Glutamine et sport : immunité du sportif, intestin de l'athlète, ce que montrent les essais

Par L'équipe Nutrition•pro
Glutamine et sport : immunité du sportif, intestin de l'athlète, ce que montrent les essais

L'équipe Nutrition•pro
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Publié en octobre 2026
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4 références PubMed vérifiées
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Si vous courez des marathons, on vous a dit que la glutamine protège votre immunité après l'effort. L'idée a une origine précise, une étude d'Oxford de 1996, et une histoire qui mérite d'être racontée en entier, parce qu'elle finit ailleurs que là où elle a commencé.

Ce guide suit les essais dans l'ordre : l'étude qui a lancé l'hypothèse, l'essai de Copenhague qui l'a mise à l'épreuve, la revue qui l'a close, puis l'essai de Liverpool qui a ouvert un autre terrain, l'intestin de l'athlète pendant l'effort à la chaleur. Notre guide de la glutamine et de l'intestin traite du terrain digestif hors sport ; notre article sur la récupération, du muscle.

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En bref

1996, Oxford. 151 athlètes après marathon, ultramarathon ou aviron intensif : 81 % sans infection sous glutamine contre 49 % sous placebo, par questionnaire. L'hypothèse immunitaire est née. 2001, Copenhague. Dix athlètes, essai croisé en double aveugle, cellules immunitaires mesurées directement : la glutamine maintient le taux plasmatique et ne change rien aux lymphocytes, aux cellules NK ni aux hormones. 2008, Loughborough. La revue de référence conclut : la baisse de glutamine après l'effort n'est pas assez profonde pour compter ; peu de soutien pour l'immunité, le glycogène ou l'anticatabolisme.

2017, Liverpool. Un autre terrain : dix coureurs, une heure à 30 degrés, glutamine 0,25 à 0,9 g par kilo de masse maigre deux heures avant. La perméabilité intestinale baisse à toutes les doses, de façon dose-dépendante. C'est là que la glutamine du sportif a aujourd'hui ses données : l'intestin à la chaleur, à des doses de dizaines de grammes, pas l'immunité.

i
Information. Cet article présente des essais identifiés via PubMed, dont plusieurs sont petits et demandent confirmation. La glutamine ne prévient ni ne traite les infections. Des troubles digestifs à l'effort qui persistent, du sang dans les selles ou une perte de poids se discutent avec un médecin. En cas d'insuffisance rénale ou hépatique, avis médical avant toute prise.
81 vs 49%
Sans infection, glutamine contre placebo, Oxford 1996, par questionnaire
0
Effet sur les lymphocytes et cellules NK, Copenhague 2001
3
Doses testées sur l'intestin à la chaleur, Liverpool 2017, toutes efficaces
20-30g
En prise unique sans effet indésirable chez l'adulte sain
Réponse rapide
La glutamine ne protège pas l'immunité du sportif : l'étude de 1996 reposait sur des infections auto-déclarées, l'essai mécanistique de 2001 n'a trouvé aucun effet sur les cellules immunitaires, et la revue de référence a conclu que la baisse post-effort n'est pas assez profonde pour compter. Son terrain actuel est l'intestin pendant l'effort à la chaleur, où un essai montre une perméabilité réduite à 0,25 à 0,9 g par kilo de masse maigre pris deux heures avant. Des dizaines de grammes, en prise unique.
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1996 : l'étude qui a lancé l'hypothèse

Oxford, 151 athlètes, un questionnaire, et un résultat frappant.
Essai contrôlé, European Journal of Applied Physiology 1996

Le risque d'infection est accru chez les athlètes pratiquant un exercice prolongé et intense, et les cellules immunitaires semblent moins capables de se défendre après un tel effort. Le taux plasmatique de glutamine, carburant important des cellules immunitaires, est abaissé chez les athlètes après un exercice d'endurance, ce qui pourrait contribuer à l'immunosuppression apparente. Nous avons suivi les infections chez plus de 200 coureurs et rameurs : les taux étaient les plus bas chez les coureurs de demi-fond et les plus élevés après un marathon ou un ultramarathon et chez des rameurs d'élite en entraînement intensif. Dans la présente étude, des athlètes ont consommé deux boissons, de glutamine ou de placebo, immédiatement après et deux heures après l'effort, puis ont rempli un questionnaire sur les infections des sept jours suivants, 151 réponses. Le pourcentage d'athlètes ne rapportant aucune infection était considérablement plus élevé dans le groupe glutamine, 81 pour cent sur 72, que dans le groupe placebo, 49 pour cent sur 79.

