Le gingembre est probablement le remède le plus recommandé contre les nausées de grossesse, par les sages-femmes, les forums, les grands-mères et les rayons de pharmacie. Il est aussi l'un des rares dans cette catégorie à avoir été réellement testé contre placebo, chez des femmes enceintes, à plusieurs reprises.
Le résultat est plus précis que la réputation. Le gingembre agit sur les nausées, pas de façon démontrée sur les vomissements. Sa sécurité a été examinée dans une cohorte de 68 522 femmes. Il a été comparé de front à la vitamine B6. Et il existe une ligne rouge, l'hyperémèse gravidique, où aucune de ces données ne s'applique. Cet article détaille tout cela, en partant d'un principe : en grossesse, la première conversation se tient avec la sage-femme ou le médecin qui vous suit, pas avec un article.
Ce que montrent les essais. Une méta-analyse de 12 essais randomisés et 1 278 femmes retrouve une amélioration significative des nausées face au placebo, avec une homogénéité parfaite entre essais. Sur le nombre de vomissements, seulement une tendance non significative. Les doses inférieures à 1 500 mg par jour semblent suffire. Face à la vitamine B6, un essai en double aveugle donne un léger avantage au gingembre.
Ce que montre la cohorte. Sur 68 522 femmes norvégiennes dont 1 020 utilisatrices de gingembre, aucune augmentation du risque de malformation, de mort périnatale, de prématurité, de petit poids ou d'Apgar bas. Les limites. Niveau de preuve faible selon les auteurs eux-mêmes et la revue Cochrane. La ligne rouge. Vomissements qui empêchent de boire, perte de poids, déshydratation : c'est l'hyperémèse gravidique, une autre maladie, qui relève du médecin.
Nausées et vomissements : deux résultats différents
Une méta-analyse publiée dans Nutrition Journal a rassemblé 12 essais randomisés totalisant 1 278 femmes enceintes, tous testant du gingembre par voie orale contre placebo ou contre un comparateur actif. Ses deux résultats principaux ne disent pas la même chose, et c'est là que tout se joue.
| Critère | Résultat face au placebo | Lecture |
|---|---|---|
| Symptômes de nausée | Amélioration significative, différence moyenne de 1,20 point, p = 0,0002 | Effet établi, et homogène : 0 % d'hétérogénéité entre essais |
| Nombre d'épisodes de vomissements | Tendance à l'amélioration, non significative, p = 0,06 | Non démontré, et très hétérogène : 71 % d'hétérogénéité |
| Dose | Les sous-groupes semblent favoriser les doses inférieures à 1 500 mg par jour | Davantage n'est pas mieux |
Le chiffre d'hétérogénéité est ce qui mérite d'être lu. Sur les nausées, 0 % : les douze essais, menés dans des pays différents avec des formes différentes, trouvent tous la même chose. C'est rare, et c'est ce qui rend ce résultat solide malgré la petite taille des études. Sur les vomissements, 71 % : les essais se contredisent, et la moyenne n'a pas grand sens.
Concrètement, une femme dont le problème principal est une nausée continue est dans le cas où les données sont favorables. Une femme qui vomit plusieurs fois par jour ne l'est pas, et elle relève plus vite d'un avis médical, pour une raison développée en section 6.
Ce que dit la revue Cochrane, et pourquoi elle est prudente
La revue Cochrane sur les interventions contre les nausées et vomissements du début de grossesse a examiné 41 essais et 5 449 femmes, couvrant acupression, acupuncture, gingembre, camomille, huiles essentielles, vitamine B6 et plusieurs médicaments antiémétiques.
Sa conclusion sur le gingembre est mesurée : les produits à base de gingembre peuvent être utiles, mais les preuves d'efficacité sont limitées et pas toujours cohérentes, même si trois études récentes soutiennent le gingembre face au placebo.
Le point important est la phrase qui suit dans la même revue : il existe un manque de preuves de haute qualité pour soutenir n'importe quelle intervention, y compris la vitamine B6 et les médicaments. Les auteurs précisent que cela ne signifie pas que ces interventions sont inefficaces, mais qu'aucune ne dispose de preuves suffisamment solides.
