Gingembre : bienfaits prouvés, dosage, dangers (ce que disent vraiment les études)

Par L'équipe Nutrition•pro
Gingembre : bienfaits prouvés, dosage, dangers (ce que disent vraiment les études)

L'équipe Nutrition•pro
Mis à jour en août 2026
8 sources PubMed vérifiées

Le gingembre a un statut à part parmi les plantes : c'est l'une des rares dont plusieurs usages traditionnels ont été confirmés par des méta-analyses d'essais randomisés. Les nausées, y compris pendant la grossesse ; la digestion lente ; les règles douloureuses ; les courbatures. Pas des promesses de laboratoire : des résultats mesurés chez l'humain, à des doses qu'une gélule ou une cuisine normale peut atteindre.

Cet article trie ce qui est prouvé, prometteur ou survendu, donne les doses exactes des études pour chaque usage (frais, poudre, gélules), et détaille les contre-indications réelles. Il complète notre cluster sur son cousin botanique, le curcuma, avec une différence de taille : là où la curcumine est mal absorbée et exige poivre et matière grasse, les gingérols du gingembre passent bien tout seuls.

Gingembre bio Nutrition•pro, 120 gélules de rhizome de Zingiber officinale, 1,2 g par jour
★ Noté 4,8/5 par nos clients
Gingembre bio, 120 gélules

Rhizome de Zingiber officinale bio en poudre, gélule végétale HPMC, sans additif. 3 gélules par jour apportent 1,2 g de gingembre : la dose exacte de l'essai de référence sur la digestion, au cœur de la fourchette des études sur les nausées et les règles douloureuses. 40 jours de cure.

Bio 1,2 g/jour 120 gélules Fabriqué en France
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En bref

Le gingembre doit ses effets aux gingérols du rhizome frais et aux shogaols, plus concentrés dans la poudre séchée. Son bienfait le mieux prouvé : les nausées, avec une méta-analyse de 12 essais sur 1 278 femmes enceintes montrant une amélioration nette sans risque pour la grossesse à moins de 1 500 mg par jour. Viennent ensuite la digestion (1,2 g accélère la vidange de l'estomac de 24 % chez des dyspeptiques), les règles douloureuses (750 à 2 000 mg les premiers jours du cycle, à égalité avec un anti-inflammatoire dans deux essais), les courbatures (-25 % à 2 g par jour) et l'arthrose (effet modeste mais significatif sur 593 patients). La glycémie est un dossier prometteur mais contradictoire. Ce qui est survendu : brûleur de graisse, aphrodisiaque prouvé, remède anti-rhume. Doses : 1 à 2 g de poudre par jour en gélules, 4 g maximum, 1 g pendant la grossesse. Précautions : anticoagulants, chirurgie sous deux semaines, calculs biliaires, diabète traité.

i
Information santé. Le gingembre est un aliment et un complément alimentaire, pas un médicament. Les études citées portent sur des contextes précis et des patients suivis ; leurs résultats ne remplacent ni un diagnostic ni un traitement. Nausées persistantes, douleurs de règles invalidantes ou glycémie élevée justifient d'abord une consultation. Femmes enceintes : demandez l'avis de votre sage-femme ou médecin avant toute supplémentation.
1 278
Femmes enceintes dans la méta-analyse nausées (12 essais)
-24%
Sur le temps de vidange gastrique à 1,2 g (Hu 2011)
-25%
De douleurs musculaires post-effort à 2 g/jour (Black 2010)
= AINS
Sur les règles douloureuses dans 2 essais contre acide méfénamique

1. Gingérols et shogaols : ce qui agit

À retenir
Le rhizome frais contient des gingérols, transformés en shogaols (deux fois plus piquants et souvent plus actifs) au séchage. Ces composés agissent sur les récepteurs de la sérotonine impliqués dans le vomissement, sur la motricité de l'estomac et sur les enzymes de l'inflammation, et sont bien absorbés, contrairement à la curcumine de son cousin le curcuma.

