Si vous avez tapé « Prostalis » dans un moteur de recherche, vous êtes probablement tombé sur deux choses qui n'ont rien à voir : notre complexe de sept plantes fabriqué en France, en pilulier de 60 gélules, et un autre produit portant le même nom, en boîte de 30, à la composition différente, vendu par des sites qui se présentent comme des pharmacies. Cette page commence par régler cette confusion, parce qu'elle est la première question que nous recevons au service client.
Ensuite, nous faisons ce que nous faisons pour chacun de nos produits : détailler la composition gélule par gélule, rapporter ce que disent les essais cliniques publiés sur chacune des plantes, y compris quand ils sont moins flatteurs que la publicité du secteur, dire où les doses de Prostalis se situent par rapport à celles des études, publier les avis vérifiés sans tri, et indiquer précisément où le produit est vendu et où il ne l'est pas.
Deux produits, un seul nom. Le Prostalis de Nutrition•pro se reconnaît à quatre repères : le nom du fabricant sur la fiche, un pilulier de 60 gélules, une composition en sept plantes qui commence par le prunier d'Afrique et l'ortie, et un canal de vente identifiable. Le produit homonyme est en boîte de 30, associe tribulus, ginseng, lycopène et vitamine C, et se présente comme un traitement de la prostatite, ce qu'aucun complément alimentaire n'est.
Ce que disent les études sur nos plantes. Le prunier d'Afrique et l'ortie disposent des données les plus favorables, une revue Cochrane pour le premier, un essai de 620 hommes sur six mois pour la seconde. Le Serenoa repens est bien toléré mais son efficacité isolée est contestée par la revue Cochrane la plus récente. La courge, l'épilobe et la quercétine ont chacune un essai positif, mais à des doses supérieures à celles de Prostalis. Le maitaké n'a aucune donnée clinique sur la prostate. Ce qu'il faut retenir : une association de plantes à doses modérées, bien tolérée, pas un médicament, et jamais un substitut à une consultation quand un symptôme urinaire s'installe.
- Deux produits portent le nom Prostalis : comment les distinguer
- La composition de Prostalis, gélule par gélule
- Ce que disent les études sur chacune des sept plantes
- Les doses de Prostalis face aux doses des essais
- Les avis clients, y compris les réservés
- Où acheter Prostalis, et où il n'est pas vendu
- Comment le prendre, et quand consulter plutôt
- Questions fréquentes
Deux produits portent le nom Prostalis : comment les distinguer
Prostalis est le nom que nous avons donné en 2024 à notre complexe prostate. Depuis, un second produit est apparu sous le même nom, porté par un réseau de sites en français, anglais, espagnol et italien. Il n'a aucun lien avec Nutrition•pro. Voici ce qui les sépare, point par point :
| Prostalis de Nutrition•pro | Le produit homonyme | |
|---|---|---|
| Fabricant | Nutrition•pro, société française, Paris 8e, service client identifié | Aucun fabricant identifiable sur les sites qui le vendent |
| Conditionnement | Pilulier de 60 gélules, 30 jours | Boîte de 30 |
| Composition | Prunier d'Afrique, ortie, Serenoa repens, courge, maitaké, épilobe, quercétine | Tribulus, ginseng, lycopène, courge, vitamine C |
| Statut affiché | Complément alimentaire, étiquetage conforme | Présenté comme un traitement « contre la prostatite », avec « notice » et « posologie » |
| Où il est vendu | nutritionpro.fr, pharmacies et parapharmacies partenaires, grandes places de marché | Sites présentés comme des pharmacies ou des établissements de santé français, sans numéro d'inscription à l'Ordre |
| Avis affichés | Avis vérifiés collectés après achat, positifs et réservés publiés | Séries d'avis tous datés du même jour, « recommandations de pharmaciens » non vérifiables |
Un site marchand qui se présente comme une pharmacie française doit afficher son numéro d'inscription à l'Ordre national des pharmaciens et l'adresse de l'officine physique. Une « notice » avec « indications thérapeutiques » sur un complément alimentaire est un signal d'alerte : aucun complément n'a le droit de se présenter ainsi. Et si les avis clients portent tous la même date, ils n'ont pas été collectés après achat.
