Un bol de lentilles corail cuites, soit 250 mL, apporte 18,7 g de protéines selon une analyse de légumineuses cuites publiée en 2017. Reste à savoir quels aliments végétaux sont vraiment riches en protéines, par portion réelle, et avec quelle qualité.
Ce guide classe les principales sources pour 100 g et par portion, puis explique le PDCAAS et le DIAAS, les acides aminés limitants, l'effet de la cuisson et du trempage, la complémentarité sur la journée, et le cas du fer et du zinc. Il distingue l'alimentation végétarienne, qui garde œufs et produits laitiers, de l'alimentation vegan, qui exclut tout produit animal.
Le classement : par portion, les légumineuses cuites (13 à 19 g par bol de 250 mL dans une analyse de neuf variétés), le tofu, le tempeh, le seitan et les protéines texturées de soja arrivent en tête. Les graines de chanvre, de courge et les amandes apportent 6 à 11 g par poignée de 30 g ; la spiruline et la levure nutritionnelle restent des appoints.
La qualité : les céréales manquent surtout de lysine, les légumineuses de méthionine. Le soja obtient le meilleur DIAAS des légumineuses étudiées (91), et varier les sources sur la journée paraît suffire, selon une revue. Le vrai point de vigilance est le fer, absorbé à 5 à 12 % dans une alimentation végétarienne contre 14 à 18 % en alimentation mixte, et le zinc.
- Combien de protéines végétales faut-il vraiment ?
- Le classement des aliments riches en protéines végétales
- Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots, fèves, lupin
- Le soja et ses dérivés : tofu, tempeh, edamame, protéines texturées
- Seitan, céréales et pseudo-céréales
- Oléagineux et graines : chanvre, courge, arachide, amande
- Levure nutritionnelle et spiruline : des appoints
- PDCAAS et DIAAS : mesurer la qualité d'une protéine
- Acides aminés limitants et leucine
- Cuisson, trempage, germination, fermentation
- Complémentarité et journées types
- Fer et zinc : l'autre enjeu des protéines végétales
- Questions fréquentes
Combien de protéines végétales faut-il vraiment ?
Selon la revue de Mariotti et Gardner (Nutrients, 2019), le besoin moyen d'un adulte est estimé à 0,66 g de protéines par kilo et par jour, et la référence qui couvre 97,5 % de la population à 0,83 g. Pour 70 kg, cela représente environ 58 g par jour (notre calcul). La population occidentale en consomme en moyenne environ 1,3 g par kilo.
Est végétarienne une alimentation sans viande ni poisson, le plus souvent avec œufs et produits laitiers (lacto-ovo) ; l'alimentation vegan exclut tout produit animal. Dans la cohorte française NutriNet-Santé, les protéines fournissaient environ 17,5 % de l'énergie chez les mangeurs de viande contre 13 % chez les vegans. Les végétariens lacto-ovo tournent autour de 14 %, soit environ 70 g par jour.
Dans la cohorte britannique EPIC-Oxford, les vegans consommaient en moyenne 0,99 g de protéines par kilo et par jour, bien au-dessus de la référence de 0,83 g. Pourtant, 16,5 % des hommes et 8,1 % des femmes vegans restaient sous le besoin moyen de 0,66 g, contre 3 % et 1 % chez les mangeurs de viande. Les apports sont suffisants, concluent les auteurs, sauf chez ceux qui mangent trop peu ou évitent légumineuses, noix et graines.
Mariotti F, Gardner CD. Nutrients 2019;11(11):2661. DOI : 10.3390/nu11112661
Ces enquêtes ont tendance à surestimer les déficits, rappellent les auteurs. La règle est donc simple : chez l'adulte qui mange à sa faim, l'enjeu est la quantité totale de protéines, bien plus qu'un acide aminé manquant. La situation est plus délicate chez la personne âgée qui mange peu, comme le détaille notre article sur la sarcopénie après 50 ans.
Côté santé, une méta-analyse de 32 cohortes (715 128 adultes) associe les apports les plus élevés en protéines végétales à une mortalité toutes causes plus faible de 8 % et cardiovasculaire de 12 %, sans lien avec la mortalité par cancer. Chaque tranche de 3 % de l'énergie en plus issue des protéines végétales était associée à 5 % de risque en moins. Ce sont des associations, qui ne prouvent pas un lien de cause à effet.
Une revue de l'équipe de Maastricht rappelle qu'environ 1,6 g par kilo et par jour maximiserait, selon certains auteurs, les gains musculaires en musculation. Notre guide pour prendre du muscle détaille le calcul.
