Vitamine D : carence, bienfaits et supplémentation (guide complet)

Vitamine D : carence, bienfaits et supplémentation (guide complet)

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L'équipe Nutrition•pro
Article basé sur les références de l'ANSES et de l'EFSA et une méta-analyse publiée dans le BMJ. Notre méthodologie

La vitamine D est sans doute la plus étudiée et la plus déficitaire de toutes les vitamines. On l'appelle la « vitamine du soleil », car notre peau la fabrique sous l'action des rayons UV. Pourtant, en France, une large part de la population en manque, surtout en hiver.

Fatigue, douleurs, infections à répétition, moral en berne : une carence en vitamine D peut se manifester de mille façons discrètes. Ce guide complet fait le tour de la question : les symptômes du manque, les bienfaits prouvés, les sources (soleil et alimentation), et surtout comment se supplémenter intelligemment, le tout appuyé sur les références scientifiques.

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En bref

La vitamine D est essentielle aux os, aux muscles et à l'immunité. Sa carence est très fréquente, surtout en hiver, car le soleil français ne permet pas d'en fabriquer assez de l'automne au printemps. Les symptômes (fatigue, douleurs, infections, moral bas) sont discrets : seul un dosage sanguin confirme un manque (carence sous 20 ng/mL). Selon Martineau 2017 (BMJ), la supplémentation réduit le risque d'infections respiratoires, surtout chez les carencés. La supplémentation (forme D3 de préférence) est utile d'octobre à avril, sans dépasser 4000 UI/jour (limite ANSES). Un avis médical est recommandé pour les profils à risque.

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Information santé. La vitamine D est une vitamine liposoluble qui s'accumule dans l'organisme : un surdosage est possible. Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Avant de débuter une supplémentation, surtout à dose élevée ou en cas de traitement, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien, qui pourra prescrire un dosage sanguin si nécessaire.

Qu'est-ce que la vitamine D et à quoi sert-elle ?

Réponse rapide : la vitamine D est une vitamine liposoluble qui agit comme une véritable hormone. Elle est indispensable à l'absorption du calcium et du phosphore, à la solidité des os et des dents, à la fonction musculaire et au bon fonctionnement du système immunitaire. Elle est principalement synthétisée par la peau exposée au soleil.

La vitamine D n'est pas une vitamine tout à fait comme les autres. Liposoluble (soluble dans les graisses), elle se comporte en réalité comme une hormone : l'organisme la transforme en une forme active qui agit sur de nombreux tissus. Elle existe sous deux formes principales : la vitamine D2 (ergocalciférol, d'origine végétale) et la vitamine D3 (cholécalciférol, la forme que produit notre peau et la plus efficace).

Son rôle le plus connu concerne les os. La vitamine D permet à l'organisme d'absorber le calcium et le phosphore issus de l'alimentation, et de les fixer sur le squelette. Sans elle, le calcium est mal assimilé, et les os se fragilisent. C'est pourquoi une carence sévère provoque le rachitisme chez l'enfant et l'ostéomalacie (déminéralisation) chez l'adulte.

Mais ses fonctions vont bien au-delà du squelette. La vitamine D contribue à une fonction musculaire normale, au fonctionnement normal du système immunitaire, et au maintien d'une dentition normale. Ces effets sont officiellement reconnus par l'EFSA, l'autorité européenne de sécurité des aliments, au titre des allégations de santé autorisées. Autrement dit, ce ne sont pas des promesses marketing, mais des fonctions établies.

Le paradoxe de cette vitamine essentielle ? Elle est l'une des plus déficitaires dans la population. Pour comprendre pourquoi, il faut d'abord savoir reconnaître les signes d'un manque.

Les symptômes d'une carence en vitamine D

Réponse rapide : les symptômes d'une carence sont souvent discrets et peu spécifiques : fatigue persistante, douleurs osseuses et musculaires, faiblesse, infections fréquentes, baisse de moral. Comme ces signes peuvent avoir bien d'autres causes, seul un dosage sanguin permet de confirmer un manque.

Le grand piège de la carence en vitamine D, c'est sa discrétion. Ses symptômes sont peu spécifiques : ils ressemblent à ceux d'un simple coup de fatigue ou d'un passage hivernal difficile. Beaucoup de personnes vivent avec un manque sans le savoir. Voici les signaux qui doivent alerter.

