Glutamine : danger, effets secondaires et contre-indications, selon les études

Par L'équipe Nutrition•pro
Poudre blanche de glutamine dans une cuillère doseuse sur une pierre sombre, glutamine danger effets secondaires

L'équipe Nutrition•pro
•
Publié en octobre 2026
•
30 références PubMed vérifiées
•

La glutamine est l'acide aminé libre le plus abondant du corps. Sa réputation de sécurité a pourtant été écornée en 2013, quand un grand essai mené chez 1 223 patients de réanimation a relevé 32,4 % de décès à 28 jours chez ceux qui recevaient de fortes doses de glutamine, contre 27,2 % chez les autres. Dans le même temps, un essai chez des adultes souffrant de troubles intestinaux a mesuré 3,8 % d'effets indésirables avec 15 g par jour, exactement autant que sous placebo.

Ces deux résultats ne se contredisent pas : ils concernent des personnes, des doses et des voies d'administration très différentes. Ce guide reprend chaque risque à partir des études identifiées via PubMed, avec sa fréquence réelle et un verdict en quatre niveaux : établi, rare, théorique ou idée reçue.

★ NOTRE FORMULE
L-glutamine en poudre Nutrition•pro
L-glutamine en poudre
100 % L-glutamine en poudre. Une cuillère doseuse de 5 g par jour dans un grand verre d'eau ou de jus ; pour les sportifs, 2,5 g avant et 2,5 g après l'effort.
Voir la L-glutamine
En bref

Chez l'adulte en bonne santé : aux doses courantes, la glutamine est bien tolérée dans les essais. Une revue de sécurité retient 14 g par jour comme le niveau d'apport jusqu'auquel l'absence d'effet indésirable est solidement documentée (ce n'est pas un seuil de toxicité). Les effets digestifs existent mais restent rares et légers ; à 15 g par jour pendant 8 semaines, ils n'étaient pas plus fréquents que sous placebo.

Les vrais risques concernent des situations précises : une hausse de la mortalité chez des patients de réanimation en défaillance de plusieurs organes recevant de très fortes doses par perfusion et par sonde, surtout en cas d'atteinte rénale selon une analyse exploratoire ; une hausse nette de l'ammoniaque chez les personnes atteintes de cirrhose ; quelques cas isolés d'atteinte rénale, hépatique ou cérébrale. Pour le cancer, le risque reste théorique. Les données manquent pendant la grossesse, l'allaitement et chez l'enfant.

i
Information médicale. Demandez l'avis de votre médecin avant de prendre de la glutamine en cas de maladie rénale, de maladie du foie ou de cirrhose, d'antécédent d'encéphalopathie hépatique, de trouble du cycle de l'urée, de cancer en cours de traitement, d'épilepsie, de trouble bipolaire, de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant et chez la personne âgée dont la fonction rénale est diminuée. Arrêtez et consultez en cas de jaunisse, d'urines très foncées, de confusion ou de forte baisse des urines. Cet article rapporte des études identifiées via PubMed.
3,8 %
D'effets indésirables sous 15 grammes par jour, autant que sous placebo
14 grammes
Par jour : absence d'effet indésirable solidement documentée jusque-là
32,4 %
De décès à 28 jours en réanimation sous très forte dose, contre 27,2 %
36
Études chez des patients atteints de cancer, en majorité sans essor tumoral
Réponse rapide
La glutamine n'est pas dangereuse pour un adulte en bonne santé aux doses courantes, de 5 à 15 g par jour : dans les essais, ses effets indésirables, surtout digestifs, ne sont pas plus fréquents que sous placebo. Le danger documenté concerne des patients de réanimation en défaillance multiviscérale recevant de très fortes doses, chez qui la mortalité a augmenté, en particulier, selon une analyse exploratoire, en cas d'atteinte rénale. La glutamine fait aussi monter l'ammoniaque en cas de cirrhose, et quelques cas isolés d'atteinte rénale ou hépatique ont été publiés. Elle est à éviter sans avis médical en cas de maladie des reins ou du foie, de cancer en traitement, de grossesse, d'allaitement et chez l'enfant.
1

Dangereuse ou non ? Ce que disent les revues de sécurité

Pas de toxicité systématique chez l'humain, un niveau d'apport bien documenté à 14 g par jour, et des questions sur l'usage prolongé à très forte dose.

L'organisme fabrique lui-même la glutamine : la vraie question est de savoir à partir de quelle dose et chez qui un complément peut poser problème.

Une revue de sécurité a passé en revue les essais cliniques publiés sur la taurine, la glutamine et l'arginine. Ses auteurs n'ont trouvé aucun schéma systématique d'effets indésirables chez l'humain avec la glutamine par voie orale. Ils ont retenu le plus haut apport pour lequel les preuves d'absence d'effet indésirable sont solides : 14 g par jour pour l'adulte en bonne santé. Des doses nettement plus élevées ont été testées sans effet indésirable, mais les données sont trop limitées pour conclure sur leur sécurité à long terme.

Études de tolérance chez des volontaires sains, JPEN 1990

Chez des volontaires en bonne santé, des prises orales uniques de 0,1 et 0,3 g par kilo de poids corporel ont augmenté la glutamine sanguine sans signe de toxicité clinique ni production de métabolites toxiques, ammoniaque et glutamate. Ajoutée à une nutrition par perfusion pendant 5 jours, jusqu'à 0,570 g par kilo et par jour, elle a été bien tolérée, sans anomalie clinique ni biologique.