Le classement des aliments riches en protéines végétales
Pour 100 g, les graines et poudres sont avantagées, les légumineuses cuites, gorgées d'eau, pénalisées. Le tableau donne donc la teneur pour 100 g dans l'état où l'aliment est mangé, et l'apport d'une portion réaliste (portions et calculs par nos soins). Les valeurs analysées viennent d'études citées dans ce guide ; les valeurs indicatives sont des ordres de grandeur tirés de tables de composition générales, approximatifs et parfois éloignés de l'étiquette, notamment pour le tofu, le seitan et la levure nutritionnelle.
| Aliment | Protéines pour 100 g | Portion et apport | Type de valeur |
|---|---|---|---|
| Graines de chanvre décortiquées | 35,9 g | 30 g : environ 10,8 g | Analysée (30 échantillons canadiens) |
| Graines de courge (poudre) | 33,25 g | 30 g : environ 10 g | Analysée (une étude) |
| Seitan | Environ 20 à 25 g | 100 g : environ 20 à 25 g | Indicative, très variable selon la recette |
| Arachides | Environ 25 g | 30 g : environ 7,5 g | Indicative |
| Amandes | 20,5 à 24,3 g (moyenne 22,8) | 30 g : 6,3 g | Analysée |
| Tempeh | Environ 19 g | 100 g : environ 19 g | Indicative |
| Tofu ferme | Environ 12 à 15 g | 150 g : environ 18 à 22 g | Indicative, selon la fermeté |
| Edamame | Environ 11 g | 150 g : environ 16 g | Indicative |
| Haricots blancs cuits | 8,8 g | Bol de 250 mL : 16,8 g | Analysée |
| Lentilles corail cuites | 7,3 g | Bol de 250 mL : 18,7 g | Analysée |
| Haricots rouges cuits | 8,3 g | Bol de 250 mL : 15,5 g | Analysée |
| Pois cassés verts cuits | 7,4 g | Bol de 250 mL : 15,3 g | Analysée |
| Lentilles vertes cuites | 6,7 g | Bol de 250 mL : 14,1 g | Analysée |
| Pois chiches cuits | 7,6 g | Bol de 250 mL : 13,1 g | Analysée |
| Flocons d'avoine | Environ 13 g | 50 g : environ 6,5 g | Indicative |
| Quinoa cuit | Environ 4 à 5 g (grain cru : environ 15 %) | 150 g cuit : environ 6 à 7 g | Indicative |
| Levure nutritionnelle | Environ 40 à 50 g | 10 g : environ 4 à 5 g | Indicative, selon le produit |
| Spiruline en poudre | Jusqu'à 70 % de la matière sèche ; 66,28 g pour notre poudre | 3 à 5 g : environ 2 à 3,3 g | Revue publiée et étiquette produit |
Une portion de légumineuses, de tofu, de tempeh ou de seitan apporte 13 à 25 g de protéines : ce sont les piliers de l'assiette végétale. Les graines sont très concentrées mais se mangent par poignées et sont riches en lipides, environ 47 % pour le chanvre décortiqué et 49 % pour l'amande dans les analyses citées.
La teneur des légumineuses cuites dépend surtout de l'eau absorbée : 64 à 75 % dans l'étude source.
Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots, fèves, lupin
Crues et sèches, les légumineuses contiennent environ 22 à 24 % de protéines. Dans l'étude canadienne qui fournit nos valeurs cuites, la teneur sur matière sèche allait de 21,9 % pour le pois chiche à 29,5 % pour la lentille corail.
Neuf légumineuses ont été cuites en laboratoire jusqu'à une tendreté proche de la cuisson domestique, après 16 heures de trempage pour les haricots et les pois chiches. Pour 100 g cuits, les haricots blancs apportaient 8,76 g de protéines, les haricots noirs 8,39 g, les haricots rouges 8,27 g, les haricots pinto 7,85 g, les pois chiches 7,57 g, les pois cassés verts 7,39 g, les lentilles corail 7,30 g, les pois cassés jaunes 6,81 g et les lentilles vertes 6,72 g. La digestibilité vraie des protéines, mesurée chez le rat, allait de 70 % pour les haricots noirs à 90,6 % pour les lentilles corail.
Nosworthy MG, Neufeld J, Frohlich P, et al. Food Sci Nutr 2017;5(4):896-903. DOI : 10.1002/fsn3.473
Lentilles, pois chiches, haricots, pois cassés. Les lentilles corail, décortiquées, cuisent en 12 minutes et donnent la plus grosse portion : 18,7 g par bol, contre 14,1 g pour les lentilles vertes. Les haricots apportent 14,2 à 16,8 g, les pois cassés 14,1 à 15,3 g, les pois chiches 13,1 g. Les haricots blancs obtenaient le meilleur PDCAAS de la série (0,67) ; les haricots noirs étaient les moins digestibles, ce que les auteurs rapprochent de leurs composés phénoliques.
Fèves. Dans les jeux de données compilés par une revue de 2020, les fèves sèches contenaient en moyenne 26,5 % de protéines, avec un DIAAS moyen de 55, limité par les acides aminés soufrés. Ces données portent surtout sur des matières premières crues pour l'alimentation animale.