Castell LM, Poortmans JR, Newsholme EA. Eur J Appl Physiol Occup Physiol 1996;73(5):488-490. DOI : 10.1007/BF00334429

Le raisonnement était élégant et le résultat spectaculaire : trente points d'écart sur les infections. C'est cette étude, et la revue que la même équipe a publiée deux ans plus tard, qui ont installé la glutamine dans les sacs de sport des coureurs d'endurance. Elle a aussi deux limites que ses auteurs n'ont pas cachées : les infections étaient auto-déclarées par questionnaire, sans mesure biologique, et l'étude ne mesurait pas ce que la glutamine faisait aux cellules immunitaires. La question suivante était donc : le mécanisme supposé existe-t-il ?

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2001 : l'essai qui l'a mise à l'épreuve

Copenhague, dix athlètes, les cellules immunitaires mesurées directement.
Essai croisé randomisé en double aveugle, American Journal of Physiology 2001

Dix athlètes masculins ont participé à une étude croisée, randomisée, contrôlée contre placebo et en double aveugle. Chacun a pédalé deux heures à 75 pour cent de sa consommation maximale d'oxygène, deux jours séparés, avec glutamine ou placebo administrés par voie orale pendant et jusqu'à deux heures après l'effort. L'effort a provoqué une neutrocytose et une hausse des lymphocytes en fin d'exercice, suivie d'une baisse de la plupart des sous-populations deux heures après. La glutamine a aboli la baisse post-effort de la glutamine plasmatique, mais n'a eu aucun effet sur le trafic lymphocytaire, l'activité des cellules NK et LAK, la prolifération des cellules T, les catécholamines, l'hormone de croissance, l'insuline ou le glucose. Cette étude ne soutient pas l'idée que la glutamine joue un rôle mécanistique dans les modifications immunitaires induites par l'exercice.

Krzywkowski K, Petersen EW, Ostrowski K, Kristensen JH, Boza J, Pedersen BK. Am J Physiol Cell Physiol 2001;281(4):C1259-C1265. DOI : 10.1152/ajpcell.2001.281.4.C1259

L'équipe de Bente Klarlund Pedersen, l'une des références mondiales de l'immunologie de l'exercice, a fait exactement ce qu'il fallait : donner la glutamine, vérifier qu'elle corrige bien le taux sanguin, puis regarder si les cellules immunitaires se comportent différemment. Le taux est corrigé. Les cellules ne changent pas. Le mécanisme que l'étude d'Oxford supposait n'existe pas dans ces conditions, ce qui rend le résultat de 1996 difficile à expliquer autrement que par ses limites de mesure.

3

2008 : la revue qui l'a close

Loughborough, et une phrase qui résume douze ans de recherches.
Revue, Journal of Nutrition 2008

Plusieurs études récentes de supplémentation indiquent que, bien que la concentration plasmatique de glutamine puisse être maintenue constante pendant et après un effort prolongé et intense, la glutamine n'empêche pas les modifications post-effort de plusieurs aspects de la fonction immunitaire. Bien que la glutamine soit essentielle à la prolifération lymphocytaire, sa concentration plasmatique ne baisse pas suffisamment après l'effort pour compromettre le rythme de prolifération. Des prises aiguës d'environ 20 à 30 g paraissent sans effet indésirable chez l'adulte sain, et aucun dommage n'a été rapporté chez des athlètes consommant 28 g par jour pendant 14 jours. Les raisons avancées pour prendre de la glutamine, soutien du système immunitaire, synthèse accrue du glycogène, effet anticatabolique, ont reçu peu de soutien des études bien contrôlées chez des humains sains et bien nourris.