Le gingembre (Zingiber officinale) est un rhizome de la famille des Zingibéracées, comme le curcuma et la cardamome. Ses actifs principaux, le 6-gingérol en tête, donnent le piquant du frais ; le séchage les déshydrate en shogaols, ce qui explique qu'une poudre soit plus mordante et, à poids égal, plus concentrée qu'un rhizome frais gorgé d'eau. Trois mécanismes sont bien décrits : un antagonisme des récepteurs 5-HT3 de la sérotonine, les mêmes que ciblent les médicaments anti-vomitifs, qui explique l'effet sur les nausées ; une stimulation de la motricité gastrique ; et une inhibition des voies de l'inflammation (COX, prostaglandines), plus modeste qu'un médicament mais mesurable.

Différence pratique avec le curcuma : les gingérols et shogaols sont correctement absorbés par voie orale, sans besoin de poivre ni d'astuce galénique. Une gélule de poudre de rhizome suffit à reproduire les doses des essais, ce qui est loin d'être le cas de toutes les plantes.

2. Nausées : le bienfait le mieux prouvé

À retenir
Grossesse : amélioration nette des nausées sur 12 essais et 1 278 femmes, sans sur-risque, de préférence sous 1 500 mg par jour. Mal des transports et nausées post-opératoires ou de chimiothérapie : données favorables, toujours en complément des traitements prescrits.
Méta-analyse, Nutrition Journal 2014

Sur 12 essais randomisés totalisant 1 278 femmes enceintes, le gingembre a significativement amélioré les nausées par rapport au placebo. Les vomissements montraient une tendance à l'amélioration sans atteindre la significativité. Les analyses en sous-groupes favorisaient les doses inférieures à 1 500 mg par jour. Le gingembre n'a augmenté ni le risque de fausse couche, ni les brûlures d'estomac, ni la somnolence par rapport au placebo ou à la vitamine B6.

Viljoen E, Visser J, Koen N, Musekiwa A. Nutr J 2014;13:20. DOI : 10.1186/1475-2891-13-20

C'est un résultat rare : une plante testée spécifiquement chez la femme enceinte, sur plus d'un millier de participantes, avec un profil de sécurité rassurant. Plusieurs sociétés savantes d'obstétrique citent d'ailleurs le gingembre parmi les options de première intention contre les nausées de début de grossesse, avant les médicaments. La prudence reste de mise : dose autour de 1 g par jour, durée courte, et avis de la sage-femme ou du médecin, en particulier en cas de traitement anticoagulant ou d'antécédents.

Hors grossesse, le gingembre est utilisé contre le mal des transports (des essais historiques sur des marins et des étudiants montrent une réduction des symptômes, avec des résultats plus mitigés en laboratoire), et en accompagnement des nausées de chimiothérapie ou post-opératoires, où les revues concluent à un bénéfice modeste en ajout aux antiémétiques prescrits, jamais à leur place.

3. Digestion : la vidange gastrique accélérée

À retenir
1,2 g de gingembre en gélules accélère la vidange de l'estomac de 24 % et stimule les contractions gastriques chez des patients dyspeptiques. C'est le mécanisme derrière son usage contre les lourdeurs après le repas.
Essai randomisé en double aveugle, World Journal of Gastroenterology 2011

Chez des patients atteints de dyspepsie fonctionnelle, la prise de trois gélules totalisant 1,2 g de gingembre une heure avant un repas test a réduit le temps de demi-vidange gastrique de 16,1 à 12,3 minutes par rapport au placebo, avec une tendance à des contractions antrales plus fréquentes. Les hormones digestives (GLP-1, motiline, ghréline) n'étaient pas modifiées.

Hu ML, Rayner CK, Wu KL, et al. World J Gastroenterol 2011;17(1):105-110. DOI : 10.3748/wjg.v17.i1.105

Deux lectures honnêtes de cet essai. D'abord, la dose : 1,2 g de poudre de rhizome, c'est exactement ce qu'apportent les trois gélules quotidiennes de notre gingembre bio, et c'est une dose alimentaire, atteignable aussi avec du frais. Ensuite, la limite : la vidange s'accélère, mais les symptômes subjectifs (ballonnements, satiété précoce) n'étaient pas significativement améliorés dans cet essai court. Pour un estomac lent, une digestion lourde après les repas riches, le signal est bon ; pour des ballonnements installés, le sujet est plus large, et notre guide des ballonnements fait le tour des causes.