Ziegler TR, Benfell K, Smith RJ, et al. JPEN J Parenter Enteral Nutr 1990;14(4 Suppl):137S-146S. DOI : 10.1177/0148607190014004201

Pour un adulte de 70 kilos, 0,3 g par kilo représente 21 g d'un coup, selon notre calcul. Une seconde étude de la même équipe, chez 7 volontaires sains perfusés à 0,285 puis 0,570 g par kilo et par jour, n'a relevé ni hausse de l'ammoniaque ni anomalie de l'état mental.

Le contrepoint vient d'un chercheur qui a consacré deux revues aux effets secondaires possibles d'une consommation prolongée. Il note que certaines personnes consomment environ 40 g par jour et décrit des mécanismes possibles à long terme : compétition avec d'autres acides aminés pour leurs transporteurs, hausse de la production d'ammoniaque et de glutamate, déséquilibre des acides aminés sanguins, question non résolue de la croissance tumorale, risque de carence à l'arrêt. L'auteur conclut que des apports élevés ont des effets secondaires substantiels ; certaines modifications des acides aminés sanguins ont été mesurées, mais la plupart des autres points restent des mécanismes non testés dans des essais de long terme. Sa seconde revue appelle à étudier spécifiquement les seniors, les enfants, la grossesse, l'allaitement et les maladies du foie.

Comment lire les verdicts de ce guide

Établi : observé de façon reproductible dans des essais contrôlés. Rare : décrit dans des cas isolés, avec un lien de cause à effet possible mais non démontré. Théorique : plausible d'après la physiologie ou le laboratoire, sans démonstration chez l'humain. Idée reçue : contredit par les données disponibles.

2

Troubles digestifs : rares et légers aux doses courantes

Nausées, ballonnements, inconfort : présents dans certains essais, rarement plus fréquents que sous placebo.
Essai randomisé en double aveugle, Gut 2019

Chez 115 adultes souffrant d'un syndrome de l'intestin irritable avec diarrhée apparu après une infection intestinale, 5 g de glutamine trois fois par jour pendant 8 semaines ont entraîné 3,8 % d'effets indésirables, exactement comme le placebo (une poudre de protéines de lactosérum) : 1,9 % de douleurs abdominales et 1,9 % de ballonnements dans chaque groupe. Aucun effet indésirable grave, aucun effet neurologique, aucun effet de sevrage à l'arrêt ; 8,5 % d'abandons sous glutamine contre 7,1 % sous placebo, tous volontaires.

Zhou Q, Verne ML, Fields JZ, et al. Gut 2019;68(6):996-1002. DOI : 10.1136/gutjnl-2017-315136

Dans cet essai, les adultes prenaient 15 g par jour, soit trois fois la dose quotidienne de notre L-glutamine en poudre, qui se prend à raison d'une cuillère doseuse de 5 g.

D'autres essais vont dans le même sens, comme le résume le tableau ci-dessous. Le signal n'est pas nul pour autant : une équipe britannique rappelle que les doses validées auparavant ne sont « pas universellement bien tolérées », et des nausées légères sont apparues plus souvent sous glutamine dans un grand essai de 48 semaines.

Population et dose Tolérance digestive observée Étude
115 adultes randomisés (106 analysés), intestin irritable, 15 g par jour, 8 semaines 3,8 % d'effets indésirables, comme sous placebo Zhou, 2019
10 hommes actifs, prise unique jusqu'à 0,9 g par kilo de masse maigre Symptômes faibles, sans différence avec le placebo Pugh, 2017
10 hommes, prise unique de 0,3 g par kilo de masse maigre Aucun symptôme d'intolérance rapporté Ogden, 2022
Patients sous radiothérapie, le plus souvent 10 g trois fois par jour Pas de différence avec le placebo dans les 2 essais qui mesuraient les effets indésirables Shuai, 2020
230 enfants et adultes drépanocytaires, 0,3 g par kilo deux fois par jour, 48 semaines Nausées légères plus fréquentes que sous placebo Niihara, 2018
18 enfants, maladie de Crohn, formule enrichie en glutamine, 4 semaines 2 sorties d'essai pour intolérance, toutes deux dans le groupe glutamine Akobeng, 2000
Verdict : établi mais peu fréquent, plus probable à forte dose

Des troubles digestifs légers sont possibles, surtout aux doses élevées. Conseil pratique, non testé comme tel : bien diluer la poudre dans un grand verre et fractionner les prises si l'estomac est sensible.

3

Sportifs : des doses de 5 à 50 g et plus

Aucun signal de danger dans les essais courts chez l'adulte sportif, mais peu de données au-delà de quelques semaines.

Dans un essai en double aveugle chez 31 jeunes adultes de 18 à 24 ans, la dose était de 0,9 g par kilo de masse maigre et par jour pendant 6 semaines de musculation, soit, selon notre calcul, plusieurs dizaines de grammes par jour pour un adulte. Le résumé ne décrit pas de recueil des effets indésirables ; il conclut à l'absence d'effet sur la force et la masse maigre par rapport au placebo.

Une méta-analyse de 2019 a rassemblé 47 études chez des sportifs adultes, dont 25 combinées statistiquement. Elle ne trouve, en général, aucun effet de la glutamine sur l'immunité, la performance aérobie ou la composition corporelle, à l'exception d'une perte de poids un peu plus marquée, de 1,36 kilo en moyenne. Nos articles sur la glutamine et la récupération musculaire et sur la glutamine chez l'athlète détaillent ce que montrent les études sur ces usages.

Les protocoles exprimés en grammes par kilo aboutissent vite à des quantités élevées : 0,9 g par kilo de masse maigre représente environ 54 g en une prise pour un homme de 70 kilos selon l'équipe qui l'a testé, bien au-delà des 14 g par jour, le niveau d'apport jusqu'auquel l'absence d'effet indésirable est solidement documentée (ce n'est pas un seuil de toxicité). Notre L-glutamine se prend à 5 g par jour, en une cuillère doseuse ou, pour les sportifs, en 2,5 g avant et 2,5 g après l'effort.