Lupin. C'est la légumineuse la plus riche du groupe : l'espèce andine Lupinus mutabilis contient 32 à 52,6 g de protéines pour 100 g de matière sèche, une teneur proche du soja. Ses alcaloïdes amers, toxiques à forte dose, imposent un désamérisage avant consommation.
Le soja et ses dérivés : tofu, tempeh, edamame, protéines texturées
Le soja se distingue par sa teneur : 36 à 46 % de protéines dans le grain sec selon les variétés, d'après une revue consacrée au soja dans l'alimentation végétarienne. Son PDCAAS a été rapporté entre 0,91 et 1,00, et sa qualité élevée confirmée par des bilans azotés chez l'homme, selon cette revue. Son DIAAS moyen de 91 est le plus élevé des légumineuses, devant le pois (70) et le lupin (68).
Le tofu s'obtient en caillant le lait de soja avec du chlorure de magnésium ou du sulfate de calcium ; le tempeh est un soja fermenté en galette ; l'edamame est le soja récolté vert ; les protéines texturées sont fabriquées par extrusion à partir de soja.
Avec un modèle de digestion in vitro standardisé, la digestibilité des protéines de soja atteignait 52,1 à 62,7 % pour le soja cuit en grain, 84,1 à 90,6 % pour le lait de soja et 94,9 à 98,4 % pour le tofu. Le score DIAAS in vitro passait de moins de 60 pour le grain cuit à 78 à 88 pour le lait de soja et 79 à 91 pour le tofu.
Hammer L, Moretti D, Bétrix CA, et al. Food Res Int 2024;178:113947. DOI : 10.1016/j.foodres.2024.113947
Ce sont des mesures en laboratoire, mais la tendance est nette : la transformation rend les protéines plus accessibles. Dans une autre étude in vitro de 2026 sur fèves, pois et soja, la coagulation façon tofu donnait la meilleure digestion, et la fermentation façon tempeh réduisait fortement les phytates, avec davantage de fer capté par des cellules intestinales en culture qu'avec le tofu.
Une portion de 150 g de tofu ferme ou de 100 g de tempeh apporte environ 18 à 22 g de protéines, et 30 g de protéines texturées sèches, à environ 50 % de protéines, environ 15 g (valeurs indicatives). Les vegans de NutriNet-Santé consommaient 73 g de légumineuses et 63 g de soja texturé et de galettes végétales par jour.
Seitan, céréales et pseudo-céréales
Seitan. Fabriqué à partir du gluten de blé, il contient environ 20 à 25 g de protéines pour 100 g selon la recette (valeur indicative). Un isolat de protéine de blé ne contient que 1,4 % de lysine selon l'analyse de Maastricht, pour un besoin de 4,5 %. Pourtant, chez 36 jeunes hommes actifs, 30 g d'un hydrolysat de protéine de blé en poudre et 30 g de protéines de lait ont augmenté la synthèse des protéines musculaires sans différence significative (0,056 contre 0,053 % par heure). Il s'agit d'une protéine isolée, pas de seitan, et le résultat ne vaut pas forcément chez la personne âgée.
Quinoa. Souvent présenté comme complet, le grain contient environ 15 % de protéines et un bon équilibre en acides aminés selon une revue de 2009. L'équipe de Maastricht nuance : 3,3 % de lysine et 0,6 % de méthionine, sous les besoins de 4,5 et 1,6 %, et 3,8 % de leucine, la plus faible des sources analysées. Cuit, il apporte environ 4 à 5 g pour 100 g (valeur indicative) : un complément, pas un pilier.
Avoine. Environ 13 g de protéines pour 100 g de flocons (valeur indicative), une protéine limitée en lysine (DIAAS moyen de 57) et pauvre en méthionine.
Sarrasin. Sans gluten, il contient environ 13 g de protéines pour 100 g de grain sec (valeur indicative, sans analyse de référence retenue pour ce guide).
Oléagineux et graines : chanvre, courge, arachide, amande
Sur 30 échantillons de produits à base de chanvre de l'Ouest canadien, la graine entière contenait 24,0 % de protéines et 30,4 % de lipides, la graine décortiquée 35,9 % de protéines et 46,7 % de lipides, et le tourteau 40,7 % de protéines. Le PDCAAS passait de 49 à 53 % pour la graine entière à 63 à 66 % décortiquée, et la lysine était partout l'acide aminé limitant.
House JD, Neufeld J, Leson G. J Agric Food Chem 2010;58(22):11801-7. DOI : 10.1021/jf102636b
Chanvre. 30 g de graines décortiquées apportent environ 10,8 g de protéines (notre calcul), pauvres en leucine et en lysine mais riches en méthionine (2,0 %) : un bon partenaire des légumineuses.