Si vous avez commandé un produit Prostalis en boîte de 30 sur l'un de ces sites, ce n'est pas notre produit, et nous ne pouvons ni en garantir la composition ni traiter une réclamation à son sujet. Écrivez-nous à serviceclient@nutritionpro.fr si vous avez un doute sur une fiche produit.
La composition de Prostalis, gélule par gélule
La composition intégrale figure sur l'étiquette et sur la fiche produit. La voici pour une journée, soit deux gélules :
| Ingrédient | Partie utilisée | Dose pour 2 gélules |
|---|---|---|
| Prunier d'Afrique (Pygeum africanum) | Écorce | 300 mg |
| Ortie piquante (Urtica dioica) | Racine | 300 mg |
| Serenoa repens (palmier nain) | Baie | 160 mg |
| Courge (Cucurbita pepo) | Semence | 160 mg |
| Maitaké (Grifola frondosa) | Fructification | 100 mg |
| Épilobe à petites fleurs (Epilobium parviflorum) | Parties aériennes | 100 mg |
| Quercétine | Fleurs de Sophora du Japon | 100 mg |
L'enveloppe est en HPMC, une cellulose végétale : pas de gélatine animale, ce qui rend le produit compatible avec une alimentation végétarienne. Il n'y a ni colorant, ni conservateur, ni excipient de charge.
Le choix des plantes n'est pas original, et c'est volontaire : ce sont les cinq végétaux les plus étudiés en urologie pour le confort urinaire masculin, complétés par deux actifs à visée antioxydante. La section suivante regarde ce que la recherche dit réellement de chacun.
Ce que disent les études sur chacune des sept plantes
Nous rapportons ici les essais randomisés et les revues systématiques indexés sur PubMed, avec leur identifiant DOI. Certains résultats sont favorables, d'autres le sont moins. Nous les présentons dans l'ordre des doses de la formule.
Prunier d'Afrique : une revue Cochrane favorable, sur des essais courts
18 essais randomisés, 1 562 hommes : deux fois plus de chances de rapporter une amélioration globale des symptômes que sous placebo, nycturie réduite de 19 %, débit maximal augmenté de 23 %.
Wilt T et al., Cochrane Database of Systematic Reviews, 2002. DOI 10.1002/14651858.CD001044
Les auteurs relèvent des essais de petite taille, d'une durée moyenne de 64 jours, avec des doses et des préparations variables, et une tolérance comparable au placebo. Le prunier d'Afrique est la plante de Prostalis dont les données sont les plus anciennes et les plus consistantes, mais la littérature n'a pas été substantiellement enrichie depuis.
Ortie piquante : un grand essai, mais un seul
620 hommes, 6 mois : score IPSS passé de 19,8 à 11,8 sous ortie contre 19,2 à 17,7 sous placebo, débit maximal amélioré de 8,2 mL/s contre 3,4, résidu post-mictionnel réduit de 73 à 36 mL. Aucun effet indésirable identifié.
Safarinejad MR, Journal of Herbal Pharmacotherapy, 2005. PubMed 16635963
Le format est solide et l'effectif important. La réserve tient au fait qu'il s'agit d'un seul essai, d'un seul centre, dont l'auteur appelle lui-même à la réplication. À ce jour, elle n'a pas eu lieu à cette échelle.
Serenoa repens : bien toléré, efficacité isolée débattue
27 essais, 4 656 participants : le Serenoa repens seul apporte peu ou pas de différence sur les symptômes urinaires et la qualité de vie à court terme par rapport au placebo, avec un niveau de preuve élevé. L'incertitude demeure sur son rôle en association avec d'autres plantes.