Verdict : aucun signal dans les essais courts, mais la tolérance y est rarement mesurée

Aucun essai chez le sportif adulte ne rapporte d'effet néfaste aux doses étudiées, mais la tolérance y est rarement mesurée, et la sécurité de prises très élevées pendant des mois n'est pas établie.

4

Intestin fragile : ce que montrent les essais

Chez des personnes à l'intestin perméable, les essais sont plutôt rassurants sur la tolérance, avec des effectifs encore modestes.

La glutamine est un carburant majeur des cellules qui tapissent l'intestin. Dans l'essai de Gut décrit plus haut, mené chez des adultes dont l'intestin était devenu plus perméable après une infection, 79,6 % des patients sous glutamine ont vu leurs symptômes reculer d'au moins 50 points sur l'échelle de sévérité de l'intestin irritable, contre 5,8 % sous placebo, et la perméabilité intestinale s'est normalisée. Les auteurs demandent que ce résultat soit confirmé par de plus grands essais.

Chez des hommes actifs courant à la chaleur, une prise unique a réduit les marqueurs de perméabilité intestinale d'environ 25 % à 0,25 g par kilo de masse maigre et d'environ 40 % à 0,9 g, alors qu'une autre équipe n'a observé aucune protection avec 0,3 g. Notre article sur la glutamine et la perméabilité intestinale reprend ces essais en détail.

★ NOTRE FORMULE
Probiomix probiotiques Nutrition•pro
Probiomix
Fibre d'acacia, LactoSpore et Plenibiotic réunis en deux gélules. Par jour : 600 mg de fibre d'acacia Fibregum, 2 milliards de spores de Heyndrickxia coagulans MTCC 5856 et 50 mg de Lacticaseibacillus paracasei 327 inactivé par la chaleur. Vegan, sans gluten ni lactose, pauvre en FODMAP. Deux gélules le matin à jeun ou avant le repas, en cure de 1 à 3 mois.
Voir le Probiomix

Les études de cette section portent sur la glutamine : aucun de leurs résultats ne peut être attribué au Probiomix, dont les souches n'y ont pas été testées. Il s'adresse aux adultes qui souhaitent prendre soin de leur microbiote avec une formule pauvre en FODMAP, et il est déconseillé aux enfants de moins de 6 ans, pendant la grossesse et l'allaitement. Notre guide probiotiques : bienfaits et comment choisir détaille les critères de choix.

Verdict : bonne tolérance dans les essais intestinaux, à confirmer à grande échelle

En cas de maladie inflammatoire de l'intestin, de diarrhée persistante, de sang dans les selles ou d'amaigrissement, le bilan médical passe avant tout complément.

5

Réanimation : le signal de mortalité, expliqué

Un résultat sérieux, obtenu chez des patients très graves avec des doses massives par perfusion et par sonde.

C'est la donnée la plus sérieuse. L'essai REDOXS a inclus des adultes sous ventilation artificielle, admis en réanimation avec une défaillance d'au moins deux organes. La glutamine y était donnée dès les 24 premières heures, en continu, à la fois par perfusion, à 0,35 g par kilo et par jour, et par sonde, 30 g par jour en plus, indépendamment de la nutrition, pendant 28 jours au maximum. Pour un adulte de 70 kilos, cela représente environ 55 g de glutamine par jour, selon notre calcul.

Essai randomisé de 1 223 patients, New England Journal of Medicine 2013

Chez des patients de 40 services de réanimation en défaillance multiviscérale, la mortalité à 28 jours a été de 32,4 % avec la glutamine contre 27,2 % sans, une tendance à la limite de la significativité (rapport de cotes ajusté de 1,28). La mortalité à l'hôpital et à 6 mois était, elle, significativement plus élevée sous glutamine. La glutamine n'a réduit ni les défaillances d'organes ni les infections, et les effets indésirables graves ne différaient pas entre les groupes.

Heyland D, Muscedere J, Wischmeyer PE, et al. N Engl J Med 2013;368(16):1489-1497. DOI : 10.1056/NEJMoa1212722

Une analyse complémentaire de la même équipe précise le tableau. Après ajustement sur l'état initial des patients, le surcroît de mortalité à 6 mois persistait, avec un rapport de risque de 1,23. Dans une analyse exploratoire, réalisée après coup, le sur-risque se concentrait chez les patients qui avaient déjà une atteinte rénale à l'inclusion ; chez les 776 patients sans atteinte rénale, aucun effet, ni favorable ni défavorable, n'apparaissait. Les auteurs avancent l'hypothèse d'une accumulation de la glutamine ou d'un de ses dérivés quand les reins filtrent mal. Ils appellent à la prudence avant d'étendre ces conclusions à des doses plus faibles chez d'autres patients.

Dans l'essai MetaPlus, mené chez 301 patients ventilés, une nutrition par sonde enrichie en glutamine, oméga-3, sélénium et antioxydants n'a pas réduit les infections, et la mortalité à 6 mois des patients de médecine a atteint 54 %, contre 35 % avec une nutrition standard ; deux des auteurs travaillaient pour une entreprise de nutrition médicale, et le mélange ne permet pas d'isoler la glutamine. Chez 1 200 grands brûlés, 0,5 g de glutamine par kilo et par jour par sonde ou par la bouche n'a ni raccourci l'hospitalisation ni modifié la mortalité à 6 mois, 17,2 % contre 16,2 % sous placebo. Chez les patients opérés en réanimation, une méta-analyse de 7 essais de glutamine par perfusion trouve moins d'infections et une hospitalisation plus courte de 4,09 jours, sans baisse significative de la mortalité.