4. Règles douloureuses : à égalité avec un AINS

À retenir
750 à 2 000 mg par jour pendant les 3 à 4 premiers jours du cycle réduisent la douleur des règles ; deux essais ne trouvent pas de différence avec l'acide méfénamique, un anti-inflammatoire prescrit dans cette indication. Preuve de qualité moyenne mais convergente.
Deux méta-analyses, 2015 et 2016

Sur 4 essais randomisés contre placebo, 750 à 2 000 mg de poudre de gingembre pris pendant les 3 à 4 premiers jours du cycle ont significativement réduit la douleur des dysménorrhées primaires (Daily 2015). Une seconde méta-analyse retrouve une réduction de 1,55 cm sur une échelle de 10 contre placebo et, sur deux essais, aucune différence d'efficacité avec l'acide méfénamique, un AINS de référence dans cette indication ; les auteurs soulignent la qualité méthodologique moyenne et l'hétérogénéité des essais (Chen 2016).

Daily JW, et al. Pain Med 2015;16(12):2243-2255. DOI : 10.1111/pme.12853 ; Chen CX, et al. Evid Based Complement Alternat Med 2016;2016:6295737. DOI : 10.1155/2016/6295737

Le mécanisme est plausible : les prostaglandines qui contractent l'utérus sont celles que le gingembre inhibe. En pratique, le protocole des essais est simple à reproduire : commencer au premier jour des règles (ou la veille), 3 à 4 jours, 750 à 2 000 mg de poudre répartis dans la journée. Des douleurs qui résistent, s'aggravent ou s'accompagnent de règles très abondantes justifient une consultation : elles peuvent signaler une endométriose (notre dossier complet) ou entraîner une carence en fer.

5. Muscles et articulations

À retenir
Courbatures : -25 % de douleur le lendemain d'un effort excentrique, à 2 g par jour pendant 11 jours. Arthrose : réduction modeste mais significative de la douleur et de la gêne sur 593 patients, avec un peu plus d'inconforts digestifs que le placebo.
Essai randomisé (courbatures) et méta-analyse (arthrose)

Chez 74 volontaires, 2 g de gingembre par jour pendant 11 jours ont réduit de 25 % la douleur musculaire 24 heures après un exercice excentrique du biceps, que le gingembre soit cru ou chauffé (Black 2010). Chez 593 patients arthrosiques répartis dans 5 essais contre placebo, le gingembre a réduit la douleur (effet standardisé -0,30) et la gêne fonctionnelle (-0,22), avec un risque d'arrêt pour effets indésirables digestifs multiplié par 2,3 ; les auteurs le jugent modestement efficace et raisonnablement sûr (Bartels 2015).

Black CD, et al. J Pain 2010;11(9):894-903. DOI : 10.1016/j.jpain.2009.12.013 ; Bartels EM, et al. Osteoarthritis Cartilage 2015;23(1):13-21. DOI : 10.1016/j.joca.2014.09.024

Pour situer : sur l'arthrose, l'effet du gingembre est environ deux fois plus faible que celui mesuré pour les extraits de curcuma dans les méta-analyses récentes, mais il s'obtient avec de la simple poudre de rhizome, sans formulation spéciale. Les deux se combinent d'ailleurs bien, et l'ensemble de la stratégie articulaire (oméga-3, collagène, activité physique) est dans notre guide des douleurs articulaires. Pour la récupération sportive, 2 g par jour en continu est le protocole documenté, à distance des anti-inflammatoires qui, eux, freinent l'adaptation musculaire.

6. Glycémie : le dossier contradictoire

À retenir
Une méta-analyse de 10 essais trouve une baisse de la glycémie à jeun (-19 mg/dL) et de l'HbA1c (-0,6 point) chez des diabétiques de type 2 ; une plus récente sur 5 essais ne retrouve rien de significatif. Prometteur, hétérogène, et jamais à la place d'un traitement.

C'est un cas d'école de littérature contradictoire, et nous préférons vous montrer les deux versants plutôt qu'un seul. D'un côté, une méta-analyse de 10 essais randomisés chez des diabétiques de type 2 conclut à une réduction significative de la glycémie à jeun (-18,8 mg/dL), de l'hémoglobine glyquée (-0,57 point) et même de la tension artérielle (-4,2/-1,6 mmHg), à des doses de 1 à 3 g par jour (Ebrahimzadeh, Complement Ther Med, 2022). De l'autre, une revue plus récente et plus stricte sur 5 essais à 1,2 à 2 g par jour ne retrouve d'effet significatif ni sur la glycémie ni sur l'HbA1c une fois les données poolées, tout en notant que deux essais individuels étaient positifs (Schumacher, Clin Nutr ESPEN, 2024).