Franco JVA et al., World Journal of Men's Health, 2024. DOI 10.5534/wjmh.230222
C'est le résultat le moins favorable de cette page, et nous le rapportons tel quel. Deux méta-analyses complémentaires nuancent le tableau sans le contredire :
4 essais, 1 080 patients, au moins 6 mois : effet équivalent à la tamsulosine sur le score IPSS, la qualité de vie et le résidu post-mictionnel, avec nettement moins de troubles de l'éjaculation et de baisse de libido.
Cai T et al., American Journal of Men's Health, 2020. DOI 10.1177/1557988320905407
20 études : aucune différence significative de fonction sexuelle entre Serenoa repens et placebo. La crainte d'un effet négatif sur la sexualité, répandue en ligne, n'est pas confirmée.
Paulis G et al., Archivio Italiano di Urologia e Andrologia, 2021. DOI 10.4081/aiua.2021.4.475
Lecture honnête : le Serenoa repens est l'une des plantes les mieux tolérées de l'urologie, y compris sur la fonction sexuelle, mais son efficacité en monothérapie face au placebo n'est pas établie par la meilleure synthèse disponible. Sa place dans Prostalis relève de l'association, dont la revue Cochrane dit précisément qu'elle reste à documenter.
Graines de courge : les graines entières, pas l'extrait
1 431 hommes de 50 à 80 ans : 58,5 % de répondeurs avec 10 g de graines entières par jour, contre 47,3 % sous placebo. L'extrait en gélules à 500 mg deux fois par jour ne s'est pas distingué du placebo.
Vahlensieck W et al., Urologia Internationalis, 2014. DOI 10.1159/000362903
Ce résultat compte pour la lecture de la formule : la forme active dans l'essai est la graine entière à 10 g par jour, une quantité impossible à mettre en gélule. Les 160 mg de courge de Prostalis n'ont pas vocation à reproduire cet effet.
Épilobe : un essai positif, sur une espèce voisine
128 hommes : baisse significative du résidu post-mictionnel et de la nycturie, amélioration du score IPSS, aucune toxicité hépatique ou rénale, avec 500 mg par jour d'extrait d'Epilobium angustifolium.
Esposito C et al., Biomedicine and Pharmacotherapy, 2021. DOI 10.1016/j.biopha.2021.111414
Prostalis utilise Epilobium parviflorum, l'espèce traditionnellement employée en Europe centrale, à 100 mg. Les deux espèces partagent leur principal composé d'intérêt, l'oenothéine B, mais l'essai porte sur l'autre espèce et sur une dose cinq fois supérieure.
Quercétine : un petit essai ancien, sur la douleur pelvienne
30 hommes souffrant de douleurs pelviennes chroniques : score de symptômes passé de 21 à 13,1 sous quercétine à 500 mg deux fois par jour, contre 20,2 à 18,8 sous placebo. 67 % d'amélioration d'au moins 25 % contre 20 %.
Shoskes DA et al., Urology, 1999. DOI 10.1016/s0090-4295(99)00358-1
Essai préliminaire, effectif très réduit, dose de 1 000 mg par jour contre 100 mg dans Prostalis. La quercétine est ici présente pour son profil antioxydant, pas pour reproduire ce résultat.
Maitaké : aucune donnée clinique sur la prostate
Nous n'avons trouvé aucun essai clinique publié évaluant le maitaké sur les symptômes urinaires ou le confort prostatique chez l'homme. Sa présence dans la formule repose sur son profil de champignon riche en bêta-glucanes et en composés antioxydants, pas sur une preuve clinique. Nous préférons le dire clairement plutôt que de lui prêter un rôle qu'aucune étude ne lui attribue.