Ce que ce signal veut dire, et ce qu'il ne veut pas dire

Il est établi que de très fortes doses de glutamine, données par perfusion et par sonde à des patients en défaillance de plusieurs organes, n'apportent pas de bénéfice et sont associées à une mortalité plus élevée ; une analyse exploratoire suggère que le risque est surtout présent en cas d'atteinte rénale. Le résultat ne se transpose pas directement à 5 g par jour par la bouche chez une personne en bonne santé, mais il justifie une règle simple : en cas d'hospitalisation pour une maladie grave, on ne prend pas de glutamine de sa propre initiative, et on signale celle que l'on prenait.

6

Les reins : un cas publié et un signal en réanimation

Pas de donnée défavorable chez la personne en bonne santé, mais une vraie prudence quand les reins fonctionnent mal.

Le rein utilise la glutamine pour fabriquer de l'ammoniaque et du bicarbonate. Trois types de données existent.

Chez la personne en bonne santé, aucun essai retrouvé ne décrit d'atteinte rénale aux doses courantes. Les essais excluent cependant souvent les reins malades, comme l'essai de 15 g par jour, qui écartait les personnes dont la créatinine dépassait 2,5 mg/dL : l'absence de signal vaut pour des reins sains.

En réanimation, dans une analyse exploratoire de l'essai REDOXS, le sur-risque de mortalité se concentrait chez les patients ayant une atteinte rénale à l'inclusion, comme vu plus haut.

Observation clinique, Nephron 2025

Une équipe néerlandaise décrit une insuffisance rénale aiguë par atteinte des tubules rénaux chez un patient qui prenait 18 g de L-glutamine par jour en complément. L'hypothèse jugée la plus probable par les auteurs est une production excessive d'ammoniaque dans chaque unité de filtration du rein. Ils recommandent un usage prudent des compléments de glutamine chez les personnes âgées dont la fonction rénale est déjà altérée.

Bhoelan S, Kürül S, Krol CG, et al. Nephron 2025;150(1):47-51. DOI : 10.1159/000548247

Il s'agit d'un cas isolé : il ne permet ni de connaître la fréquence de cet effet ni d'affirmer avec certitude le lien de cause à effet.

Verdict : rare et non démontré chez la personne en bonne santé, prudence de rigueur en cas d'atteinte rénale

En cas de maladie rénale chronique, de rein unique, de dialyse, ou après 65 ans avec une fonction rénale diminuée, la glutamine en complément ne se prend qu'avec l'accord du médecin. La précaution figure d'ailleurs sur notre produit, déconseillé en cas de maladie rénale sauf avis médical.

7

Foie, ammoniaque et encéphalopathie

Chez la personne atteinte de cirrhose, la hausse de l'ammoniaque est si constante qu'elle sert de test médical.

La glutamine est transformée en partie en ammoniaque, une substance que le foie neutralise. Quand le foie est sain, il absorbe largement ce surplus : dans les études de tolérance chez des volontaires en bonne santé, l'ammoniaque sanguine n'a pas augmenté de façon notable, ni après des prises orales allant jusqu'à 0,3 g par kilo, ni sous perfusion prolongée. Après 20 g, une hausse modeste a toutefois été mesurée chez 13 témoins sains (de 52 à 78 µmol/L en une heure). Quand le foie est malade, la hausse devient nette.

Étude diagnostique, BMC Gastroenterology 2011

Chez 57 personnes atteintes de cirrhose mais sans trouble neurologique apparent, une prise orale de 20 g de glutamine a fait passer l'ammoniaque du sang capillaire de 75 à 117 puis 169 µmol/L en 30 et 60 minutes, contre 52, 59 et 78 µmol/L chez 13 témoins en bonne santé. La proportion de patients présentant des troubles cognitifs discrets liés au foie est passée de 44 % à 67 % au bout d'une heure. Le test a été bien toléré, avec un cas de nausée et un cas de vertige.

Ditisheim S, Giostra E, Burkhard PR, et al. BMC Gastroenterol 2011;11:134. DOI : 10.1186/1471-230X-11-134

Ce phénomène est assez fiable pour servir de test de provocation dans les études d'hépatologie : 10 à 20 g de glutamine y sont donnés pour démasquer une encéphalopathie hépatique débutante. Chez 126 personnes atteintes de cirrhose, une réponse anormale à 10 g de glutamine associée à ces troubles discrets était liée à une survie plus faible. La conclusion pratique est nette : en cas de cirrhose, d'antécédent d'encéphalopathie hépatique ou de maladie chronique du foie, la glutamine en complément n'a pas sa place sans avis du spécialiste.

Deux observations isolées complètent le tableau. Une équipe suisse décrit une encéphalopathie par excès d'ammoniaque chez une femme en réanimation, en état de catabolisme intense, qui recevait de la glutamine ; les auteurs attribuent l'excès d'ammoniaque à la fois à ce catabolisme et à la glutamine apportée. Ses analyses évoquaient un trouble du cycle de l'urée, la voie qui élimine l'ammoniaque, et l'état s'est amélioré sous traitement spécifique et restriction des protéines. Une équipe iranienne rapporte une hépatite aiguë sévère, avec jaunisse et transaminases à 2 500 UI/L, chez une culturiste de 35 ans qui prenait de la glutamine en poudre depuis trois semaines, à une dose rapportée de façon incohérente dans l'article (10 g de poudre par jour, présentés comme équivalents à 170 mg de glutamine pure). Elle consommait occasionnellement de l'alcool, ce que les auteurs jugent susceptible d'avoir aggravé l'atteinte. Les autres causes ont été recherchées, mais la patiente a refusé la biopsie, la présence de contaminants dans la poudre n'a pas pu être vérifiée, et le score d'imputabilité classe le lien comme seulement « possible ». Elle s'est rétablie en deux semaines après l'arrêt, sous traitement de soutien.