Courge. Une poudre de graines de courge analysée dans une étude de 2025 contenait 33,25 % de protéines. Leur protéine ressemble à celle du chanvre : 2,7 % de lysine, 1,9 % de méthionine. Une revue de 2026 les cite aussi parmi les sources de zinc, de fer et de magnésium, un atout dans une alimentation végétale.
Arachide. Légumineuse consommée comme un oléagineux, elle apporte environ 25 g de protéines pour 100 g (valeur indicative).
Amande. Quatre variétés californiennes analysées contenaient 20,5 à 24,3 % de protéines (moyenne 22,8 %), et la table de référence américaine 21,2 %, soit 6,3 g pour 30 g. La lysine limite la qualité : PDCAAS de 44,3 à 47,8. Les échantillons venaient de la filière de l'amande.
Levure nutritionnelle et spiruline : des appoints
Levure nutritionnelle. Ces paillettes de levure inactivée contiennent environ 40 à 50 % de protéines selon les produits (valeur indicative), soit 4 à 5 g pour 10 g. Certaines sont enrichies en vitamine B12, ce qu'indique l'étiquette.
Spiruline. Cette cyanobactérie, Arthrospira platensis, est l'un des aliments les plus concentrés en protéines : jusqu'à 70 % de la matière sèche selon une revue de 2025 sur les protéines de microalgues. Sa protéine contient 6,0 % de leucine, 3,5 % de lysine et 1,7 % de méthionine dans l'échantillon analysé par l'équipe de Maastricht.
Notre Spiruline bio en poudre est 100 % poudre de spiruline biologique et contient 66,28 g de protéines pour 100 g. Une cuillère à café par jour, soit 3 à 5 g, apporte environ 2 à 3,3 g de protéines (notre calcul) : un appoint dans un smoothie ou une salade, pas une source principale. Notre Spiruline bio en comprimés apporte 2 g de spiruline pour 4 comprimés, soit très peu de protéines au regard des besoins.
Dans des comprimés de spiruline, la fraction de vitamine B12 purifiée était composée à 83 % de pseudovitamine B12, inactive, et à 17 % seulement de vraie vitamine B12. Une revue ultérieure de la même équipe conclut que la spiruline ne convient pas comme source de B12, en particulier pour les végétariens.
Watanabe F, Katsura H, Takenaka S, et al. J Agric Food Chem 1999;47(11):4736-41. DOI : 10.1021/jf990541b
La vitamine B12 de la spiruline est surtout une forme inactive. Aucun aliment végétal non enrichi ne couvre les besoins : une alimentation vegan impose un complément ou des aliments enrichis. Notre guide sur la vitamine B12 détaille les sources fiables et les signes de carence.
PDCAAS et DIAAS : mesurer la qualité d'une protéine
La qualité d'une protéine dépend de sa teneur en acides aminés indispensables et de la part réellement digérée. Le PDCAAS multiplie le score de l'acide aminé le plus limitant par la digestibilité mesurée dans les selles du rat, et plafonne à 1. Le DIAAS, proposé en 2013, mesure la digestibilité de chaque acide aminé en fin d'intestin grêle, souvent chez le porc, sans plafond : 100 ou plus, aucun acide aminé ne limite ; 75 à 99, qualité élevée ; sous 75, la protéine gagne à être complétée.
À partir de données obtenues chez le porc en croissance, le DIAAS moyen (référence des 6 mois à 3 ans) atteignait 91 pour le soja, 70 pour le pois, 68 pour le lupin, 57 pour l'avoine, 55 pour la fève, 54 pour le chanvre, 48 pour le blé et 47 pour le riz, contre 85 pour la whey, 101 pour l'œuf et 117 pour la caséine. La lysine limitait les céréales et le chanvre, les acides aminés soufrés limitaient les légumineuses.
Herreman L, Nommensen P, Pennings B, Laus MC. Food Sci Nutr 2020;8(10):5379-5391. DOI : 10.1002/fsn3.1809
Les auteurs, salariés d'un fabricant de protéines de pomme de terre, soulignent que la plupart des données portent sur des matières premières crues, alors que la transformation change les scores : la protéine de pois extrudée passait de 70 à 82 ou 86. Pour des aliments réellement préparés, voici les valeurs publiées.
| Aliment préparé | PDCAAS | DIAAS | Étude |
|---|---|---|---|
| Tofu | Non mesuré | 79 à 91 (in vitro) | Hammer, 2024 |
| Pois chiches cuits | 0,75 | 0,78 | Nosworthy, 2020 |
| Pois cassés verts cuits | 0,69 | 0,67 | Nosworthy, 2017 |
| Haricots blancs cuits | 0,67 | 0,65 (digestibilité fécale) | Nosworthy, 2017 |
| Graines de chanvre décortiquées | 0,63 à 0,66 | Non mesuré | House, 2010 |
| Lentilles corail cuites | 0,57 | 0,54 en moyenne | Nosworthy, 2017 |
Ces chiffres sont des repères, variables d'une étude à l'autre (0,69 puis 0,50 pour les pois cassés verts cuits, 0,54 puis 0,57 de PDCAAS pour les lentilles corail cuites). Pour les études canadiennes, le DIAAS est calculé à partir de la digestibilité fécale mesurée chez le rat, et non iléale, donc pas strictement comparable aux valeurs obtenues chez le porc. Chez l'homme, la revue de Mariotti et Gardner rapporte une digestibilité de 89 à 92 % pour l'isolat de soja, la farine ou l'isolat de pois, les farines de blé et de lupin, contre 91 % pour l'œuf et 90 à 94 % pour la viande.