Elle ne vise pas le gingembre en particulier. Elle décrit un domaine entier où les essais sont petits, hétérogènes, avec des critères de mesure différents d'une étude à l'autre, ce qui a empêché la revue de regrouper les résultats pour la plupart des critères. Le gingembre n'est pas plus mal placé que les alternatives ; il est aussi mal documenté qu'elles.
Il y a une exception à cette hétérogénéité, et c'est justement le résultat sur les nausées de la méta-analyse précédente, avec ses 0 % d'hétérogénéité. Sur ce critère précis, le gingembre a quelque chose que peu d'interventions de ce domaine ont : des essais qui sont d'accord entre eux.
La sécurité : 68 522 femmes
En grossesse, la question de l'efficacité passe après celle de la sécurité. Sur ce point, la donnée la plus solide ne vient pas des essais, trop petits pour détecter un risque rare, mais d'une cohorte de population.
La cohorte norvégienne mère-enfant a suivi 68 522 femmes, dont 1 020 ont déclaré avoir utilisé du gingembre pendant leur grossesse, avec des questionnaires aux semaines 17 et 30 puis six mois après la naissance, et des données de naissance issues du registre médical national.
| Critère examiné | Résultat chez les utilisatrices de gingembre |
|---|---|
| Malformations congénitales | Pas d'augmentation du risque |
| Mort fœtale ou périnatale | Pas d'augmentation du risque |
| Prématurité | Pas d'augmentation du risque |
| Petit poids de naissance | Pas d'augmentation du risque |
| Score d'Apgar bas | Pas d'augmentation du risque |
La méta-analyse des essais va dans le même sens sur un critère qu'elle pouvait mesurer : le gingembre n'a pas augmenté le risque d'avortement spontané, ni face au placebo, ni face à la vitamine B6.
Ce que cela permet de dire : aux usages déclarés par ces femmes, alimentaires ou en complément, sur les critères mesurés, aucun signal de risque n'apparaît. Les auteurs qualifient eux-mêmes ce résultat de cliniquement important pour les professionnels qui conseillent les femmes enceintes.
Ce que cela ne permet pas de dire : que le gingembre est prouvé sans risque. Une cohorte déclarative ne renseigne ni sur les doses précises, ni sur les extraits concentrés, ni sur les usages prolongés à forte dose. Absence de signal n'est pas preuve d'absence de risque, et 1 020 utilisatrices ne permettent pas de détecter un effet très rare. C'est exactement pourquoi la conversation avec le professionnel qui vous suit reste la première étape.
Gingembre contre vitamine B6
La vitamine B6 est l'option la plus souvent proposée en premier pour les nausées de grossesse. Un essai randomisé en double aveugle a comparé les deux directement, chez 126 femmes enceintes de 16 semaines ou moins, avec nausées et vomissements nécessitant un traitement, sans complication et non hospitalisées.
- Protocole : 650 mg de gingembre ou 25 mg de vitamine B6, trois fois par jour, pendant quatre jours.
- Résultat : les deux ont réduit significativement les scores de nausées et vomissements. La réduction était plus importante avec le gingembre, 3,3 points contre 2,6, différence significative.
- Tolérance : effets mineurs chez environ un quart des femmes dans chaque groupe, sans différence entre les deux, et sans nécessiter de traitement : somnolence, brûlures d'estomac, palpitations.
Dose, forme et durée : ce qui a été étudié
| Paramètre | Ce qu'ont fait les essais | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| Dose quotidienne | Le plus souvent entre 500 et 1 500 mg, en plusieurs prises | Les sous-groupes favorisent les doses sous 1 500 mg : davantage n'apporte rien de mesuré |
| Durée | De quatre jours à quelques semaines | L'effet se mesure en jours, pas en semaines. Sans changement après quelques jours, insister n'a pas de fondement |
| Forme | Gélules de poudre de rhizome, sirops, biscuits | La gélule dosée est la seule forme qui permet de savoir ce que l'on prend |
| Terme | Femmes de moins de 16 à 20 semaines | La question se pose au premier trimestre, quand les nausées sont là |
Un mot sur l'infusion, qui est la forme la plus répandue. Elle apporte une quantité de gingembre difficile à estimer, généralement bien inférieure aux doses des essais, et très variable selon la quantité de rhizome et le temps d'infusion. Elle peut convenir pour des nausées légères, d'autant que le liquide chaud pris par petites gorgées aide souvent en soi. Elle ne permet simplement pas de savoir ce que l'on prend. Notre article sur l'infusion gingembre citron détaille la préparation.