Les signes d'une carence en vitamine D
Des symptômes souvent discrets, à confirmer par un dosage sanguin
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Fatigue persistante
Une fatigue inhabituelle et durable, sans cause évidente, est l'un des signes les plus souvent rapportés.
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Douleurs osseuses et musculaires
Douleurs diffuses, notamment dans le bas du dos, faiblesse musculaire et parfois crampes.
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Infections à répétition
Un système immunitaire affaibli se traduit par des rhumes et infections respiratoires plus fréquents.
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Moral en baisse
Une humeur maussade, surtout en hiver, est parfois associée à un faible taux de vitamine D.
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Faiblesse et chutes (personnes âgées)
Chez les seniors, un manque peut accentuer la faiblesse musculaire et le risque de chute.
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Cicatrisation lente, cheveux fragiles
Des signes plus diffus, parfois associés à une carence prolongée.

Le point crucial à retenir : ces symptômes ne suffisent pas à poser un diagnostic. Ils peuvent tous avoir d'autres causes. La seule façon de confirmer une carence est un dosage sanguin de la 25-hydroxyvitamine D (la forme circulante). Les seuils généralement retenus sont : carence en dessous de 20 ng/mL (50 nmol/L), insuffisance entre 20 et 30 ng/mL, et statut satisfaisant au-delà de 30 ng/mL. Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, surtout avec des facteurs de risque, parlez-en à votre médecin.

Pourquoi la carence est-elle si fréquente ?

Réponse rapide : en France, le soleil est trop bas de l'automne au printemps pour permettre une synthèse suffisante de vitamine D. À cela s'ajoutent la vie en intérieur, les vêtements, la crème solaire, la couleur de peau et l'âge. Résultat : une grande partie de la population présente un taux insuffisant, surtout en hiver.

Si la carence en vitamine D est aussi répandue, c'est à cause d'un décalage simple : notre principale source, c'est le soleil, mais notre mode de vie et notre latitude limitent fortement la synthèse. Plusieurs facteurs se cumulent.

La latitude et la saison. En France métropolitaine, d'octobre à avril, le soleil est trop bas sur l'horizon : les rayons UVB nécessaires à la synthèse de vitamine D traversent mal l'atmosphère. Pendant cette longue période, même en s'exposant, la peau ne fabrique quasiment pas de vitamine D. C'est la cause majeure des carences hivernales.

Le mode de vie en intérieur. Travail de bureau, écrans, transports : nous passons l'essentiel de nos journées à l'abri du soleil. Même en été, une personne qui sort peu ne synthétise pas assez de vitamine D.

Les vêtements et la protection solaire. Les vêtements couvrants et la crème solaire (par ailleurs indispensable contre le cancer de la peau) bloquent les UVB et donc la synthèse. C'est un arbitrage : se protéger du soleil réduit la production de vitamine D.

La couleur de peau. La mélanine, qui colore la peau, filtre les UV. Les personnes à la peau foncée ou mate synthétisent donc moins de vitamine D à exposition égale, et sont plus exposées au risque de carence sous nos latitudes.

L'âge. Avec l'âge, la peau perd de sa capacité à produire de la vitamine D, parfois de façon importante. Les personnes âgées, qui sortent aussi souvent moins, constituent l'un des principaux groupes à risque, avec un enjeu osseux et musculaire majeur.

À ces facteurs s'ajoutent certaines situations : surpoids (la vitamine D est piégée dans les tissus gras), troubles de l'absorption intestinale (maladie cœliaque, Crohn), et grossesse. Au total, le manque de vitamine D concerne une part très importante de la population française, en particulier durant la saison froide.

Les bienfaits prouvés de la vitamine D

Réponse rapide : la vitamine D contribue à des os et des dents normaux, à une fonction musculaire normale, à l'absorption du calcium, et au fonctionnement normal du système immunitaire (allégations reconnues par l'EFSA). Ces bénéfices sont les plus établis ; d'autres pistes (humeur, prévention) sont encore à l'étude.

Contrairement à de nombreux compléments aux promesses floues, la vitamine D bénéficie de fonctions officiellement reconnues. L'EFSA a validé plusieurs allégations de santé, ce qui signifie que ces effets reposent sur un consensus scientifique solide. Voici les principaux.