Acides aminés limitants et leucine
Toutes les plantes contiennent les 20 acides aminés, dont les 9 indispensables : parler de protéines « incomplètes » est trompeur, selon la revue de Mariotti et Gardner, certains y sont seulement moins abondants. Teneurs mesurées par l'équipe de Maastricht, en pourcentage de la protéine (isolats en poudre pour le pois, le soja, le riz, le blé et le chanvre) :
| Source de protéines | Lysine (besoin 4,5 %) | Méthionine (besoin 1,6 %) | Leucine (besoin 5,9 %) |
|---|---|---|---|
| Pois | 5,9 % | 0,4 % (limitant) | 7,2 % |
| Soja | 4,6 % | 0,4 % (limitant) | 6,9 % |
| Riz complet | 2,4 % (limitant) | 2,5 % | 7,4 % |
| Blé | 1,4 % (limitant) | 0,9 % | 6,1 % |
| Quinoa | 3,3 % (limitant) | 0,6 % (limitant) | 3,8 % |
| Chanvre | 2,8 % (limitant) | 2,0 % | 5,1 % |
| Spiruline | 3,5 % (limitant) | 1,7 % | 6,0 % |
La leucine est l'acide aminé qui déclenche le plus fortement la construction musculaire. 20 à 25 g de whey en apportent 2,2 à 2,7 g. Pour réunir 2,7 g de leucine, l'analyse publiée en 2018 estime qu'il faut environ 37 g de protéine de riz complet, 38 g de pois, 40 g de soja, 45 g de blé, 47 g d'avoine et 54 g de chanvre. Ces chiffres portent sur des poudres de protéines isolées fournies par des industriels, pas sur des aliments entiers.
Chez l'homme, environ 85 à 95 % des protéines du blanc d'œuf, de l'œuf entier et du poulet sont absorbées, contre environ 50 à 75 % pour les pois chiches, les haricots mungo et les pois jaunes. Les isolats de protéines végétales atteignent en revanche des niveaux proches des protéines animales. Les leviers proposés : manger davantage de protéines végétales ou associer des sources complémentaires.
Pinckaers PJM, Trommelen J, Snijders T, van Loon LJC. Sports Med 2021;51(Suppl 1):59-74. DOI : 10.1007/s40279-021-01540-8
Les auteurs relativisent : les sportifs mangent souvent assez de protéines pour que de petites différences de qualité pèsent peu, sauf quand ils mangent moins, en sèche ou après une blessure. Les végétariens qui consomment des produits laitiers peuvent aussi s'appuyer sur une Whey 100 % isolat, protéine de lait qui apporte 22,9 g de protéines pour 30 g ; elle ne convient pas aux vegans.
Cuisson, trempage, germination, fermentation
Les graines contiennent des composés qui freinent la digestion : inhibiteurs de la trypsine, tanins, phytates. L'enveloppe joue aussi : retirer la coque du haricot mungo augmente d'environ 10 % l'absorption de ses protéines, selon la revue de Sports Medicine.
La cuisson réduit les inhibiteurs de la trypsine et les tanins ; la digestibilité du pois chiche passe d'environ 72 % cru à 84 % cuit, selon les travaux cités dans l'étude canadienne. Le mode de cuisson compte : PDCAAS du pois chiche de 75,2 cuit à l'eau, 80 au four et 83,8 extrudé.
Sur des doliques, un trempage long de 16 heures dans une solution de bicarbonate a fortement réduit les facteurs antinutritionnels. La cuisson sous pression s'est montrée plus efficace que la cuisson ordinaire, et la cuisson de graines préalablement germées encore davantage. La fermentation a fait disparaître l'inhibiteur de la trypsine et les sucres responsables des flatulences et réduit nettement l'acide phytique, mais elle a augmenté les tanins.
Ibrahim SS, Habiba RA, Shatta AA, Embaby HE. Nahrung 2002;46(2):92-5. DOI : 10.1002/1521-3803(20020301)46:2<92::AID-FOOD92>3.0.CO;2-P
Ces études, surtout de laboratoire, montrent des tendances cohérentes sans chiffrer le gain pour votre assiette.
Ce sont des conseils pratiques tirés de ces tendances, non des résultats d'essais chez l'homme.