Gleeson M. J Nutr 2008;138(10):2045S-2049S. DOI : 10.1093/jn/138.10.2045S

Michael Gleeson est l'auteur de référence de l'immunologie du sport, et sa conclusion est celle qui a fait consensus : la glutamine baisse après l'effort, mais pas assez pour que cela compte. L'hypothèse de 1996 est close. Ce que la revue apporte en revanche, et qui servira dans la suite, c'est une donnée de tolérance solide : 20 à 30 g en une prise, 28 g par jour pendant deux semaines, sans effet indésirable chez l'adulte sain.

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2017 : l'intestin de l'athlète, le terrain qui émerge

Liverpool, dix coureurs, une heure à 30 degrés, trois doses.

Pendant que l'hypothèse immunitaire se refermait, une autre question montait chez les sportifs d'endurance : les troubles digestifs à l'effort. Courir longtemps, surtout à la chaleur, détourne le sang de l'intestin vers les muscles et la peau, et la paroi intestinale devient transitoirement plus perméable. La glutamine étant le carburant des cellules intestinales, l'idée de la tester sur ce terrain était logique.

Essai randomisé croisé, European Journal of Applied Physiology 2017

Dix hommes actifs ont réalisé quatre séances : un placebo et trois doses de glutamine, 0,25, 0,5 et 0,9 g par kilo de masse maigre, consommées deux heures avant l'effort. Chaque séance consistait en une course de 60 minutes sur tapis à 70 pour cent du VO2 max dans une chambre environnementale à 30 degrés. La perméabilité intestinale était mesurée par le rapport lactulose sur rhamnose dans le sérum. Par rapport au placebo, le rapport était probablement plus bas après 0,25 et 0,5 g par kilo, et très probablement plus bas après 0,9 g par kilo. Les symptômes digestifs étaient faibles et la supplémentation ne les a pas modifiés. Les auteurs concluent qu'une prise orale aiguë de glutamine atténue la perméabilité intestinale par rapport au placebo même à la dose la plus basse, les doses plus élevées pouvant être plus efficaces, et que les athlètes concourant à la chaleur pourraient en bénéficier pour maintenir l'intégrité intestinale, sans qu'on sache encore si cela réduit les symptômes.

Pugh JN, Sage S, Hutson M, et al. Eur J Appl Physiol 2017;117(12):2569-2577. DOI : 10.1007/s00421-017-3744-4

Ce que l'essai dit, et les ordres de grandeur

L'effet est dose-dépendant et présent dès la plus petite dose. Mais cette plus petite dose est déjà élevée : 0,25 g par kilo de masse maigre, soit 15 g pour un coureur de 60 kg de masse maigre, et jusqu'à 54 g à la dose haute, en une prise deux heures avant l'effort. Ce sont les quantités de la nutrition clinique, pas d'une cuillère à café. L'essai porte sur dix personnes, en laboratoire, et mesure un marqueur de perméabilité, pas la réduction des symptômes, que ses auteurs laissent ouverte. C'est un signal net sur un terrain précis, qui demande confirmation ; c'est aussi, aujourd'hui, le seul terrain où la glutamine du sportif a des données positives.

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Ce qu'il en reste pour le sportif