Sur les effets indésirables, la méta-analyse ne retrouve pas de différence significative avec le placebo pour les brûlures d'estomac ni la somnolence. Le reflux étant déjà fréquent en grossesse, une aggravation des brûlures reste le signe le plus courant à surveiller. Les interactions, notamment avec les anticoagulants, sont détaillées dans notre article sur les dangers et contre-indications du gingembre.
La ligne rouge : l'hyperémèse gravidique
Il existe une forme sévère des nausées et vomissements de grossesse, qui touche une minorité de femmes et porte un nom : l'hyperémèse gravidique. Vomissements incoercibles, perte de poids, déshydratation, déséquilibres sanguins, parfois hospitalisation.
La revue Cochrane sur les nausées de début de grossesse l'exclut explicitement de son champ, parce qu'elle relève d'un autre niveau de prise en charge et fait l'objet d'une revue distincte. Les essais sur le gingembre ont recruté des femmes non hospitalisées, sans complication. Autrement dit, aucune donnée de cet article ne s'applique à cette situation.
Des vomissements qui empêchent de boire ou de manger normalement. Une perte de poids. Des signes de déshydratation : urines rares et foncées, étourdissements, bouche sèche. Des symptômes qui s'aggravent au lieu de s'atténuer, ou qui persistent nettement au-delà de la douzième semaine. Devant l'un de ces signes, la question n'est plus celle du gingembre : c'est une consultation, sans délai.
Que faire concrètement
Questions fréquentes
Efficacité
Le gingembre soulage-t-il les nausées de grossesse ?
Sur les nausées, oui, avec un niveau de preuve faible. Une méta-analyse de 12 essais randomisés et 1 278 femmes retrouve une amélioration significative des nausées face au placebo, avec une remarquable homogénéité entre essais. Sur les vomissements, en revanche, la réduction du nombre d'épisodes n'atteint pas la significativité. La revue Cochrane sur le sujet résume : le gingembre peut aider, mais les preuves sont limitées et pas toujours cohérentes.
Pourquoi distinguer nausées et vomissements ?
Parce que les données les séparent nettement. L'effet du gingembre porte sur la sensation de nausée, mesurée par des scores de symptômes. Sur le nombre de vomissements, il n'y a qu'une tendance, non significative et très hétérogène entre essais. Une femme qui a surtout des nausées et une femme qui vomit plusieurs fois par jour ne sont pas dans la même situation, et la seconde relève plus vite d'un avis médical.
Les preuves sont-elles solides ?
Elles sont cohérentes mais de faible qualité, et il faut le dire. Les auteurs de la méta-analyse eux-mêmes rappellent le nombre limité d'études, la variabilité des critères rapportés et la faible qualité des preuves. La revue Cochrane conclut qu'aucune intervention, gingembre compris, ne dispose de preuves de haute qualité pour les nausées de début de grossesse. Ce n'est pas la même chose que dire que le gingembre est inefficace : c'est dire que la certitude est limitée.
Pourquoi les études sont-elles si difficiles à comparer ?
Parce qu'elles n'utilisent ni les mêmes formes, ni les mêmes doses, ni les mêmes durées, ni les mêmes échelles de mesure. La revue Cochrane n'a pu regrouper les résultats pour la plupart des critères à cause de cette hétérogénéité. Sur les nausées, la méta-analyse retrouve pourtant une homogénéité parfaite entre essais, ce qui renforce ce résultat précis.
Combien de temps faut-il pour ressentir un effet ?
Dans les essais, les scores de nausées étaient mesurés dès les premiers jours de prise, et l'essai comparatif avec la vitamine B6 montrait une amélioration sur quatre jours. Il ne s'agit pas d'un effet à construire sur des semaines. Si rien ne change après quelques jours à la dose étudiée, insister n'a pas de fondement dans les données.
Sécurité
Le gingembre est-il sûr pendant la grossesse ?