Verdict : établi en cas de cirrhose, rare et non démontré chez la personne en bonne santé

La hausse de l'ammoniaque en cas de maladie du foie est un effet établi et reproductible. Pour les atteintes du foie chez des personnes en bonne santé, notre recherche n'a retrouvé qu'un cas publié, de causalité possible. Une jaunisse, des urines foncées ou une confusion imposent d'arrêter et de consulter.

8

Glutamine et cancer : laboratoire contre essais cliniques

Les cellules tumorales consomment de la glutamine, mais les essais chez les patients ne montrent pas qu'un complément accélère la maladie.

La crainte est fondée sur une réalité biologique. Une revue de référence parue dans Nature Reviews Cancer rappelle que les altérations génétiques des cellules cancéreuses les rendent dépendantes de certains nutriments, dont la glutamine, au point que les chercheurs explorent son utilisation par les tumeurs comme cible de traitement. Une revue consacrée aux effets secondaires de la glutamine juge d'ailleurs la question non résolue.

Les données chez les patients vont cependant dans un autre sens. Une revue systématique a recensé 36 études cliniques, 24 par voie orale ou par sonde et 12 par perfusion, chez des patients atteints de cancer : dans leur grande majorité, la glutamine a amélioré l'état nutritionnel sans augmenter la croissance tumorale. Ses auteurs rappellent toutefois qu'une évaluation objective de l'effet d'un complément sur la croissance tumorale manquait encore.

Essai randomisé pilote, The Oncologist 2007

Chez 86 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique traités par oxaliplatine, 15 g de glutamine deux fois par jour, 7 jours toutes les 2 semaines, ont réduit les atteintes nerveuses graves après 4 cycles (4,8 % contre 18,2 %). Le taux de réponse à la chimiothérapie (52,4 % contre 47,8 %), les toxicités graves non neurologiques et la survie n'ont pas différé entre les groupes.

Wang WS, Lin JK, Lin TC, et al. Oncologist 2007;12(3):312-319. DOI : 10.1634/theoncologist.12-3-312

L'essai, petit, n'avait pas de placebo. Dans la radiothérapie des cancers de la tête et du cou, deux méta-analyses récentes ne trouvent pas de baisse de la fréquence des lésions de la bouche ; elles divergent sur leur sévérité : l'une (6 essais, 441 patients) ne trouve pas d'effet significatif, l'autre (11 essais, 922 patients) trouve moins de formes sévères, de recours aux opioïdes et d'interruptions de la radiothérapie. Enfin, dans une cohorte néerlandaise de 5 362 adultes de 55 ans et plus, un apport alimentaire plus élevé en acide glutamique, précurseur de la glutamine, était associé à moins de cancers colorectaux : une association alimentaire, qui ne dit rien d'un complément.

Verdict : théorique, idée reçue pour « la glutamine donne le cancer »

Aucune étude chez l'humain ne montre que la glutamine provoque un cancer. L'hypothèse qu'un complément nourrisse une tumeur existante repose sur le laboratoire, et les essais cliniques disponibles ne la confirment pas. En cas de cancer en cours de traitement, la décision appartient à l'équipe d'oncologie.

9

Cerveau, humeur, épilepsie : peu de données

La glutamine est un précurseur du glutamate, mais les essais n'ont pas relevé d'effet neurologique aux doses étudiées.

Dans le cerveau, la glutamine sert à fabriquer le glutamate, le principal messager excitateur, d'où une inquiétude théorique en cas d'épilepsie ou de trouble de l'humeur. Aucun essai ni cas de crise d'épilepsie attribuée à un complément de glutamine n'est ressorti de notre recherche dans PubMed. Le grand essai de réanimation excluait les patients épileptiques sous traitement, ce qui relève de la précaution et non d'un effet observé.

Côté humeur, une lettre publiée en 1984 dans l'American Journal of Psychiatry, intitulée « L-glutamine et manie », rapporte des épisodes maniaques associés à la prise de L-glutamine (lettre indexée sous les termes trouble bipolaire et sexe masculin) ; sans résumé disponible, ni le nombre de cas ni les doses ne peuvent être précisés. À l'inverse, dans l'essai de 15 g par jour pendant 8 semaines, aucun effet neurologique n'a été observé, et chez des volontaires sains perfusés à forte dose, les tests de l'état mental sont restés normaux.

Verdict : rare et non démontré pour la manie, théorique pour l'épilepsie

Rien ne démontre que la glutamine provoque des crises ou des troubles de l'humeur. En cas d'épilepsie ou de trouble bipolaire, faute de données, l'avis du médecin s'impose avant de commencer.

10

Grossesse, allaitement, enfants et seniors

Aucun essai pendant la grossesse, des données médicales chez l'enfant, et une prudence rénale chez la personne âgée.

Grossesse et allaitement. Aucun essai de supplémentation en glutamine chez la femme enceinte n'est ressorti de notre recherche. Les essais excluent les femmes enceintes et allaitantes, et les auteurs de l'essai sur l'intestin irritable déconseillent d'appliquer leurs résultats à la grossesse et à l'allaitement en raison des effets inconnus sur le fœtus et le jeune enfant. En l'absence de données, on s'abstient ; notre produit est d'ailleurs déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes.

Enfants. Les données pédiatriques existent, mais dans un cadre médical. Chez les prématurés, une revue de 12 essais réunissant 2 877 bébés ne trouve ni bénéfice ni effet sur la mortalité, qui reste comparable avec ou sans glutamine. L'essai de 48 semaines dans la drépanocytose incluait des patients dès 5 ans, sous surveillance médicale ; il a été financé par une entreprise pharmaceutique dont plusieurs auteurs étaient salariés. Chez 18 enfants atteints de maladie de Crohn, la formule enrichie en glutamine a été moins efficace que la formule standard et moins bien tolérée. Rien ne justifie de donner un complément de glutamine à un enfant sans prescription.