Complémentarité et journées types
Une revue de 1994 concluait déjà que des mélanges de protéines végétales forment une source complète d'acides aminés. Celle de Mariotti et Gardner précise que rien n'impose de compléter une protéine végétale au même repas : une variété de sources sur la journée paraît appropriée, le corps disposant d'une réserve d'acides aminés libres, notamment de lysine, qui amortit en partie les écarts.
Dans la cohorte EPIC-Oxford, les apports en lysine étaient estimés à 58 mg par kilo et par jour chez les végétariens lacto-ovo et 43 mg chez les vegans, au-dessus du besoin moyen de 30 mg, et une méta-régression de bilans azotés ne retrouvait aucune différence de besoin entre alimentation animale, végétale ou mixte.
Les deux journées suivantes sont des exemples bâtis sur ce classement, non des menus issus d'études ; les quantités, calculées par nos soins, sont approximatives. Repères pour 70 kg : environ 58 g par jour à 0,83 g par kilo, environ 112 g à 1,6 g par kilo.
Version vegan : un dessert au soja à la place du yaourt et une portion de tofu, de seitan ou de lentilles à la place de la whey.
Fer et zinc : l'autre enjeu des protéines végétales
Le fer végétal, dit non héminique, est sensible aux composés du repas. Selon une revue de l'American Journal of Clinical Nutrition, sa biodisponibilité est estimée à 14 à 18 % en alimentation mixte et 5 à 12 % en alimentation végétarienne, chez des personnes sans réserves. Phytates, polyphénols et calcium la freinent, la vitamine C la favorise, et le statut en fer de chacun pèse plus que la composition des repas.
Des petits pains de blé enrichis en quantités croissantes de phytates, marqués au fer radioactif, ont montré une inhibition de l'absorption du fer de 18 % dès 2 mg de phosphore phytique, de 64 % à 25 mg et de 82 % à 250 mg. L'ajout d'acide ascorbique, la vitamine C, a significativement contrebalancé cette inhibition.
Hallberg L, Brune M, Rossander L. Am J Clin Nutr 1989;49(1):140-4. DOI : 10.1093/ajcn/49.1.140
Une méta-analyse de 24 études transversales trouve une ferritine, reflet des réserves en fer, plus basse de 29,7 µg/L chez les végétariens adultes (61,9 µg/L chez les hommes, 17,7 µg/L chez les femmes non ménopausées). Pour le zinc, une méta-analyse de 26 études retrouve des apports plus faibles de 0,88 mg par jour et un zinc sanguin plus bas de 0,93 µmol/L, surtout chez les femmes et les vegans. Ce sont des associations : des réserves plus basses en moyenne, pas une carence chez chacun.
En pratique : une source de vitamine C aux repas de légumineuses (poivron, agrumes, kiwi), le thé et le café à distance des repas, des aliments fermentés, germés ou trempés. Notre classement des aliments riches en fer détaille les teneurs et l'absorption.
Quand une prise de sang confirme une carence en fer, un complément se discute avec son médecin. Notre Fer bisglycinate apporte, pour une gélule végétale par jour prise 1 h avant un repas, 14 mg de fer sous forme de bisglycinate, 80 mg de vitamine C et 200 µg de vitamine B9. Il est déconseillé en cas d'hémochromatose ou de polyglobulie, ainsi qu'aux femmes enceintes et allaitantes. Notre guide sur la carence en fer explique comment lire sa ferritine.
Pour le zinc, la méta-analyse de 2013 évoque, si les apports ou le zinc sanguin sont bas, les aliments enrichis ou une supplémentation à faible dose. Notre Zinc apporte 14,16 mg de zinc sous forme de gluconate et 2 mg de vitamine B6 pour 2 gélules végétales ; il est déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement. Notre article sur les bienfaits du zinc détaille ses rôles et ses sources.
Fer : jamais de complément sans prise de sang confirmant une carence ; déconseillé en cas d'hémochromatose ou de polyglobulie, pendant la grossesse et l'allaitement. Allergies : soja, arachide et fruits à coque sont des allergènes fréquents. Lupin : uniquement désamérisé. Seitan : exclu en cas de maladie cœliaque. Haricots secs : toujours bien cuits. Vitamine B12 : indispensable en complément ou en aliments enrichis dans une alimentation vegan. Maladie rénale : avis médical avant d'augmenter ses apports en protéines.
100 % poudre de spiruline biologique (Arthrospira platensis), avec 66,28 g de protéines pour 100 g. Une cuillère à café par jour, soit 3 à 5 g, dans un smoothie, un jus ou une salade : un appoint d'environ 2 à 3,3 g de protéines aux côtés des légumineuses, du soja et des graines.
Voir la Spiruline bio en poudreNotre Fer bisglycinate s'adresse aux carences en fer confirmées par une prise de sang.