Les données disponibles sont rassurantes. La cohorte norvégienne mère-enfant, portant sur 68 522 femmes dont 1 020 avaient utilisé du gingembre pendant leur grossesse, n'a retrouvé aucune augmentation du risque de malformation congénitale, de mort fœtale ou périnatale, de prématurité, de petit poids de naissance ou de score d'Apgar bas. La méta-analyse des essais ne retrouve pas non plus de risque accru de fausse couche face au placebo ou à la vitamine B6.
Peut-on parler d'innocuité prouvée ?
Non, et la nuance compte. Une cohorte montre une absence d'augmentation du risque sur les critères mesurés, chez des femmes qui utilisaient le gingembre à des doses alimentaires ou en complément de façon déclarative. Elle ne dit rien des doses élevées, des extraits concentrés ni des usages prolongés. Absence de signal n'est pas preuve d'absence de risque. C'est pourquoi la première étape reste d'en parler au professionnel qui suit la grossesse.
Quels effets indésirables le gingembre peut-il provoquer ?
Principalement des brûlures d'estomac et une somnolence légère, sans différence significative avec le placebo dans la méta-analyse. L'essai comparatif avec la vitamine B6 rapporte environ un quart de participantes avec des effets mineurs dans chaque groupe, sans nécessité de traitement. Le reflux étant déjà fréquent en grossesse, une aggravation des brûlures est le signe le plus courant à surveiller.
Existe-t-il des interactions à connaître ?
Le gingembre est classiquement signalé pour une possible interaction avec les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires. En grossesse, toute prise concomitante d'un traitement justifie d'en parler au professionnel qui vous suit. Notre article sur les dangers et contre-indications du gingembre fait le tour complet de la question.
Dose, forme et comparaisons
Quelle dose a été étudiée ?
Les essais utilisent généralement entre 500 et 1 500 mg de gingembre par jour, répartis en plusieurs prises, sur quelques jours à quelques semaines. Point notable : les analyses en sous-groupes semblent favoriser les doses inférieures à 1 500 mg par jour pour le soulagement des nausées. Davantage n'est donc pas mieux dans ces données. La dose et la durée se décident avec la sage-femme ou le médecin qui suit la grossesse.
Gingembre ou vitamine B6 : lequel choisir ?
Un essai randomisé en double aveugle chez 126 femmes enceintes de moins de 16 semaines a comparé 650 mg de gingembre à 25 mg de vitamine B6, trois fois par jour pendant quatre jours. Les deux ont réduit les scores de nausées et vomissements, et la réduction était plus importante avec le gingembre. Les effets indésirables mineurs étaient équivalents. La vitamine B6 reste toutefois l'option de première ligne dans de nombreuses recommandations, et le choix entre les deux relève du professionnel qui vous suit.
Sous quelle forme prendre le gingembre ?
Les essais ont utilisé des gélules de poudre de rhizome, des sirops et des biscuits, ce qui rend les comparaisons difficiles. La poudre en gélule a l'avantage d'une dose connue et reproductible, ce que n'offre pas le rhizome frais râpé dont la teneur en principes actifs varie. La forme compte moins que le fait de rester dans la fourchette étudiée et d'en avoir parlé au professionnel qui vous suit.
Une infusion de gingembre suffit-elle ?
Une infusion apporte une quantité de gingembre difficile à estimer, généralement bien inférieure aux doses des essais, et très variable selon la quantité de rhizome et le temps d'infusion. Elle peut convenir pour des nausées légères, d'autant que le liquide chaud et le fait de boire par petites gorgées aident souvent en soi. Elle ne permet pas de savoir ce que l'on prend. Notre article sur l'infusion gingembre citron détaille la préparation.
Faut-il attendre le deuxième trimestre ?
Les nausées de grossesse sont surtout un problème du premier trimestre, et c'est à ce moment que les essais ont été menés, chez des femmes de moins de 16 à 20 semaines. Attendre le deuxième trimestre reviendrait à attendre que les symptômes disparaissent d'eux-mêmes, ce qui est le cas pour la plupart des femmes. La question se pose donc au premier trimestre, avec le professionnel qui vous suit.
Le gingembre agit-il aussi sur les autres nausées ?
Il a été étudié dans les nausées post-opératoires, celles de la chimiothérapie et le mal des transports, avec des résultats de qualité variable. Ces contextes ne sont pas l'objet de cet article et ne se transposent pas à la grossesse, qui a ses propres essais et ses propres contraintes de sécurité.