Seniors. Les reins perdent de leur capacité avec l'âge, et c'est précisément chez la personne âgée à la fonction rénale altérée que les auteurs du cas d'insuffisance rénale aiguë recommandent la prudence.

Verdict : inconnu, on s'abstient sans avis médical

Grossesse et allaitement : abstention. Enfant : usage médical uniquement. Personne âgée : vérifier d'abord la fonction rénale.

11

Interactions, tableau des risques et règles de sécurité

Ce qui est établi, ce qui est rare, ce qui reste théorique, et les signes qui imposent d'arrêter.

Interactions. Aucune étude d'interaction entre un complément de glutamine et un médicament n'est ressortie de notre recherche. Deux situations appellent la prudence, par simple raisonnement physiologique. Le lactulose sert à faire baisser l'ammoniaque, par exemple dans l'encéphalopathie hépatique, alors que la glutamine la fait monter quand le foie est malade : sous lactulose pour cette raison, pas de glutamine sans avis médical. Les médicaments antiépileptiques n'ont fait l'objet d'aucune étude avec la glutamine ; comme elle sert à fabriquer du glutamate, l'avis du neurologue est préférable. Toute personne sous traitement demande l'avis d'un professionnel de santé.

Risque Ce que montrent les études Verdict
Troubles digestifs Nausées, ballonnements, inconfort possibles ; à 15 g par jour, 3,8 % comme sous placebo Établi, peu fréquent
Mortalité en réanimation 32,4 % contre 27,2 % à 28 jours, avec environ 55 g par jour en perfusion et par sonde, surtout en cas d'atteinte rénale selon une analyse exploratoire Établi, dans ce seul contexte
Hausse de l'ammoniaque De 75 à 169 µmol/L une heure après 20 g en cas de cirrhose, de 52 à 78 chez des témoins sains Établi en cas de maladie du foie
Atteinte rénale Un cas d'insuffisance rénale aiguë avec 18 g par jour Rare, non démontré
Foie, encéphalopathie Un cas d'hépatite aiguë, imputabilité possible ; un cas d'encéphalopathie en réanimation Rare, non démontré
Croissance tumorale Démontrée au laboratoire ; 36 études cliniques en majorité sans essor tumoral Théorique
Provoquer un cancer Aucune donnée humaine Idée reçue
Manie Une lettre de 1984 ; aucun effet neurologique dans les essais Rare, non démontré
Épilepsie Aucun cas retrouvé ; précurseur du glutamate Théorique
Usage prolongé à très forte dose Mécanismes possibles, pas d'essai de long terme Théorique
Danger pour le sportif en bonne santé Aucun effet néfaste rapporté dans les essais, de quelques jours à quelques semaines, avec une tolérance rarement mesurée Pas de signal, peu de données
Grossesse, allaitement Aucun essai Inconnu, abstention

Les règles ci-dessous sont des conseils pratiques tirés de ces études, non testés comme tels dans un essai.

Glutamine : 5 règles de sécurité
Avant
Vérifier les contre-indicationsSituations listées en tête d'article (reins, foie, cancer, épilepsie, grossesse, enfant...) : avis médical avant de commencer.
Dose
Rester dans les doses étudiées5 g par jour, la dose de notre L-glutamine, se situe sous les 14 g par jour, le niveau d'apport jusqu'auquel l'absence d'effet indésirable est solidement documentée (ce n'est pas un seuil de toxicité). Les prises de 40 g par jour et plus pendant des mois n'ont pas été évaluées.
Prise
Bien diluerUne cuillère doseuse dans un grand verre d'eau ou de jus ; fractionner si l'estomac est sensible.
Hôpital
Signaler et suspendreEn cas d'hospitalisation pour une maladie grave, ne pas prendre de glutamine de sa propre initiative et signaler celle que l'on prenait.
Bilan
Penser aux reins après 65 ansUne créatinine récente permet au médecin de vérifier la fonction rénale.
Arrêtez et consultez sans attendre

Jaunisse (peau ou blanc des yeux jaunes), urines très foncées, douleurs intenses sous les côtes à droite, nausées et vomissements persistants : possible atteinte du foie. Confusion, somnolence inhabituelle, troubles de l'attention ou du comportement : possible excès d'ammoniaque, surtout en cas de maladie du foie. Forte baisse du volume des urines, gonflement des jambes, grande fatigue : possible atteinte des reins.

Notre glutamine
L-glutamine en poudre Nutrition•pro

100 % L-glutamine en poudre. Une cuillère doseuse de 5 g par jour dans un grand verre d'eau ou de jus, ou 2,5 g avant et 2,5 g après l'effort pour les sportifs. Déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement et en cas de maladie rénale ou hépatique sauf avis médical ; sous traitement, demandez l'avis d'un professionnel de santé.

Voir la L-glutamine

Notre article sur la glutamine et la récupération musculaire détaille ce que montrent les essais chez le sportif.

Questions fréquentes

La glutamine est-elle dangereuse ?

Pas pour un adulte en bonne santé aux doses courantes, de 5 à 15 g par jour, selon les essais disponibles : ses effets indésirables, surtout digestifs, n'y sont pas plus fréquents que sous placebo. Le danger documenté concerne la réanimation à très forte dose et les maladies du foie ou des reins.

Quels sont les effets secondaires de la glutamine ?

Surtout des troubles digestifs légers : nausées, ballonnements, inconfort abdominal, plus probables à forte dose. Dans un essai de 8 semaines à 15 g par jour, ils touchaient 3,8 % des participants, autant que sous placebo. Quelques cas isolés d'atteinte des reins ou du foie ont été publiés, sans lien de cause à effet démontré.