Trois questions, trois réponses, et les doses des essais.
Question Ce que les essais montrent Dose testée
Protéger l'immunité après l'effort Non : taux plasmatique corrigé, cellules immunitaires inchangées, baisse post-effort insuffisante pour compter Pendant et après l'effort, sans effet
Préserver l'intestin à l'effort à la chaleur Perméabilité réduite de façon dose-dépendante, un essai de dix personnes, symptômes non mesurés comme améliorés 0,25 à 0,9 g par kilo de masse maigre, deux heures avant
Récupération, glycogène, anticatabolisme Peu de soutien chez l'adulte sain et bien nourri Voir notre article dédié
Si vous courez longtemps à la chaleur
D'abord
Les leviers qui ont le plus de donnéesAcclimatation à la chaleur, hydratation adaptée, entraînement de l'intestin à tolérer les apports pendant l'effort, et choix des aliments avant la course. La glutamine vient après, pas à la place.
Essai
Reproduire le protocole à l'entraînement, jamais en compétition d'abordUne prise unique deux heures avant une sortie longue par temps chaud, en partant de 0,25 g par kilo de masse maigre, soit trois mesures de 5 g pour 60 kg de masse maigre. Observer la tolérance digestive.
Tolérance
Dans la fenêtre de la revue de référence20 à 30 g en prise unique sans effet indésirable chez l'adulte sain ; au-delà, c'est la dose haute de l'essai de Liverpool, testée chez dix personnes seulement.
Pas
Pour prévenir les rhumes de l'hiverC'est l'hypothèse de 1996, et elle n'a pas tenu. Notre article sur le zinc couvre un nutriment qui a, lui, des méta-analyses sur le rhume.
Le format des prises uniques avant l'effort
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L-glutamine pure, sans additif, dosée à la mesure de 5 g dans l'eau. Trois mesures font les 15 g de la dose basse de l'essai de Liverpool pour 60 kg de masse maigre ; la poudre permet d'ajuster à votre poids et de rester dans la fenêtre de tolérance de 20 à 30 g. Pour la sortie longue à la chaleur, testée d'abord à l'entraînement.

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Ne prévient pas les infections. Un essai de dix personnes sur l'intestin à la chaleur, à confirmer. Insuffisance rénale ou hépatique : avis médical.

Questions fréquentes

D'où vient l'idée que la glutamine protège l'immunité du sportif ?

D'une étude d'Oxford publiée en 1996. Son raisonnement : les athlètes d'endurance ont plus d'infections après un effort prolongé, la glutamine plasmatique baisse après ce type d'effort, et les cellules immunitaires l'utilisent comme carburant. L'équipe a donné à 151 athlètes, après un marathon, un ultramarathon ou un entraînement intensif d'aviron, une boisson de glutamine ou un placebo juste après l'effort et deux heures plus tard, puis un questionnaire sur les infections des sept jours suivants : 81 % sans infection sous glutamine contre 49 % sous placebo. Un résultat frappant, fondé sur des infections auto-déclarées, qui a lancé vingt ans de recherches.

Cette hypothèse a-t-elle été confirmée ?

Non. Un essai croisé, randomisé, en double aveugle du Centre de recherche musculaire de Copenhague a fait pédaler dix athlètes deux heures à 75 % de leur VO2 max, avec glutamine ou placebo pendant et après l'effort, et a mesuré directement leurs cellules immunitaires. La glutamine a bien empêché la baisse du taux plasmatique, mais elle n'a eu aucun effet sur le trafic des lymphocytes, l'activité des cellules NK, la prolifération des cellules T, ni sur les hormones. Les auteurs concluent que l'étude ne soutient pas un rôle mécanistique de la glutamine dans les modifications immunitaires de l'effort.

Pourquoi le résultat de 1996 et celui de 2001 se contredisent-ils ?

Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. L'étude d'Oxford compte des infections rapportées par questionnaire, sans mesure biologique. L'essai de Copenhague mesure directement la fonction des cellules immunitaires, en double aveugle. La revue de Michael Gleeson explique la clé : la glutamine est bien essentielle à la prolifération des lymphocytes, mais sa concentration ne baisse pas assez après l'effort pour la compromettre. Le mécanisme supposé n'existe donc pas, ce qui rend le résultat de 1996 difficile à expliquer autrement que par ses limites méthodologiques.

La glutamine a-t-elle un autre intérêt pour le sportif ?

Oui, et il est récent : l'intestin pendant l'effort. Un essai de l'université John Moores de Liverpool a fait courir dix hommes une heure à 70 % de leur VO2 max dans une chambre à 30 degrés, après un placebo ou 0,25, 0,5 ou 0,9 g de glutamine par kilo de masse maigre, pris deux heures avant. La perméabilité intestinale, mesurée au rapport lactulose sur rhamnose, était plus basse sous glutamine à toutes les doses, et très probablement plus basse à la dose la plus élevée, de façon dose-dépendante. Les symptômes digestifs, faibles dans cet essai, n'ont pas changé. Les auteurs concluent que les athlètes qui concourent à la chaleur pourraient bénéficier d'une prise aiguë avant l'effort pour préserver l'intégrité intestinale.