Questions fréquentes
Quels sont les aliments les plus riches en protéines végétales ?
Pour 100 g, les graines de chanvre décortiquées (35,9 % dans une analyse), les graines de courge, le seitan, l'arachide, les amandes et le tempeh. Par portion, les légumineuses cuites (13 à 19 g par bol de 250 mL), le tofu, le tempeh, le seitan et les protéines texturées de soja.
Quelle légumineuse contient le plus de protéines ?
Le soja, avec 36 à 46 % de protéines dans le grain sec, puis le lupin andin, avec 32 à 52,6 % sur matière sèche. Cuites, les lentilles corail donnaient la plus grosse portion dans une analyse publiée : 18,7 g par bol de 250 mL.
Combien de protéines dans 100 g de lentilles cuites ?
Dans une analyse de légumineuses cuites, 7,3 g pour les lentilles corail et 6,7 g pour les lentilles vertes. Les tables générales donnent parfois un peu plus, selon l'eau absorbée à la cuisson.
Quelles sont les protéines végétales complètes ?
Toutes les plantes contiennent les 9 acides aminés indispensables, en proportions variables. Le soja a le meilleur profil des légumineuses (DIAAS moyen de 91). Le quinoa, souvent dit complet, restait sous les besoins en lysine, en méthionine et en leucine dans l'échantillon analysé à Maastricht.
Faut-il associer céréales et légumineuses au même repas ?
Non. Selon une revue de 2019, une variété de sources sur la journée paraît suffire. Les associer au même repas reste une sécurité pratique quand l'apport total en protéines est faible.
Un végétarien ou un vegan manque-t-il de protéines ?
Rarement s'il mange à sa faim. Dans la cohorte EPIC-Oxford, les vegans consommaient en moyenne 0,99 g par kilo et par jour, mais 16,5 % des hommes et 8,1 % des femmes vegans restaient sous le besoin moyen de 0,66 g.
La spiruline est-elle une bonne source de protéines ?
Elle est très concentrée, jusqu'à 70 % de la matière sèche, mais 3 à 5 g par jour n'apportent qu'environ 2 à 3,3 g de protéines : c'est un appoint. Sa vitamine B12 est surtout une forme inactive, elle ne couvre pas les besoins.
Combien de protéines végétales par jour pour prendre du muscle ?
Environ 1,6 g par kilo et par jour maximiserait les gains musculaires selon certains auteurs cités par une revue, soit environ 112 g pour 70 kg. Il faut environ 37 à 40 g de protéines isolées de riz complet, de pois ou de soja pour réunir 2,7 g de leucine.
Le trempage des légumineuses est-il utile ?
Oui, surtout pour les haricots et les pois chiches. Sur des doliques, un trempage de 16 heures dans une solution de bicarbonate a fortement réduit les facteurs antinutritionnels, et la cuisson de graines germées a encore fait mieux.
Comment mieux absorber le fer des aliments végétaux ?
Avec une source de vitamine C au repas, du thé et du café pris à distance, et des aliments trempés, germés ou fermentés. Dans un essai chez l'homme, les phytates réduisaient l'absorption du fer jusqu'à 82 %, et la vitamine C contrebalançait cet effet.
Sources
Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.
- Nosworthy MG, Neufeld J, Frohlich P, et al. Détermination de la qualité protéique de légumineuses canadiennes cuites. Food Science & Nutrition, 2017;5(4):896-903. DOI
- House JD, Neufeld J, Leson G. Évaluation de la qualité des protéines des produits à base de graines de chanvre (Cannabis sativa L.) par la méthode PDCAAS. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2010;58(22):11801-11807. DOI
- Herreman L, Nommensen P, Pennings B, Laus MC. Vue d'ensemble de la qualité des protéines d'origine végétale et animale selon le score DIAAS. Food Science & Nutrition, 2020;8(10):5379-5391. DOI
- Hammer L, Moretti D, Bétrix CA, et al. DIAAS in vitro de variétés de soja suisses avec le modèle INFOGEST : la qualité protéique augmente du grain au lait de soja et au tofu. Food Research International, 2024;178:113947. DOI
- Mariotti F, Gardner CD. Protéines et acides aminés dans les alimentations végétariennes : une revue. Nutrients, 2019;11(11):2661. DOI
- Hurrell R, Egli I. Biodisponibilité du fer et valeurs nutritionnelles de référence. The American Journal of Clinical Nutrition, 2010;91(5):1461S-1467S. DOI
- Naghshi S, Sadeghi O, Willett WC, Esmaillzadeh A. Apports en protéines totales, animales et végétales et risque de mortalité toutes causes, cardiovasculaire et par cancer : revue systématique et méta-analyse dose-réponse de cohortes prospectives. BMJ, 2020;370:m2412. DOI