Quelles sont les contre-indications de la glutamine ?

Sans avis médical : maladie des reins ou du foie, cirrhose, trouble du cycle de l'urée, cancer en traitement, épilepsie, trouble bipolaire, grossesse, allaitement, enfant, hospitalisation pour une maladie grave.

La glutamine favorise-t-elle le cancer ?

Les cellules tumorales consomment de la glutamine au laboratoire, mais une revue de 36 études cliniques chez des patients atteints de cancer ne retrouve pas, dans leur grande majorité, d'augmentation de la croissance tumorale. Dans un essai chez 86 patients sous chimiothérapie, la survie et la réponse au traitement ne différaient pas avec ou sans glutamine.

La glutamine est-elle mauvaise pour les reins ?

Aucun essai ne montre d'atteinte rénale chez la personne en bonne santé aux doses courantes. Un cas d'insuffisance rénale aiguë a été publié chez un patient prenant 18 g par jour, et en réanimation, selon une analyse exploratoire, le sur-risque de mortalité touchait surtout les patients dont les reins étaient déjà atteints. En cas de maladie rénale, avis médical obligatoire.

La glutamine est-elle dangereuse pour le foie ?

Chez la personne atteinte de cirrhose, oui : 20 g de glutamine font nettement monter l'ammoniaque sanguine, au point que ce test sert à dépister une encéphalopathie hépatique. Chez la personne en bonne santé, notre recherche n'a retrouvé qu'un cas publié d'hépatite aiguë, avec un lien jugé seulement possible. Une jaunisse impose d'arrêter et de consulter.

Pourquoi la glutamine a-t-elle augmenté la mortalité en réanimation ?

Dans l'essai REDOXS, 1 223 patients en défaillance de plusieurs organes recevaient environ 55 g de glutamine par jour pour 70 kilos, par perfusion et par sonde. La mortalité à 28 jours a été de 32,4 % contre 27,2 %. Selon une analyse exploratoire, le sur-risque se concentrait chez les patients ayant une atteinte rénale. Ce résultat ne se transpose pas directement à un complément de 5 g par jour chez une personne en bonne santé.

Quelle dose de glutamine par jour sans risque ?

Une revue de sécurité retient 14 g par jour comme le niveau d'apport jusqu'auquel l'absence d'effet indésirable est solidement documentée chez l'adulte en bonne santé (ce n'est pas un seuil de toxicité). La sécurité à long terme de prises très élevées, comme 40 g par jour, n'est pas établie.

Peut-on prendre de la glutamine enceinte ou en allaitant ?

Non, sans avis médical : aucun essai n'a évalué la glutamine en complément pendant la grossesse ou l'allaitement. En l'absence de données, l'abstention est la règle.

La glutamine fait-elle monter l'ammoniaque ?

Chez la personne en bonne santé, peu : les études de tolérance ne montrent pas de hausse notable de l'ammoniaque, même après 0,3 g par kilo en une prise. En cas de cirrhose, nettement : de 75 à 169 micromoles par litre une heure après 20 g dans une étude, contre 52 à 78 chez des témoins sains. Confusion ou somnolence inhabituelle imposent de consulter.

La glutamine a-t-elle des interactions avec des médicaments ?

Aucune étude d'interaction n'a été publiée. Par prudence, une personne sous lactulose pour une encéphalopathie hépatique, sous antiépileptiques ou sous tout autre traitement demande l'avis de son médecin.

Sources

Références de ce guide

Les études citées ci-dessous ont été identifiées via PubMed.