Notre lecture : un signal réel mais instable, dépendant des doses, des durées et des populations. Si vous êtes diabétique traité, le gingembre en gélules se discute avec votre médecin (risque théorique d'hypoglycémie en ajout au traitement) ; si vous cherchez à agir sur votre glycémie, les leviers prouvés restent l'alimentation, l'activité et, côté compléments, la berbérine, mieux documentée.

7. Ce qui est survendu

À retenir
Brûleur de graisse, aphrodisiaque prouvé, bouclier anti-rhume, détox : les quatre promesses les plus fréquentes sont les quatre moins bien démontrées.
  • « Le gingembre fait maigrir. » Les méta-analyses sur le poids montrent au mieux une réduction de quelques centaines de grammes et un léger effet sur le tour de taille, cliniquement négligeable. Un shot de gingembre ne compense aucun repas.
  • « Aphrodisiaque naturel. » La tradition est unanime, les essais cliniques humains quasi inexistants. Des données animales suggèrent un effet sur la testostérone et la circulation, non confirmé chez l'homme. Le gingembre soutient le tonus général, ce qui n'est pas rien, mais aucun essai ne démontre d'effet direct sur la libido ou l'érection ; notre analyse détaillée est dans le gingembre est-il vraiment aphrodisiaque ?
  • « Il empêche d'attraper froid. » Aucun essai ne montre que le gingembre prévient rhumes ou grippes. Une infusion chaude soulage la gorge et le confort, ce qui est déjà utile ; l'immunité se joue ailleurs (sommeil, vitamine D en hiver, vaccination), voir notre classement immunité par niveau de preuve.
  • « Détox et purification. » Le gingembre ne « nettoie » rien : le foie et les reins s'en chargent. Il stimule la digestion, c'est différent.

8. Dosage : frais, poudre, gélules

À retenir
1 à 2 g de poudre par jour couvrent la quasi-totalité des usages étudiés. Maximum 4 g par jour chez l'adulte, 1 g pendant la grossesse. 10 g de frais équivalent à peu près à 1 g de poudre.
Forme Dose usuelle Équivalence Pour quoi
Rhizome frais 2 à 10 g par jour (1 à 3 cm râpés) 10 g frais ≈ 1 g de poudre Cuisine, infusions, nausées légères, plaisir
Poudre de rhizome 0,5 à 2 g par jour 1 cuillère à café rase ≈ 2 g Golden latte, plats, dosage simple
Gélules de poudre (notre format) 1,2 g par jour (3 gélules) Dose de l'essai vidange gastrique ; fourchette des essais nausées et règles Digestion, règles douloureuses, cure régulière sans le goût piquant
Extraits concentrés, huiles essentielles Variable selon titrage Difficilement comparable Réservés à un usage encadré ; l'huile essentielle ne se substitue pas au rhizome

Repères de sécurité usuels : 4 g de gingembre par jour maximum chez l'adulte en usage prolongé ; autour de 1 g par jour pendant la grossesse, sur avis et sur durée courte ; commencer bas en cas d'estomac sensible, le piquant pouvant provoquer des brûlures au-delà de 2 g en une prise.

9. Dangers et contre-indications

À retenir
Le gingembre est bien toléré à dose alimentaire. Les précautions sérieuses concernent quatre situations : anticoagulants, chirurgie programmée, calculs biliaires, diabète traité.
Avis médical avant les gélules si

Vous prenez des anticoagulants ou des antiagrégants (warfarine, AOD, aspirine, clopidogrel) : le gingembre a un effet antiplaquettaire propre ; le cumul majore le risque de saignement.

Une chirurgie ou une extraction dentaire est prévue : arrêt des gélules deux semaines avant, pour la même raison.

Vous avez des calculs biliaires ou une maladie des voies biliaires : le gingembre stimule la sécrétion de bile, comme le curcuma.