Des os et des dents solides

C'est le rôle historique et le mieux établi. La vitamine D permet l'absorption du calcium et du phosphore et leur fixation sur le squelette. Elle contribue ainsi au maintien d'une ossature et d'une dentition normales. Une carence prolongée fragilise les os : rachitisme chez l'enfant, ostéomalacie et aggravation de l'ostéoporose chez l'adulte. Pour les personnes âgées, maintenir un bon statut en vitamine D est un enjeu de prévention osseuse essentiel.

Une fonction musculaire normale

La vitamine D contribue à une fonction musculaire normale. Un manque peut se traduire par une faiblesse musculaire, particulièrement problématique chez les seniors, où elle participe au risque de chute. Maintenir un statut correct soutient la force et l'équilibre.

L'absorption du calcium

La vitamine D améliore l'absorption et l'utilisation du calcium et du phosphore. C'est la clé de voûte de son action osseuse : sans vitamine D suffisante, même un apport correct en calcium est mal valorisé par l'organisme.

Le système immunitaire

La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. C'est un domaine de recherche très actif, sur lequel nous revenons en détail dans la section suivante, car les données cliniques méritent qu'on s'y attarde.

Soyons clairs sur ce que la science soutient et ce qu'elle ne soutient pas. Les bénéfices ci-dessus sont solidement établis. D'autres pistes (humeur, prévention de certaines maladies chroniques) sont étudiées mais restent moins certaines : la vitamine D n'est pas une panacée, et se supplémenter ne remplace pas un mode de vie sain. L'objectif est de corriger un manque, pas de soigner tout et n'importe quoi.

Vitamine D et immunité : ce que disent les études

Réponse rapide : selon une grande méta-analyse (Martineau 2017, BMJ), la supplémentation en vitamine D réduit le risque d'infections respiratoires aiguës, avec un bénéfice nettement plus marqué chez les personnes très carencées. C'est l'un des arguments les plus solides en faveur d'un bon statut en vitamine D, surtout en hiver.

Le lien entre vitamine D et immunité est l'un des sujets les plus étudiés de ces dernières années. Et les données sont encourageantes, à condition de bien les lire.

Selon PubMed, une méta-analyse de référence de Martineau et al. 2017, publiée dans le BMJ, a réuni les données individuelles de 25 essais randomisés, soit plus de 11 000 participants. Sa conclusion : la supplémentation en vitamine D réduit le risque d'infections respiratoires aiguës (rapport de cotes ajusté 0,88), un effet modeste mais réel à l'échelle de la population (DOI : 10.1136/bmj.i6583).

Le point le plus intéressant est le suivant : le bénéfice était bien plus important chez les personnes les plus carencées. Chez celles dont le taux de départ était très bas (sous 25 nmol/L), la réduction du risque atteignait un rapport de cotes de 0,30, un effet considérable. À l'inverse, l'effet était plus faible chez les personnes au statut déjà correct. Autre enseignement : la supplémentation quotidienne ou hebdomadaire était efficace, contrairement aux fortes doses ponctuelles (bolus).

Que retenir, concrètement ? La vitamine D n'est pas un bouclier magique contre les infections, mais corriger une carence soutient réellement les défenses immunitaires. C'est tout l'intérêt d'un bon statut pendant la saison froide, justement la période où le soleil ne suffit plus et où les infections respiratoires circulent. C'est là que l'association avec une source de vitamine C naturelle comme l'acérola prend tout son sens pour soutenir l'immunité.

Les sources : soleil et alimentation

Réponse rapide : le soleil est la principale source de vitamine D (synthèse par la peau), mais insuffisant en hiver sous nos latitudes. L'alimentation en apporte peu : surtout les poissons gras (saumon, maquereau, sardine), les œufs, le foie et les produits enrichis. C'est pourquoi l'alimentation seule ne suffit généralement pas à couvrir les besoins.

Pour comprendre comment maintenir un bon statut, il faut connaître les trois sources de vitamine D : le soleil, l'alimentation, et la supplémentation. Les deux premières d'abord.

Le soleil, source principale

L'essentiel de notre vitamine D vient du soleil. Sous l'action des rayons UVB, la peau synthétise de la vitamine D3. En théorie, quelques minutes d'exposition des bras et du visage en été suffisent. Mais comme on l'a vu, cette source se tarit de l'automne au printemps en France, et dépend de l'âge, de la couleur de peau et du mode de vie. Le soleil est indispensable, mais saisonnier et inégal.