Les doses de Prostalis face aux doses des essais
Une formule à sept plantes ne peut pas contenir chacune à la dose d'un essai en monothérapie : la gélule ne le permet pas. Voici où se situe Prostalis :
| Plante | Dose dans Prostalis | Dose dans les essais | Lecture |
|---|---|---|---|
| Prunier d'Afrique | 300 mg d'écorce | 50 à 200 mg d'extrait | Ordre de grandeur comparable, forme différente |
| Ortie | 300 mg de racine | Extrait de racine, 6 mois | Ordre de grandeur comparable |
| Serenoa repens | 160 mg de baie | 320 mg d'extrait lipidique | En dessous |
| Courge | 160 mg de semence | 10 g de graines entières | Très en dessous |
| Épilobe | 100 mg, E. parviflorum | 500 mg, E. angustifolium | En dessous, espèce voisine |
| Quercétine | 100 mg | 1 000 mg | Très en dessous |
| Maitaké | 100 mg | Aucun essai | Pas de référence |
Ce que cela signifie concrètement : Prostalis est une association de plantes à doses modérées, dont les deux premières se situent dans les ordres de grandeur étudiés, et dont les cinq autres sont présentes à titre complémentaire. Il n'est pas conçu comme une monothérapie à dose d'essai clinique et ne doit pas être lu ainsi. Quiconque vous promet l'effet d'un essai avec une gélule de 500 mg contenant sept ingrédients ne lit pas les études.
Nous vendons Prostalis, et c'est précisément pourquoi cette page rapporte la revue Cochrane défavorable au Serenoa repens et l'absence d'essai sur le maitaké. Vous connaissez la composition exacte, la dose de chaque plante et les études qui existent ou n'existent pas. C'est à vous de décider en connaissance de cause, et à votre médecin d'être consulté si un symptôme s'installe.
Voir le ProstalisLes avis clients, y compris les réservés
Les avis affichés sur la fiche Prostalis sont collectés par un outil tiers auprès de clients ayant effectivement commandé, quelques semaines après la livraison. Nous ne les trions pas. Au moment de la rédaction, ils sont au nombre de 21, pour une note moyenne de 4,4 sur 5.
Ce qui en ressort, par fréquence :
- Un confort ressenti après quelques semaines, formulé de façon prudente par la plupart : « le produit fonctionne plutôt bien », « je ressens une amélioration », « un bon changement ».
- L'absence d'effets indésirables sur la sexualité, mise en avant par un client qui compare avec les traitements qu'il avait connus. C'est cohérent avec la méta-analyse de Paulis citée plus haut.
- La réactivité du service client et la livraison, qui reviennent dans plusieurs avis mais ne disent rien de l'efficacité du produit.
- Un avis réservé, que nous laissons en ligne : un client de 63 ans n'a « pas vraiment l'effet escompté ». Un autre attend ses résultats d'analyse pour se prononcer.
Un point de méthode : des avis clients ne valent pas un essai clinique. Ils mesurent une satisfaction, pas un effet, et sont soumis à l'effet placebo comme toute prise ressentie. Nous les publions parce qu'ils sont réels, pas parce qu'ils prouvent quoi que ce soit. Les séries d'avis à cinq étoiles tous datés du même jour que l'on trouve sur les sites vendant le produit homonyme n'ont, elles, aucune de ces caractéristiques.
Où acheter Prostalis, et où il n'est pas vendu
Le Prostalis de Nutrition•pro est distribué par trois canaux :
| Canal | Ce que vous y trouvez | Comment le reconnaître |
|---|---|---|
| nutritionpro.fr | Prix direct, abonnement sans engagement avec 25 % de remise, livraison à domicile ou en point relais | L'adresse du site et le nom Nutrition•pro |
| Pharmacies et parapharmacies partenaires | Le même produit, pilulier de 60 gélules | Numéro d'inscription à l'Ordre affiché, adresse de l'officine, fiche mentionnant Nutrition•pro |
| Grandes places de marché | Le même produit, expédié par nos soins | Nutrition•pro indiqué comme vendeur ou comme marque |
Nous ne vendons pas via des sites qui se présentent comme des pharmacies ou des établissements de santé sans en être, ni via des pages qui affichent une remise à durée limitée sur une « boîte de 30 ». Si vous trouvez un Prostalis sur un site qui n'appartient à aucune des trois catégories ci-dessus, vérifiez le fabricant sur la fiche. En cas de doute, une photo de la fiche envoyée à serviceclient@nutritionpro.fr suffit pour que nous vous répondions.