Vous êtes diabétique sous traitement : risque théorique d'hypoglycémie en ajout aux médicaments ; surveillance et avis du prescripteur.

Vous êtes enceinte : le gingembre est l'une des options les mieux étudiées contre les nausées, mais à 1 g par jour maximum, sur durée courte, et avec l'accord de la sage-femme ou du médecin, surtout en fin de grossesse (effet antiagrégant à l'approche de l'accouchement).

Vous êtes allergique aux Zingibéracées (gingembre, curcuma, cardamome) : réaction possible, rare.

Effets indésirables courants et bénins, surtout au-delà de 2 g en une prise : brûlures d'estomac, reflux, goût piquant persistant, inconfort digestif léger ; dans la méta-analyse arthrose, ces effets digestifs expliquaient un taux d'arrêt doublé par rapport au placebo. À dose alimentaire, aucun signal de toxicité hépatique ou rénale n'est documenté, ce qui distingue le gingembre des extraits concentrés de son cousin curcuma (voir l'alerte ANSES expliquée). Le bilan de sécurité complet du gingembre, interactions et check-list comprises, est dans gingembre : dangers et contre-indications.

10. Comment le prendre selon l'objectif

Le bon protocole pour le bon usage
Digestion lourde, estomac lent
1,2 g par jour en gélules (3 gélules), avant ou pendant les repas principaux, en cure de 4 à 8 semaines.
Règles douloureuses
750 à 2 000 mg par jour, en commençant la veille ou le premier jour des règles, pendant 3 à 4 jours, répartis en 2 à 3 prises.
Mal des transports
500 mg à 1 g, 30 à 60 minutes avant le départ, à renouveler après 4 heures si besoin.
Nausées de grossesse
Jusqu'à 1 g par jour en 2 à 4 prises, sur avis de la sage-femme, plutôt en frais ou en infusion en première intention (la méthode complète est dans infusion gingembre citron : la recette qui marche).
Courbatures, récupération
2 g par jour en continu (les essais durent 11 jours), pas seulement le jour de la séance.
Confort articulaire
1 à 2 g par jour, 8 à 12 semaines, éventuellement combiné au curcuma avec gras et poivre.
La dose des études, sans le goût piquant
Le Gingembre bio Nutrition•pro

120 gélules de rhizome de Zingiber officinale bio, sans additif, gélule végétale. 3 gélules par jour apportent 1,2 g de gingembre : la dose de l'essai de référence sur la digestion, au cœur des fourchettes étudiées pour les nausées et les règles douloureuses. 40 jours de cure, aussi disponible en abonnement à -25 %.

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Noté 4,8/5 par nos clients. Déconseillé sans avis en cas d'anticoagulants, de calculs biliaires ou de grossesse.

Test rapide
Le gingembre et moi

Choisissez la situation qui vous ressemble : la réponse s'affiche juste en dessous.

Profil A : la dose de l'essai

1,2 g par jour en gélules, autour des repas principaux, 4 à 8 semaines : c'est le protocole de l'essai qui a mesuré la vidange gastrique accélérée. Si les ballonnements dominent, le problème est souvent ailleurs (fibres, FODMAP, stress) : lisez le guide des ballonnements.

Profil B : le protocole des 4 jours

750 à 2 000 mg par jour dès la veille ou le premier jour des règles, pendant 3 à 4 jours. Deux essais le placent à égalité avec un anti-inflammatoire. Des douleurs invalidantes, qui s'aggravent ou s'accompagnent de règles très abondantes méritent une consultation : pensez endométriose et carence en fer.

Profil C : ponctuel et dosé

Transports : 500 mg à 1 g, 30 à 60 minutes avant le départ. Grossesse : jusqu'à 1 g par jour maximum, plutôt en frais ou infusion d'abord, et toujours avec l'accord de votre sage-femme ; c'est l'une des options les mieux étudiées, mais la règle reste dose basse et durée courte.

Profil D : la régularité paie

2 g par jour en continu pour les courbatures (l'effet apparaît sur 11 jours de prise, pas en aigu), 1 à 2 g sur 8 à 12 semaines pour le confort articulaire, éventuellement combiné au curcuma. À distance des anti-inflammatoires, qui freinent l'adaptation musculaire.