L'alimentation, un apport limité

C'est l'une des particularités de la vitamine D : l'alimentation en fournit peu. Peu d'aliments en contiennent en quantité significative. Les meilleures sources sont :

  • Les poissons gras : saumon, maquereau, hareng, sardine, truite. Ce sont de loin les meilleures sources alimentaires.
  • L'huile de foie de morue : très riche, le remède traditionnel par excellence.
  • Le jaune d'œuf et le foie.
  • Les produits enrichis : certains laits, yaourts et margarines additionnés de vitamine D.
  • Les champignons exposés aux UV, principale source pour les régimes végétaliens.

Le problème : même avec une alimentation soignée, il est difficile de couvrir les besoins par la seule assiette, surtout si l'on consomme peu de poisson. C'est pour cela que, lorsque le soleil manque et que l'alimentation ne suffit pas, la supplémentation devient la solution la plus fiable. C'est l'objet de la section suivante.

Faut-il se supplémenter ? Dosage et forme

Réponse rapide : la supplémentation est surtout utile de l'automne au printemps, et toute l'année pour les personnes à risque. La forme D3 est généralement préférée. Les doses dépendent de l'âge et du statut : un avis médical est conseillé, et la limite de sécurité fixée par l'ANSES est de 4000 UI par jour chez l'adulte.

Compte tenu de tout ce qui précède (soleil insuffisant en hiver, alimentation pauvre en vitamine D, carence très répandue), la supplémentation est souvent la façon la plus simple et fiable de maintenir un bon statut. Mais elle doit être raisonnée.

Qui devrait envisager une supplémentation ?

La supplémentation est particulièrement pertinente pour : les personnes vivant en France d'octobre à avril, les personnes âgées, celles à peau foncée, les personnes peu exposées au soleil, en surpoids, les femmes enceintes et les nourrissons (sur avis médical), et les personnes ayant des troubles de l'absorption. En cas de doute, un dosage sanguin permet d'objectiver le besoin.

Comment bien la prendre

Voici des repères généraux. Ils ne remplacent pas un avis médical, surtout pour les fortes doses ou les profils particuliers.

Repères pour la supplémentation en vitamine D
Indicatifs, à adapter avec un professionnel de santé
Forme
La vitamine D3 (cholécalciférol) est généralement préférée à la D2, car plus efficace pour élever le taux sanguin.
Rythme
Une prise quotidienne ou hebdomadaire est plus efficace que les fortes doses ponctuelles, selon les données récentes.
Moment
Au cours d'un repas contenant des graisses, car la vitamine D est liposoluble et mieux absorbée ainsi.
Période
Surtout d'octobre à avril, voire toute l'année pour les personnes à risque.
Limite
Ne pas dépasser 4000 UI par jour chez l'adulte sans avis médical (limite de sécurité ANSES).

La forme liquide en gouttes a un avantage pratique : elle permet d'ajuster facilement la dose et convient à toute la famille. Notre vitamine D3 liquide 100% végétale répond à cette logique, avec une D3 d'origine végétale, plus rare sur le marché (la D3 est le plus souvent d'origine animale).

Vitamine D2 ou D3 : laquelle choisir ?

Réponse rapide : la vitamine D3 (cholécalciférol) est généralement préférée à la D2 (ergocalciférol), car elle élève plus efficacement et plus durablement le taux sanguin de vitamine D. La D3 est la forme que produit naturellement notre peau. Il existe désormais des D3 d'origine végétale, adaptées aux régimes végétariens et végétaliens.

Au moment de choisir un complément, une question revient : D2 ou D3 ? La distinction est réelle et mérite qu'on s'y arrête.

La vitamine D2 (ergocalciférol) est d'origine végétale, produite notamment par les champignons. La vitamine D3 (cholécalciférol) est la forme que synthétise notre peau et que l'on trouve dans les sources animales. La plupart des études et des autorités s'accordent sur un point : la D3 est plus efficace que la D2 pour augmenter et maintenir le taux sanguin de vitamine D. C'est donc la forme à privilégier dans la majorité des cas.

