille le taux à viser.

En pratique

Quand commencer une cure d'automne ?

Début septembre, avant le pic. La chute d'automne est prévisible, puisqu'elle découle du pic de repos de l'été, et le follicule qui redémarre a besoin de ses matériaux au moment où il redémarre. L'essai sur la kératine a duré 90 jours ; une cure de septembre à novembre couvre exactement la fenêtre de chute et le début de la repousse. Commencer en octobre reste utile, la repousse se prolongeant tout l'hiver.

Combien de temps dure une cure ?

Trois mois, la durée de l'essai clinique sur la kératine et le temps qu'il faut pour qu'un cheveu neuf devienne visible. Les premiers signes, moins de cheveux dans la brosse, apparaissent souvent en trois à quatre semaines ; la densité et la brillance demandent deux à trois mois. Une cure de septembre à novembre ou d'octobre à décembre correspond au cycle.

Faut-il changer sa routine capillaire en automne ?

Doucement. Les cheveux qui tombent tomberaient de toute façon, un shampooing ne les arrache pas ; espacer les lavages ne change rien à la chute, il la concentre. En revanche, limiter les brushings très chauds, les coiffures serrées et les colorations agressives pendant les semaines de chute évite d'ajouter de la casse à la chute. Le cuir chevelu, lui, se masse volontiers : la stimulation mécanique est sans risque et agréable.

Le stress aggrave-t-il la chute d'automne ?

Le stress est l'une des causes classiques de chute télogène, et la rentrée en cumule souvent plusieurs : reprise du travail, rythme, sommeil plus court. Il ne crée pas la chute saisonnière, mais il peut s'y ajouter et la prolonger. Une chute d'automne qui traîne et coïncide avec une période difficile est un signal à écouter, sur le sommeil et la charge autant que sur les cheveux.

Quand consulter

Quels signes doivent faire consulter ?

Une chute qui dure plus de trois mois. Des plaques sans cheveux, même petites. Un recul des tempes ou un éclaircissement du sommet qui progresse. Un cuir chevelu qui démange, rougit ou desquame. Une chute brutale après un événement, accouchement, régime sévère, opération, fièvre, nouveau médicament. Des ongles ou une peau qui changent en même temps. Une fatigue inhabituelle ou des règles abondantes, qui orientent vers le fer ou la thyroïde. Dans ces cas, un médecin ou un dermatologue, et une prise de sang.

Que retenir sur la chute de cheveux d'automne ?

Qu'elle est normale, mesurée chez 823 femmes, et qu'elle découle du pic de repos des cheveux en été. Qu'elle dure quatre à huit semaines et que les cheveux repoussent. Qu'un essai randomisé de 90 jours montre l'effet d'une kératine biodisponible sur la chute, la croissance, la résistance et la brillance, que le zinc est plus bas chez les personnes qui perdent leurs cheveux et que la biotine est le cofacteur de la kératine. Que la cure se commence début septembre pour trois mois. Et qu'une chute qui dure, qui fait des plaques ou qui suit un événement se consulte.

Glossaire

Les termes de ce guide
Anagène
Phase de croissance du cheveu, de deux à six ans, pendant laquelle il pousse d'environ un centimètre par mois.
Télogène
Phase de repos de deux à trois mois au terme de laquelle le cheveu tombe, poussé par le nouveau cheveu qui se forme dessous.
Effluvium télogène
Chute diffuse et transitoire par passage simultané de nombreux cheveux en phase de repos ; la chute saisonnière en est la forme la plus douce.
Trichogramme
Examen au microscope d'une centaine de cheveux prélevés, permettant de compter la proportion en croissance et en repos.
Follicule
Structure du cuir chevelu qui fabrique le cheveu ; intact dans la chute saisonnière, il entame un nouveau cycle.
Kératine
Protéine riche en acides aminés soufrés qui constitue 95 % du cheveu et l'essentiel de l'ongle.
Kératine biodisponible, solubilisée
Kératine traitée pour que ses acides aminés soufrés soient absorbables par l'intestin ; forme testée dans l'essai clinique.
Cystéine
Acide aminé soufré dont les ponts donnent au cheveu sa solidité ; le plus abondant dans la kératine.
Ferritine
Protéine de réserve du fer, dont le dosage sanguin est le premier repère en cas de chute qui s'installe.
Chute androgénétique
Chute progressive et localisée, tempes et sommet, d'origine hormonale et génétique ; ne se calme pas avec les saisons.

Sources

Références de ce guide

Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.

  1. Kunz M, Seifert B, Trüeb RM. Saisonnalité de la chute des cheveux chez des femmes en bonne santé se plaignant d'une perte de cheveux. Dermatology, 2009;219(2):105-110. DOI
  2. Beer C, Wood S, Veghte RH. Essai clinique évaluant l'effet de Cynatine HNS sur les paramètres des cheveux et des ongles. The Scientific World Journal, 2014;2014:641723. Un auteur affilié au fabricant de l'ingrédient. DOI
  3. Kil MS, Kim CW, Kim SS. Analyse des concentrations sériques de zinc et de cuivre dans la chute de cheveux. Annals of Dermatology, 2013;25(4):405-409. DOI
  4. Almohanna HM, Ahmed AA, Tsatalis JP, Tosti A. Le rôle des vitamines et minéraux dans la chute de cheveux : une revue. Dermatology and Therapy, 2019;9(1):51-70. DOI

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir de l'étude de saisonnalité, de l'essai randomisé, de l'étude d'association et de la revue identifiés via PubMed, dont les références et liens DOI figurent ci-dessus. Nous avons rapporté ce que chaque étude a mesuré et à quel niveau de preuve, signalé l'affiliation industrielle d'un auteur de l'essai sur la kératine, et distingué la chute saisonnière, qui se résout, des chutes qui se consultent. Nous commercialisons une formule de kératine, zinc et biotine. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Une chute de cheveux qui dure plus de trois mois, qui forme des plaques, qui recule les tempes ou éclaircit le sommet, ou qui s'accompagne d'un cuir chevelu irrité relève d'un médecin ou d'un dermatologue. Le produit présenté est déconseillé aux personnes sous anticoagulants. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Dernière mise à jour : septembre 2026.

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