Comment le prendre, et quand consulter plutôt
Des envies fréquentes qui s'installent, un jet qui faiblit, des levers nocturnes qui se multiplient : ce sont des motifs de consultation, pas d'achat. Un médecin dispose de traitements dont l'efficacité est démontrée, alpha-bloquants, inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, et de solutions chirurgicales quand elles sont indiquées. Et certains signes imposent une consultation sans délai : sang dans les urines, douleur, fièvre, impossibilité d'uriner. Prostalis ne diagnostique rien, ne traite rien, et ne doit jamais retarder une prise en charge.
Questions fréquentes
Le produit et son homonyme
Qu'est-ce que Prostalis ?
Prostalis est un complément alimentaire de Nutrition•pro, marque française, qui associe sept plantes traditionnellement utilisées pour le confort prostatique et urinaire masculin : prunier d'Afrique, ortie piquante, Serenoa repens, graines de courge, maitaké, épilobe et quercétine. Il se présente en pilulier de 60 gélules végétales, soit 30 jours à raison de 2 gélules par jour.
Pourquoi trouve-t-on deux produits différents appelés Prostalis ?
Parce qu'un second produit, sans lien avec Nutrition•pro, est commercialisé sous le même nom par un réseau de sites en plusieurs langues. Sa composition est différente (tribulus, ginseng, lycopène, courge, vitamine C), son conditionnement aussi (boîte de 30), et il est présenté comme un traitement de la prostatite, ce qu'aucun complément alimentaire n'est autorisé à être. Les deux produits n'ont que le nom en commun.
Comment reconnaître le Prostalis de Nutrition•pro ?
Quatre repères : le nom du fabricant Nutrition•pro sur la fiche, un pilulier de 60 gélules, une liste de sept plantes commençant par le prunier d'Afrique et l'ortie, et un canal de vente identifiable : nutritionpro.fr, une pharmacie ou parapharmacie partenaire, ou une grande place de marché. Si l'un de ces quatre points ne colle pas, ce n'est pas notre produit.
Composition et études
Quelle est la composition exacte de Prostalis ?
Pour 2 gélules, soit une journée : 300 mg de prunier d'Afrique (écorce), 300 mg d'ortie piquante (racine), 160 mg de Serenoa repens (baie), 160 mg de courge (semence), 100 mg de maitaké, 100 mg d'épilobe à petites fleurs (parties aériennes) et 100 mg de quercétine issue du Sophora du Japon. L'enveloppe est en HPMC, d'origine végétale, sans gélatine animale.
Que disent les études sur le Serenoa repens ?
La revue Cochrane actualisée en 2024, qui porte sur 27 essais et 4 656 participants, conclut que le Serenoa repens utilisé seul apporte peu ou pas de différence sur les symptômes urinaires par rapport au placebo à court terme. Deux méta-analyses complémentaires montrent une efficacité comparable à la tamsulosine sur six mois avec moins d'effets sur la sexualité, et l'absence d'effet négatif sur la fonction sexuelle par rapport au placebo. C'est donc une plante bien tolérée dont l'efficacité isolée est débattue.
Le prunier d'Afrique est-il documenté ?
Oui, par une revue Cochrane de 18 essais randomisés et 1 562 hommes. Les participants sous Pygeum africanum avaient deux fois plus de chances de rapporter une amélioration globale de leurs symptômes que sous placebo, avec une réduction de 19 % de la nycturie et une hausse de 23 % du débit urinaire maximal. Les auteurs soulignent que les essais étaient courts, de petite taille et hétérogènes dans leurs doses.
Et l'ortie piquante ?
Un essai randomisé en double aveugle de six mois chez 620 hommes a observé un passage du score IPSS de 19,8 à 11,8 sous ortie, contre 19,2 à 17,7 sous placebo, avec une amélioration du débit et une baisse du résidu post-mictionnel. C'est une donnée solide dans son format, mais elle repose sur un seul essai et son auteur appelle lui-même à la confirmer.
Les graines de courge sont-elles efficaces ?