Longtemps, la D3 posait un problème aux végétariens et végétaliens, car elle était extraite de la lanoline (graisse de laine de mouton) ou de poissons. Bonne nouvelle : il existe désormais des vitamines D3 d'origine végétale, extraites de lichen, qui combinent l'efficacité de la D3 et une origine 100% végétale. C'est le choix que nous avons fait pour notre gamme, afin que chacun puisse en bénéficier.

Précautions et surdosage

Réponse rapide : la vitamine D étant liposoluble, elle s'accumule dans l'organisme : un surdosage est possible avec des doses très élevées et prolongées, entraînant un excès de calcium. Respectez la limite de 4000 UI/jour, et demandez un avis médical en cas de traitement, de maladie rénale ou de grossesse.

La vitamine D est sûre aux doses usuelles, mais elle demande un minimum de précautions, justement parce qu'elle s'accumule (contrairement aux vitamines hydrosolubles éliminées dans les urines).

Les points de vigilance :

  • Surdosage : des doses très élevées et prolongées peuvent provoquer une hypercalcémie (excès de calcium dans le sang), avec nausées, fatigue, troubles rénaux. Ne dépassez pas 4000 UI/jour sans avis médical.
  • Traitements et maladies : en cas de maladie rénale, de sarcoïdose, ou de prise de certains médicaments (diurétiques, digitaliques), un avis médical est indispensable.
  • Grossesse et nourrissons : la supplémentation est souvent recommandée, mais aux doses prescrites par le médecin ou la sage-femme, jamais en automédication à forte dose.
  • Fortes doses en ampoules : les traitements à très haute dose (ampoules) relèvent de la prescription médicale et ne doivent pas être pris en automédication.

En pratique, le surdosage est exceptionnel avec une supplémentation raisonnable. La règle d'or : viser à corriger un manque, pas à empiler les doses. En cas de doute, un dosage sanguin guide la décision.

La vitamine D fait partie d'un équilibre global. Pour soutenir votre vitalité au quotidien, elle s'inscrit dans une approche plus large incluant l'alimentation, l'activité physique et, si besoin, d'autres compléments. Découvrez nos vitamines et minéraux et notre sélection immunité.

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Vitamine D : les besoins selon l'âge et le profil

Réponse rapide : les besoins en vitamine D varient selon l'âge et la situation. Les nourrissons, les enfants en croissance, les femmes enceintes et les personnes âgées ont des besoins ou des risques particuliers, qui justifient souvent une supplémentation encadrée par un professionnel de santé.

La vitamine D ne se gère pas de la même façon à tous les âges. Certains profils méritent une attention particulière.

Les nourrissons et les enfants

Chez le nourrisson, la vitamine D est cruciale pour la croissance osseuse : une carence sévère provoque le rachitisme, avec des os qui se déforment. C'est pourquoi une supplémentation systématique est recommandée dès la naissance et durant les premières années, selon les modalités fixées par le pédiatre. Les enfants et adolescents en pleine croissance ont eux aussi des besoins élevés. Ces supplémentations doivent toujours suivre les doses prescrites, jamais en automédication.

Les femmes enceintes et allaitantes

Pendant la grossesse, un bon statut en vitamine D est important pour la mère et le développement osseux du bébé. Une supplémentation est fréquemment recommandée, notamment au dernier trimestre, mais toujours aux doses indiquées par le médecin ou la sage-femme.

Les personnes âgées

Les seniors cumulent les facteurs de risque : peau qui synthétise jusqu'à plusieurs fois moins de vitamine D, exposition au soleil souvent réduite, et enjeu osseux et musculaire majeur. Maintenir un bon statut participe à préserver la solidité osseuse et la force musculaire, deux facteurs clés dans la prévention des chutes et des fractures. Pour cette population, la supplémentation, encadrée médicalement, est souvent recommandée toute l'année.

Combien de temps pour remonter son taux ?

La vitamine D n'agit pas en un jour. Après le début d'une supplémentation adaptée, il faut généralement plusieurs semaines à quelques mois pour remonter un taux sanguin bas vers une valeur satisfaisante. C'est pourquoi il est conseillé d'anticiper avant l'hiver et de maintenir une prise régulière. En cas de carence avérée, le médecin peut prescrire un schéma de correction puis un entretien.

Questions fréquentes

Quels sont les symptômes d'une carence en vitamine D ?