- Pinckaers PJM, Trommelen J, Snijders T, van Loon LJC. La réponse anabolique à l'ingestion de protéines végétales. Sports Medicine, 2021;51(Suppl 1):59-74. DOI
- Asaduzzaman M, Akter MS, Rahman M. Améliorer la valeur nutritionnelle et la qualité de biscuits enrichis en poudre de peau et de graines de courge. PLoS One, 2025;20(2):e0307506. DOI
- House JD, Hill K, Neufeld J, et al. Détermination de la qualité protéique des amandes par des méthodes in vitro et in vivo. Food Science & Nutrition, 2019;7(9):2932-2938. DOI
- Abugoch James LE. Quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) : composition, chimie, propriétés nutritionnelles et fonctionnelles. Advances in Food and Nutrition Research, 2009;58:1-31. DOI
- Prates JAM. Libérer le potentiel fonctionnel et nutritionnel des protéines de microalgues dans les systèmes alimentaires : une revue narrative. Foods, 2025;14(9):1524. DOI
- Carvajal-Larenas FE, Linnemann AR, Nout MJR, et al. Lupinus mutabilis : composition, usages, toxicologie et désamérisage. Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2016;56(9):1454-1487. DOI
- Rizzo G, Baroni L. Le soja, les aliments à base de soja et leur place dans les alimentations végétariennes. Nutrients, 2018;10(1):43. DOI
- Auer J, Duivenvoorde L, van der Zande M, et al. Effet de la transformation sur la digestibilité des protéines et la biodisponibilité des minéraux des légumineuses. Food Research International, 2026;232:118938. DOI
- Gorissen SHM, Crombag JJR, Senden JMG, et al. Teneur en protéines et composition en acides aminés d'isolats de protéines végétales du commerce. Amino Acids, 2018;50(12):1685-1695. DOI
- Pinckaers PJM, Kouw IWK, Hendriks FK, et al. Aucune différence de synthèse des protéines musculaires après ingestion de protéine de blé, de protéine de lait ou de leur mélange chez de jeunes hommes en bonne santé. The British Journal of Nutrition, 2021;126(12):1832-1842. DOI
- Kassa MG, Teferi DA. Composition phytochimique, bienfaits pour la santé, propriétés fonctionnelles et applications alimentaires des graines de courge. Food Science & Nutrition, 2026;14(5):e71868. DOI
- Watanabe F, Katsura H, Takenaka S, et al. La pseudovitamine B12 est le cobamide prédominant d'un aliment santé à base d'algue, les comprimés de spiruline. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 1999;47(11):4736-4741. DOI
- Watanabe F, Takenaka S, Kittaka-Katsura H, et al. Caractérisation et biodisponibilité des composés de vitamine B12 des algues comestibles. Journal of Nutritional Science and Vitaminology, 2002;48(5):325-331. DOI
- Nosworthy MG, Medina G, Franczyk AJ, et al. Les méthodes de traitement thermique modifient différemment la qualité protéique du pois chiche. Food Science & Nutrition, 2020;8(6):2950-2958. DOI
- Nosworthy MG, Franczyk AJ, Medina G, et al. Effet de la transformation sur la qualité protéique in vitro et in vivo des pois cassés jaunes et verts (Pisum sativum). Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2017;65(35):7790-7796. DOI
- Nosworthy MG, Medina G, Franczyk AJ, et al. Effet de la transformation sur la qualité protéique in vitro et in vivo des lentilles corail et vertes (Lens culinaris). Food Chemistry, 2017;240:588-593. DOI
- Nosworthy MG, Medina G, Franczyk AJ, et al. Effet de la transformation sur la qualité protéique in vitro et in vivo des haricots (Phaseolus vulgaris et Vicia faba). Nutrients, 2018;10(6):671. DOI
- Ibrahim SS, Habiba RA, Shatta AA, Embaby HE. Effet du trempage, de la germination, de la cuisson et de la fermentation sur les facteurs antinutritionnels du dolique. Die Nahrung, 2002;46(2):92-95. DOI
- Young VR, Pellett PL. Les protéines végétales et la nutrition humaine en protéines et en acides aminés. The American Journal of Clinical Nutrition, 1994;59(5 Suppl):1203S-1212S. DOI
- Hallberg L, Brune M, Rossander L. Absorption du fer chez l'homme : acide ascorbique et inhibition dose-dépendante par les phytates. The American Journal of Clinical Nutrition, 1989;49(1):140-144. DOI
- Haider LM, Schwingshackl L, Hoffmann G, Ekmekcioglu C. Effet des alimentations végétariennes sur le statut en fer de l'adulte : revue systématique et méta-analyse. Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2018;58(8):1359-1374. DOI
- Foster M, Chu A, Petocz P, Samman S. Effet des alimentations végétariennes sur le statut en zinc : revue systématique et méta-analyse d'études chez l'homme. Journal of the Science of Food and Agriculture, 2013;93(10):2362-2371. DOI