L'étude GRANU, un an chez 1 431 hommes, a comparé graines entières, extrait en gélules et placebo. Les graines entières, à 10 g par jour, ont donné 58,5 % de répondeurs contre 47,3 % sous placebo. L'extrait en gélules ne s'est pas distingué du placebo. Les 160 mg de courge contenus dans Prostalis sont très loin de la dose de graines entières testée, ce qu'il faut savoir.
Pourquoi de la quercétine dans un complément prostate ?
En raison d'un essai en double aveugle mené chez 30 hommes souffrant de douleurs pelviennes chroniques : à 500 mg deux fois par jour pendant un mois, le score de symptômes est passé de 21 à 13,1, contre 20,2 à 18,8 sous placebo. Il s'agit d'un petit essai préliminaire, et Prostalis en apporte 100 mg par jour, une dose cinq à dix fois inférieure.
L'épilobe et le maitaké ont-ils des études ?
L'épilobe oui, avec un essai randomisé de six mois chez 128 hommes sur un extrait d'Epilobium angustifolium à 500 mg, montrant une baisse du résidu post-mictionnel et de la nycturie. Prostalis utilise une espèce voisine, Epilobium parviflorum, à 100 mg. Le maitaké, lui, n'a fait l'objet d'aucun essai clinique publié sur la prostate : sa présence repose sur son profil antioxydant, pas sur une preuve clinique.
Les doses de Prostalis correspondent-elles à celles des études ?
Pas toutes, et nous préférons le dire. Le prunier d'Afrique et l'ortie sont dans les ordres de grandeur étudiés. Le Serenoa repens est en dessous des 320 mg d'extrait lipidique des essais, la courge et la quercétine très en dessous. Prostalis est conçu comme une association de sept plantes à doses modérées, pas comme une monothérapie à dose d'essai clinique.
Avis et achat
Que disent les avis clients sur Prostalis ?
Les 21 avis vérifiés collectés après achat donnent une note moyenne de 4,4 sur 5. Les commentaires les plus fréquents portent sur un confort urinaire ressenti et l'absence d'effets indésirables sur la sexualité. Un client indique ne pas avoir obtenu l'effet espéré. Nous publions l'ensemble, y compris les avis réservés.
Où acheter Prostalis ?
Sur nutritionpro.fr, en achat unique ou en abonnement sans engagement avec 25 % de remise, dans les pharmacies et parapharmacies partenaires, et sur les grandes places de marché où Nutrition•pro est vendeur identifié. Nous ne vendons pas via des sites qui se présentent comme des pharmacies sans en être.
Prostalis est-il vendu en pharmacie ?
Oui, par l'intermédiaire de nos partenaires pharmaceutiques et parapharmaceutiques en ligne. Attention toutefois : plusieurs sites qui ressemblent à des pharmacies françaises vendent le produit homonyme en boîte de 30, avec des avis datés du même jour et des recommandations de pharmaciens non vérifiables. Une vraie pharmacie en ligne affiche son numéro d'inscription à l'Ordre.
Utilisation et précautions
Comment prendre Prostalis ?
Deux gélules par jour avec un grand verre d'eau, de préférence au cours d'un repas. Un pilulier couvre 30 jours. Les études sur les plantes de la prostate portent sur des durées de trois à douze mois, ce qui plaide pour une prise régulière sur plusieurs mois plutôt qu'un essai de quelques jours.
Prostalis a-t-il des effets secondaires ?
Les essais cliniques sur ses plantes rapportent une tolérance comparable au placebo, y compris sur la fonction sexuelle pour le Serenoa repens. Des inconforts digestifs légers restent possibles avec toute plante prise en gélule. Le produit est réservé à l'adulte et déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes. En cas de traitement, notamment hormonal ou lié à la prostate, demandez l'avis de votre médecin ou pharmacien.
Prostalis est-il compatible avec un traitement de la prostate ?