Les symptômes sont souvent discrets et peu spécifiques : fatigue persistante, douleurs osseuses et musculaires, faiblesse musculaire, infections fréquentes (système immunitaire affaibli), et parfois une baisse de moral, notamment en hiver. Une carence sévère et prolongée peut fragiliser les os. Comme ces signes sont peu spécifiques, seul un dosage sanguin (25-hydroxyvitamine D) permet de confirmer une carence.

Comment savoir si on manque de vitamine D ?

Seule une prise de sang mesurant le taux de 25-hydroxyvitamine D permet de confirmer un manque. On parle généralement de carence en dessous de 20 ng/mL (50 nmol/L) et d'insuffisance entre 20 et 30 ng/mL. Les symptômes (fatigue, douleurs, infections) sont trop peu spécifiques pour poser un diagnostic seuls. Si vous présentez des facteurs de risque (peu d'exposition au soleil, peau foncée, âge avancé), parlez-en à votre médecin.

Quels sont les bienfaits de la vitamine D ?

La vitamine D contribue au maintien d'une ossature et d'une dentition normales, à une fonction musculaire normale, à l'absorption du calcium et du phosphore, et au fonctionnement normal du système immunitaire (allégations reconnues par l'EFSA). Selon une méta-analyse de Martineau 2017 dans le BMJ, la supplémentation réduit le risque d'infections respiratoires aiguës, surtout chez les personnes carencées. Elle joue donc un rôle clé pour les os, les muscles et l'immunité.

L'exposition au soleil suffit-elle pour la vitamine D ?

Le soleil est la principale source de vitamine D : la peau la synthétise sous l'action des rayons UVB. Mais en France, de l'automne au printemps, le soleil est trop bas pour permettre une synthèse suffisante. S'ajoutent d'autres facteurs limitants : vie en intérieur, vêtements, crème solaire, peau foncée, âge. Résultat, une grande partie de la population présente un taux insuffisant en hiver, et l'alimentation seule ne compense que partiellement.

Quand et comment se supplémenter en vitamine D ?

La supplémentation est surtout utile de l'automne au printemps, période où la synthèse par le soleil est faible. La forme D3 (cholécalciférol) est généralement préférée pour son efficacité. Les doses dépendent de l'âge, du statut et des recommandations : un avis médical ou pharmaceutique est conseillé, notamment pour les personnes à risque. L'ANSES fixe une limite de sécurité à 4000 UI par jour chez l'adulte. Ne pas dépasser les doses recommandées, car la vitamine D s'accumule dans l'organisme.

Pour aller plus loin

Glossaire
Vitamine D
Vitamine liposoluble agissant comme une hormone, essentielle aux os, aux muscles et à l'immunité. Synthétisée par la peau au soleil.
Vitamine D3 (cholécalciférol)
Forme produite par la peau et présente dans les sources animales (ou le lichen pour les versions végétales). La plus efficace.
Vitamine D2 (ergocalciférol)
Forme végétale (champignons), moins efficace que la D3 pour élever le taux sanguin.
25-hydroxyvitamine D
Forme circulante de la vitamine D, mesurée dans le sang pour évaluer le statut (carence sous 20 ng/mL).
UVB
Rayons du soleil qui déclenchent la synthèse de la vitamine D dans la peau, peu présents en hiver sous nos latitudes.
UI (Unité Internationale)
Unité de mesure des doses de vitamine D. La limite de sécurité ANSES est de 4000 UI par jour chez l'adulte.
Sources scientifiques et institutionnelles
  1. Martineau AR, Jolliffe DA, Hooper RL, et al. Vitamin D supplementation to prevent acute respiratory tract infections: systematic review and meta-analysis of individual participant data. BMJ. 2017;356:i6583. doi:10.1136/bmj.i6583
  2. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies. Allégations de santé autorisées relatives à la vitamine D (os, dents, muscles, immunité, absorption du calcium). EFSA Journal.
  3. ANSES. Références nutritionnelles et limite de sécurité de la vitamine D (4000 UI/jour chez l'adulte).

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir des références de l'ANSES et de l'EFSA et d'une méta-analyse indexée sur PubMed. Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute sur votre statut en vitamine D, de traitement ou de grossesse, consultez un professionnel de santé qui pourra prescrire un dosage sanguin. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

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