Quelles doses dans l'essai sur l'intestin ?

Des doses élevées : 0,25 à 0,9 g par kilo de masse maigre, soit pour un coureur de 60 kg de masse maigre entre 15 et 54 g en une prise, deux heures avant l'effort. L'effet existait déjà à la dose la plus basse et augmentait avec la dose. C'est un essai de dix personnes, en conditions de laboratoire, qui demande confirmation ; mais il donne un ordre de grandeur net, qui est celui de la nutrition clinique et non celui d'une cuillère à café.

La glutamine améliore-t-elle la récupération ou le muscle ?

La revue de Loughborough est nette sur ce point aussi : les raisons avancées pour la supplémentation, soutien immunitaire, synthèse du glycogène, effet anticatabolique, ont reçu peu de soutien des études bien contrôlées chez des adultes sains et bien nourris. Notre article dédié à la glutamine et à la récupération fait le point sur les essais, dose par dose.

Quelles doses sont tolérées ?

Chez l'adulte sain, des prises uniques de 20 à 30 g sont sans effet indésirable notable, et 28 g par jour pendant 14 jours n'ont causé aucun dommage chez des athlètes, selon la revue de référence. Des doses jusqu'à 0,65 g par kilo ont été tolérées sans élévation anormale de l'ammoniac. La limite est ailleurs : en cas d'insuffisance rénale ou hépatique ou de maladie grave, la glutamine se décide avec un médecin, comme le détaille notre guide sur la glutamine et l'intestin.

Que retenir sur la glutamine et le sport ?

Que l'hypothèse immunitaire de 1996 n'a pas résisté aux essais mécanistiques ni à la revue de référence : la glutamine ne protège pas l'immunité du sportif. Que son terrain émergent est l'intestin pendant l'effort à la chaleur, où un essai montre une perméabilité réduite de façon dose-dépendante à 0,25 à 0,9 g par kilo de masse maigre deux heures avant. Que la récupération musculaire n'a pas de données solides. Et que les doses des essais positifs se comptent en dizaines de grammes, en prise unique avant l'effort.

Sources

Références de ce guide

Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.

  1. Castell LM, Poortmans JR, Newsholme EA. La glutamine a-t-elle un rôle dans la réduction des infections chez les athlètes ? European Journal of Applied Physiology and Occupational Physiology, 1996;73(5):488-490. DOI
  2. Krzywkowski K, Petersen EW, Ostrowski K, Kristensen JH, Boza J, Pedersen BK. Effet de la supplémentation en glutamine sur les modifications de la fonction lymphocytaire induites par l'exercice. American Journal of Physiology - Cell Physiology, 2001;281(4):C1259-C1265. DOI
  3. Gleeson M. Dosage et efficacité de la supplémentation en glutamine dans l'exercice et l'entraînement sportif chez l'humain. Journal of Nutrition, 2008;138(10):2045S-2049S. DOI
  4. Pugh JN, Sage S, Hutson M, et al. La supplémentation en glutamine réduit les marqueurs de perméabilité intestinale pendant la course à la chaleur de façon dose-dépendante. European Journal of Applied Physiology, 2017;117(12):2569-2577. DOI

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir des essais et revues identifiés via PubMed, dont les références et liens DOI figurent ci-dessus. Nous vendons de la glutamine, et nous avons écrit que l'hypothèse immunitaire qui la fait vendre aux sportifs depuis 1996 n'a pas tenu, que le seul terrain positif est un essai de dix personnes à confirmer, et que ses doses se comptent en dizaines de grammes. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. La glutamine ne prévient ni ne traite les infections. Des troubles digestifs à l'effort qui persistent se discutent avec un médecin. En cas d'insuffisance rénale ou hépatique ou de maladie grave, avis médical avant toute prise. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Dernière mise à jour : octobre 2026.

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