Ce test oriente, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Questions fréquentes sur le gingembre

Quels sont les bienfaits prouvés du gingembre ?

Les nausées sont son domaine le mieux établi : grossesse (12 essais, 1 278 femmes), mal des transports, suites de chimiothérapie. Viennent ensuite la digestion (vidange gastrique accélérée à 1,2 g), les règles douloureuses (efficacité comparable à un anti-inflammatoire dans les essais), les courbatures (-25 % à 2 g par jour) et l'arthrose (effet modeste). Les effets sur la glycémie sont prometteurs mais discutés.

Le gingembre est-il efficace contre les nausées ?

Oui, c'est son bienfait le mieux documenté. Une méta-analyse de 12 essais sur 1 278 femmes enceintes montre une amélioration significative des nausées par rapport au placebo, sans augmentation du risque de fausse couche ni d'effets indésirables. Il est aussi utilisé contre le mal des transports et les nausées post-opératoires ou de chimiothérapie, en complément des traitements.

Peut-on prendre du gingembre enceinte ?

Oui, à dose modérée et sur une durée courte : les essais chez la femme enceinte utilisaient le plus souvent moins de 1 500 mg par jour, et la méta-analyse de référence n'a détecté aucun sur-risque de fausse couche, de brûlures d'estomac ou de somnolence. La recommandation usuelle est de rester autour de 1 g par jour maximum et d'en parler à sa sage-femme, surtout en cas de traitement ou d'antécédent.

Le gingembre aide-t-il la digestion ?

Oui : chez des patients atteints de dyspepsie fonctionnelle, 1,2 g de gingembre en gélules a accéléré la vidange de l'estomac (12,3 minutes contre 16,1 sous placebo) et stimulé les contractions gastriques. C'est ce qui explique son usage traditionnel contre les lourdeurs après le repas. L'effet sur les ballonnements eux-mêmes est plus modeste.

Le gingembre est-il efficace contre les règles douloureuses ?

C'est l'un de ses résultats les plus intéressants : 750 à 2 000 mg par jour pendant les 3 à 4 premiers jours du cycle réduisent significativement la douleur, et deux essais ne trouvent pas de différence avec l'acide méfénamique, un anti-inflammatoire prescrit dans cette indication. Les études restent de qualité moyenne, mais convergentes.

Quelle dose de gingembre par jour ?

En cuisine : 2 à 5 g de frais ou 0,5 à 2 g de poudre. En gélules : 1 à 2 g de poudre de rhizome par jour, la fourchette utilisée dans la majorité des essais (nausées, digestion, règles, courbatures). La limite usuelle de sécurité est de 4 g par jour chez l'adulte, 1 g pendant la grossesse.

Quels sont les dangers du gingembre ?

À dose alimentaire, très peu : brûlures d'estomac, reflux ou inconfort digestif au-delà de 4 g par jour. Les vraies précautions concernent les compléments : effet antiagrégant (prudence avec les anticoagulants et avant une chirurgie), stimulation de la bile (avis médical en cas de calculs), et interactions possibles avec les antidiabétiques. Allergie aux Zingibéracées possible mais rare.

Le gingembre est-il un aphrodisiaque ?

La tradition le dit, la science est plus prudente : il n'existe pas d'essai clinique solide montrant un effet direct sur la libido ou la fonction sexuelle humaine. Le gingembre soutient la vitalité générale (circulation, tonus, digestion) et des données animales suggèrent un effet sur la testostérone, non confirmé chez l'homme. Un tonique, oui ; un aphrodisiaque prouvé, non.

Le gingembre fait-il baisser la glycémie ?

Les méta-analyses se contredisent : l'une (10 essais) trouve une baisse de la glycémie à jeun de 19 mg/dL et de l'HbA1c de 0,6 point chez des diabétiques de type 2 ; une autre plus récente (5 essais) ne retrouve pas d'effet significatif. En pratique : prometteur, pas établi, et jamais à la place d'un traitement ; en cas de diabète traité, parlez-en à votre médecin.

Gingembre frais, poudre ou gélules : que choisir ?

Le frais pour la cuisine et les infusions (goût, usage quotidien) ; la poudre pour doser facilement ; les gélules pour atteindre les doses des études (1 à 2 g par jour) sans le goût piquant, avec une concentration régulière. Les actifs (gingérols, transformés en shogaols au séchage) sont présents dans les trois formes.