Quand consulter
À partir de quand consulter pour des nausées de grossesse ?
Dès que les vomissements empêchent de boire ou de manger normalement, s'il y a une perte de poids, des signes de déshydratation comme des urines rares et foncées ou des étourdissements, ou si les symptômes s'aggravent au lieu de s'atténuer après la douzième semaine. Ces situations peuvent correspondre à une hyperémèse gravidique, qui est une pathologie à part entière, exclue des essais sur le gingembre, et qui relève d'une prise en charge médicale.
Qu'est-ce que l'hyperémèse gravidique ?
Une forme sévère de nausées et vomissements de grossesse, avec perte de poids, déshydratation et déséquilibres sanguins, qui touche une minorité de femmes et peut nécessiter une hospitalisation. La revue Cochrane sur les nausées de début de grossesse l'exclut explicitement de son champ, parce qu'elle relève d'un autre niveau de prise en charge. Aucune donnée de cet article ne s'applique à cette situation.
Le gingembre peut-il remplacer un traitement prescrit ?
Non. Si un traitement vous a été prescrit pour vos nausées, la question d'y ajouter ou d'y substituer du gingembre se pose avec le professionnel qui l'a prescrit. Les essais ont testé le gingembre chez des femmes non hospitalisées, sans complication, pour des symptômes légers à modérés. Ce n'est pas le même contexte qu'un traitement mis en place pour une situation qui le nécessitait.
Que retenir sur le gingembre et les nausées de grossesse ?
Qu'il améliore les nausées face au placebo dans une méta-analyse de 1 278 femmes, sans effet démontré sur les vomissements. Qu'une cohorte de 68 522 femmes ne retrouve pas d'augmentation des risques pour l'enfant. Que les doses inférieures à 1 500 mg par jour semblent suffire. Que le niveau de preuve reste faible. Et que l'hyperémèse gravidique, avec vomissements incoercibles et perte de poids, est une autre maladie qui relève du médecin, pas d'un complément.
Glossaire
- Nausées et vomissements de grossesse
- Symptômes très fréquents du premier trimestre, le plus souvent bénins et spontanément résolutifs, à distinguer de l'hyperémèse gravidique.
- Hyperémèse gravidique
- Forme sévère avec vomissements incoercibles, perte de poids et déshydratation, relevant d'une prise en charge médicale.
- Méta-analyse
- Regroupement statistique des résultats de plusieurs essais pour estimer un effet global.
- Hétérogénéité
- Mesure de la dispersion des résultats entre essais ; à 0 %, tous les essais vont dans le même sens ; élevée, ils se contredisent.
- Cohorte de population
- Suivi d'un grand nombre de personnes dans la vie réelle, adapté à la détection de risques que les essais, trop petits, ne peuvent voir.
- Double aveugle
- Essai dans lequel ni les participantes ni les évaluateurs ne savent qui reçoit quel traitement.
- Score d'Apgar
- Évaluation rapide de l'état du nouveau-né à la naissance, sur cinq critères.
- Vitamine B6
- Pyridoxine, option souvent proposée en première ligne contre les nausées de grossesse.
Sources
Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.
- Viljoen E, Visser J, Koen N, Musekiwa A. Revue systématique et méta-analyse de l'effet et de la sécurité du gingembre dans le traitement des nausées et vomissements de grossesse. Nutrition Journal, 2014;13:20. DOI
- Matthews A, Haas DM, O'Mathúna DP, Dowswell T. Interventions contre les nausées et vomissements du début de grossesse. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015;(9):CD007575. DOI
- Heitmann K, Nordeng H, Holst L. Sécurité de l'usage du gingembre pendant la grossesse : résultats d'une grande cohorte de population. European Journal of Clinical Pharmacology, 2013;69(2):269-277. DOI
- Chittumma P, Kaewkiattikun K, Wiriyasiriwach B. Comparaison de l'efficacité du gingembre et de la vitamine B6 dans le traitement des nausées et vomissements du début de grossesse : essai randomisé contrôlé en double aveugle. Journal of the Medical Association of Thailand, 2007;90(1):15-20. PubMed