  1. Heyland D, Muscedere J, Wischmeyer PE, et al. Un essai randomisé de glutamine et d'antioxydants chez des patients en réanimation. The New England Journal of Medicine, 2013;368(16):1489-1497. DOI
  2. Zhou Q, Verne ML, Fields JZ, et al. Essai randomisé contre placebo de compléments de glutamine dans le syndrome de l'intestin irritable post-infectieux. Gut, 2019;68(6):996-1002. DOI
  3. Shao A, Hathcock JN. Évaluation du risque des acides aminés taurine, L-glutamine et L-arginine. Regulatory Toxicology and Pharmacology, 2008;50(3):376-399. DOI
  4. Ziegler TR, Benfell K, Smith RJ, et al. Sécurité et effets métaboliques de l'administration de L-glutamine chez l'humain. Journal of Parenteral and Enteral Nutrition, 1990;14(4 Suppl):137S-146S. DOI
  5. Lowe DK, Benfell K, Smith RJ, et al. Sécurité des solutions de nutrition parentérale enrichies en glutamine chez l'humain. The American Journal of Clinical Nutrition, 1990;52(6):1101-1106. DOI
  6. Holecek M. Effets secondaires d'une supplémentation prolongée en glutamine. Journal of Parenteral and Enteral Nutrition, 2013;37(5):607-616. DOI
  7. Holeček M. Effets secondaires des compléments d'acides aminés. Physiological Research, 2022;71(1):29-45. DOI
  8. Ogden HB, Fallowfield JL, Child RB, et al. Pas de bénéfice protecteur d'une faible dose aiguë de L-glutamine sur la perméabilité intestinale, les lésions épithéliales et la translocation bactérienne lors d'un stress thermique d'effort : essai randomisé croisé. Temperature, 2022;9(2):196-210. DOI
  9. Niihara Y, Miller ST, Kanter J, et al. Essai de phase 3 de la L-glutamine dans la drépanocytose. The New England Journal of Medicine, 2018;379(3):226-235. DOI
  10. Pugh JN, Sage S, Hutson M, et al. La supplémentation en glutamine réduit les marqueurs de perméabilité intestinale pendant la course à la chaleur, de façon dose-dépendante. European Journal of Applied Physiology, 2017;117(12):2569-2577. DOI
  11. Shuai T, Tian X, Xu LL, et al. La glutamine orale pourrait n'avoir aucun bénéfice clinique pour prévenir la mucite buccale radio-induite chez l'adulte atteint d'un cancer de la tête et du cou : méta-analyse d'essais randomisés. Frontiers in Nutrition, 2020;7:49. DOI
  12. Akobeng AK, Miller V, Stanton J, et al. Essai randomisé en double aveugle d'un régime polymérique enrichi en glutamine dans la maladie de Crohn active. Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, 2000;30(1):78-84. DOI
  13. Candow DG, Chilibeck PD, Burke DG, et al. Effet d'une supplémentation en glutamine associée à la musculation chez le jeune adulte. European Journal of Applied Physiology, 2001;86(2):142-149. DOI
  14. Ramezani Ahmadi A, Rayyani E, Bahreini M, Mansoori A. Effet de la supplémentation en glutamine sur la performance sportive, la composition corporelle et l'immunité : revue systématique et méta-analyse d'essais cliniques. Clinical Nutrition, 2019;38(3):1076-1091. DOI
  15. Heyland DK, Elke G, Cook D, et al. Glutamine et antioxydants chez le patient de réanimation : analyse post hoc d'un grand essai randomisé. Journal of Parenteral and Enteral Nutrition, 2015;39(4):401-409. DOI
  16. van Zanten AR, Sztark F, Kaisers UX, et al. Nutrition entérale hyperprotéinée enrichie en nutriments immunomodulateurs contre nutrition hyperprotéinée standard et infections nosocomiales en réanimation : essai clinique randomisé. JAMA, 2014;312(5):514-524. DOI
  17. Heyland DK, Wibbenmeyer L, Pollack J, et al. Un essai randomisé de glutamine entérale dans le traitement des brûlures. The New England Journal of Medicine, 2022;387(11):1001-1010. DOI
  18. Pimentel RFW, Fernandes SL. Effets de la glutamine parentérale chez les patients chirurgicaux en réanimation : revue systématique et méta-analyse. Nutrición Hospitalaria, 2020;34(3):616-621. DOI
  19. Bhoelan S, Kürül S, Krol CG, et al. Insuffisance rénale aiguë induite par la L-glutamine : une observation clinique. Nephron, 2025;150(1):47-51. DOI
  20. Ditisheim S, Giostra E, Burkhard PR, et al. Un test d'ammoniémie capillaire au lit du malade après charge en glutamine pour améliorer le diagnostic de l'encéphalopathie hépatique dans la cirrhose. BMC Gastroenterology, 2011;11:134. DOI
  21. Romero-Gómez M, Grande L, Camacho I. Valeur pronostique d'un test de charge orale en glutamine anormal chez les patients atteints d'encéphalopathie hépatique minime. Hepatology, 2004;39(4):939-943. DOI
  22. Cioccari L, Gautschi M, Etter R, et al. Nouvelles inquiétudes à propos de la glutamine : un cas d'encéphalopathie hyperammoniémique. Critical Care Medicine, 2015;43(10):e458-e460. DOI
  23. Hatami B, Saffaei A, Jamali F, Abbasinazari M. Hépatotoxicité induite par de la glutamine en poudre : il est temps de comprendre les effets secondaires des compléments de nutrition sportive. Gastroenterology and Hepatology from Bed to Bench, 2020;13(1):86-89. DOI
  24. Altman BJ, Stine ZE, Dang CV. De Krebs à la clinique : du métabolisme de la glutamine au traitement du cancer. Nature Reviews Cancer, 2016;16(10):619-634. DOI
  25. Kuhn KS, Muscaritoli M, Wischmeyer P, Stehle P. La glutamine, nutriment indispensable en oncologie : données expérimentales et cliniques. European Journal of Nutrition, 2010;49(4):197-210. DOI
  26. Wang WS, Lin JK, Lin TC, et al. La glutamine orale est efficace pour prévenir la neuropathie induite par l'oxaliplatine chez les patients atteints de cancer colorectal. The Oncologist, 2007;12(3):312-319. DOI
  27. Alsubaie HM, Alsini AY, Alsubaie KM, et al. La glutamine pour prévenir et atténuer la mucite buccale radio-induite dans le cancer épidermoïde de la tête et du cou : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés. Head & Neck, 2021;43(10):3199-3213. DOI
  28. Viana Veloso GG, Franco OH, Ruiter R, et al. Apport alimentaire initial en acide glutamique et risque de cancer colorectal : l'étude de Rotterdam. Cancer, 2016;122(6):899-907. DOI
  29. Mebane AH. L-glutamine et manie. The American Journal of Psychiatry, 1984;141(10):1302-1303. DOI
  30. Moe-Byrne T, Brown JV, McGuire W. Supplémentation en glutamine pour prévenir la morbidité et la mortalité chez le prématuré. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2016;4(4):CD001457. DOI

Pour aller plus loin

À propos de cet article. Rédigé par L'équipe Nutrition•pro à partir d'études identifiées via PubMed, référencées ci-dessus. Les équivalences de dose pour 70 kilos sont calculées par nos soins. Nous vendons la L-glutamine et le Probiomix présentés dans cet article, et nous rapportons les données telles qu'elles sont publiées, y compris celles qui appellent à la prudence. Découvrez notre méthodologie éditoriale.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Dernière mise à jour : octobre 2026.

Pas sûr de ce qu'il vous faut ?

2 minutes, des questions de praticien, et votre protocole personnalisé — aux dosages des études cliniques.

Faire mon bilan nutritionnel