Le gingembre est-il anti-inflammatoire ?

Modérément, et c'est mesurable : réduction des courbatures de 25 % après exercice à 2 g par jour, réduction modeste de la douleur d'arthrose en méta-analyse, et efficacité comparable à un AINS sur les règles douloureuses. L'effet est réel mais inférieur à celui d'un médicament ; il se cumule bien avec le curcuma, cousin botanique.

Peut-on prendre du gingembre tous les jours ?

Oui, c'est même le mode d'usage traditionnel et celui des essais au long cours (4 à 12 semaines), dans la limite de 4 g par jour. En continu, restez attentif aux brûlures d'estomac, et suspendez deux semaines avant une chirurgie programmée en raison de l'effet antiagrégant.

Glossaire
Gingérols
Composés piquants du rhizome frais, dont le 6-gingérol, principaux actifs du gingembre.
Shogaols
Formes déshydratées des gingérols, apparues au séchage, environ deux fois plus piquantes et souvent plus actives.
Récepteurs 5-HT3
Récepteurs de la sérotonine impliqués dans le réflexe de vomissement ; cibles des médicaments antiémétiques et, en partie, du gingembre.
Dysménorrhée primaire
Règles douloureuses sans maladie sous-jacente identifiée, liées aux prostaglandines qui contractent l'utérus.
Dyspepsie fonctionnelle
Digestion difficile (lourdeur, satiété précoce) sans lésion identifiable, souvent liée à une vidange gastrique lente.
Effet antiagrégant
Réduction de l'agrégation des plaquettes sanguines, qui fluidifie le sang et impose la prudence avec les anticoagulants.
Sources scientifiques
  1. Viljoen E, Visser J, Koen N, Musekiwa A. A systematic review and meta-analysis of the effect and safety of ginger in the treatment of pregnancy-associated nausea and vomiting. Nutr J. 2014;13:20. doi:10.1186/1475-2891-13-20
  2. Hu ML, Rayner CK, Wu KL, et al. Effect of ginger on gastric motility and symptoms of functional dyspepsia. World J Gastroenterol. 2011;17(1):105-110. doi:10.3748/wjg.v17.i1.105
  3. Daily JW, Zhang X, Kim DS, Park S. Efficacy of ginger for alleviating the symptoms of primary dysmenorrhea: a systematic review and meta-analysis of randomized clinical trials. Pain Med. 2015;16(12):2243-2255. doi:10.1111/pme.12853
  4. Chen CX, Barrett B, Kwekkeboom KL. Efficacy of oral ginger (Zingiber officinale) for dysmenorrhea: a systematic review and meta-analysis. Evid Based Complement Alternat Med. 2016;2016:6295737. doi:10.1155/2016/6295737
  5. Bartels EM, Folmer VN, Bliddal H, et al. Efficacy and safety of ginger in osteoarthritis patients: a meta-analysis of randomized placebo-controlled trials. Osteoarthritis Cartilage. 2015;23(1):13-21. doi:10.1016/j.joca.2014.09.024
  6. Black CD, Herring MP, Hurley DJ, O'Connor PJ. Ginger (Zingiber officinale) reduces muscle pain caused by eccentric exercise. J Pain. 2010;11(9):894-903. doi:10.1016/j.jpain.2009.12.013
  7. Ebrahimzadeh A, Ebrahimzadeh A, Mirghazanfari SM, et al. The effect of ginger supplementation on metabolic profiles in patients with type 2 diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Complement Ther Med. 2022;65:102802. doi:10.1016/j.ctim.2022.102802
  8. Schumacher JC, Mueller V, Sousa C, et al. The effect of oral supplementation of ginger on glycemic control of patients with type 2 diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis. Clin Nutr ESPEN. 2024;63:615-622. doi:10.1016/j.clnesp.2024.07.011

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par l'équipe Nutrition•pro à partir de méta-analyses et d'essais randomisés indexés sur PubMed, selon notre méthodologie éditoriale. Les informations publiées ici ont une vocation informative et ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien. Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments : ils ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. En cas de symptômes, de traitement en cours, de grossesse ou d'allaitement, demandez conseil à un professionnel de santé.

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