Pas sans avis médical. Plusieurs de ses plantes agissent sur les mêmes cibles que certains médicaments, le Serenoa repens ayant par exemple été comparé à la tamsulosine dans des essais. Si vous prenez un alpha-bloquant, un inhibiteur de la 5-alpha-réductase ou un traitement hormonal, parlez-en à votre médecin avant d'ajouter un complément.
Quand faut-il consulter plutôt que se supplémenter ?
Dès qu'un symptôme urinaire s'installe ou s'aggrave, et immédiatement en cas de sang dans les urines, de douleur, de fièvre ou d'impossibilité d'uriner. Ces signes relèvent d'un diagnostic médical, pas d'un complément. Un homme de plus de 50 ans avec des troubles urinaires doit en parler à son médecin, qui dispose de traitements dont l'efficacité est démontrée.
Glossaire
- IPSS
- International Prostate Symptom Score, questionnaire de 7 questions noté de 0 à 35, utilisé dans tous les essais cités pour mesurer la gêne urinaire.
- Nycturie
- Fait de se lever la nuit pour uriner. L'un des symptômes les plus gênants et les plus mesurés dans les essais.
- Résidu post-mictionnel
- Volume d'urine restant dans la vessie après la miction, mesuré par échographie. Plus il est élevé, moins la vidange est complète.
- Débit maximal (Qmax)
- Vitesse maximale du jet urinaire, en millilitres par seconde. Un débit qui faiblit est un signe d'obstruction.
- Tamsulosine
- Médicament alpha-bloquant de référence pour les troubles urinaires liés à la prostate, utilisé comme comparateur dans plusieurs essais sur le Serenoa repens.
- Revue Cochrane
- Synthèse systématique indépendante de tous les essais disponibles sur une question, considérée comme le plus haut niveau de preuve.
- HPMC
- Hydroxypropylméthylcellulose, cellulose végétale utilisée pour fabriquer les gélules sans gélatine animale.
Sources
- Franco JVA, Trivisonno LF, Sgarbossa N et al. Serenoa repens for the treatment of lower urinary tract symptoms due to benign prostatic enlargement: an updated Cochrane review. World J Mens Health. 2024;42(3):518-530. doi.org/10.5534/wjmh.230222
- Cai T, Cui Y, Yu S et al. Comparison of Serenoa repens with tamsulosin in the treatment of benign prostatic hyperplasia: a systematic review and meta-analysis. Am J Mens Health. 2020;14(2). doi.org/10.1177/1557988320905407
- Paulis G, Paulis A, Perletti G. Serenoa repens and its effects on male sexual function: a systematic review and meta-analysis of clinical trials. Arch Ital Urol Androl. 2021;93(4):475-480. doi.org/10.4081/aiua.2021.4.475
- Wilt T, Ishani A, Mac Donald R, Rutks I, Stark G. Pygeum africanum for benign prostatic hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev. 2002;(1):CD001044. doi.org/10.1002/14651858.CD001044
- Safarinejad MR. Urtica dioica for treatment of benign prostatic hyperplasia: a prospective, randomized, double-blind, placebo-controlled, crossover study. J Herb Pharmacother. 2005;5(4):1-11. PubMed 16635963
- Vahlensieck W, Theurer C, Pfitzer E et al. Effects of pumpkin seed in men with lower urinary tract symptoms due to benign prostatic hyperplasia in the one-year, randomized, placebo-controlled GRANU study. Urol Int. 2014;94(3):286-295. doi.org/10.1159/000362903
- Esposito C, Santarcangelo C, Masselli R et al. Epilobium angustifolium L. extract with high content in oenothein B on benign prostatic hyperplasia: a monocentric, randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial. Biomed Pharmacother. 2021;138:111414. doi.org/10.1016/j.biopha.2021.111414
- Shoskes DA, Zeitlin SI, Shahed A, Rajfer J. Quercetin in men with category III chronic prostatitis: a preliminary prospective, double-blind, placebo-controlled trial. Urology. 1999;54(6):960-963. doi.org/10.1016/s0090-4295(99)00358-1
- Nutrition•pro. Prostate : que disent vraiment les études sur les plantes. Lire l'article


